L’EHPAD de Foucherans : une grève historique

À Foucherans, dans le Jura, une commune située près de Dole. Les aide-soignantes ont pris le chemin de la grève pendant 117 jours afin de contrer le manque d’effectifs, un salaire qui plafonne à 1 250 € par mois – primes comprises – et les conditions de travail incompatibles avec le respect dû à leurs patients.

Les aides-soignantes ont obtenu une prime de fin de grève de 450 euros nets, trois semaines de congés annuels pour cette année seulement.

Cette grève historique ne peut pas cacher le nombre de suicides dans une profession qui croule sous le poids des capitalistes, du coût du capital et du manque d’investissement.

Cette grève a démontré que les soignants n’étaient autres que des personnes faites pour produire du soin à la chaîne selon les capitalistes. Alors que la production de « soins » se fait contraire à toute la forme déontologique du diplôme, il convient que les capitalistes n’ont pas leur place dans les établissements de soin.

Anne-Sophie Pelletier, porte-parole des grévistes des Opalines s’exprime sur la fin de ce conflit


Interview Anne-Sophie Pelletier fin de grève Les Opalines

En attendant la plainte d’Adeline Chenon Ramlat

Le 04 juillet dernier, Adeline Chenon Ramlat écrivait à la société OVH pour se plaindre au près de l’hébergeur de l’article que j’avais publié le 20 mai 2017 sur le blog « Révolution et Libertés » 1)Pierre Le Bec, Qui est Adeline Chenon Ramlat, soutien de Bachar Al-Assad ?, Révolution et Libertés, 20 mai 2017. URL = http://revolutionetlibertes.fr/2017/05/20/adeline-chenon-ramlat-soutien-de-bachar-al-assad/ constituait une diffamation à sen encontre au sens de l’article 29 de Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

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References   [ + ]

1. Pierre Le Bec, Qui est Adeline Chenon Ramlat, soutien de Bachar Al-Assad ?, Révolution et Libertés, 20 mai 2017. URL = http://revolutionetlibertes.fr/2017/05/20/adeline-chenon-ramlat-soutien-de-bachar-al-assad/

Le sang de Caracas : le sang du capitalisme d’état

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Au Venezuela, les morts s’enchaînent dans une crise démocratique, économique et sociale. Derrière chaque personne décédée dans le cadre de l’opposition au pouvoir, se cache des tragédies non-visibles. Dans n’importe quel pays, on ne devrait pas mourir ou être blessé pour le droit de « manifester ». Le droit à la vie fait partie des droits élémentaires.

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Se positionner sur les frappes sans tomber dans le campisme

S’offusquer des frappes contre la Syrie peut paraître comme une approche simpliste du conflit, mais ne sert pas à grand chose. Refuser la guerre peut apparaître comme une solution tenable lorsque la guerre n’est pas en cours. Une guerre peut paraître multiple. Les lignes de confrontations ne se résument pas uniquement à deux camps. Le problème dans la guerre en Syrie, c’est que nous devons plutôt parler d’une guerre multiple avec différents fronts de confrontations et des alliances de circonstances.

Dans une guerre en cours, refuser de prendre position sous l’angle de la paix et de l’interventionnisme reste une position politique. Dans la guerre civile opposant Bachar Al-Assad aux «Démocrates Syriens», la non-prise de position équivaut à un soutien implicite à Bachar Al-Assad avec les conséquences qui en découlent.



On pourrait reprendre le slogan «Vos guerres, Nos Morts / Vos guerres, no more». Mais ce n’est pas notre guerre, il s’agit d’une guerre et d’un combat pour le droit à la démocratie, aux libertés individuelles, à l’autodétermination loin de la dictature héréditaire de la famille Assad. Les droits civiques traduisent l’aspiration des peuples vers la liberté. Aucune justification sur le terrorisme, ne peut justifier l’empêchement des peuples à l’accès de scrutin libre et de jouir des libertés individuelles et collectives.

Le régime Syrien suit d’une certaine manière la logique héréditaire de celui de la Corée du Nord. Les dissidents sont systématiquement emprisonnés ou exécutés sommairement au nom de la défense et de la sécurité de la Nation. Le «totalitarisme assadiste» se sert également des minorités religieuses pour assumer ses bombardements contre les Hôpitaux, les habitations ou même les convoies humanitaires. Or, rien ne peut justifier la guerre civile entre Bachar Al-Assad et l’opposition.



Dans le cadre présent, Bachar Al-Assad utilise des attaques chimiques contre les populations sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Que l’on soit claire, l’utilisation des armes chimiques – du lacrymogène au phosphore blanc en passant par le gaz sarin – doit être condamnée, peu importe que ces armes soient létales ou non. De Notre-Dame-Des-Landes au différentes régions de Syrie, les armes chimiques tuent. En France, elles commencent par tuer des animaux, en Syrie elles tuent des êtres humains et des enfants.

La riposte a été coordonnée avec les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni. La destruction des sites de fabrication et de stockage des armes chimiques peut effectivement être utile à la population syrienne.

La France intervient régulièrement en Syrie et en Irak contre Daesh. Autrement dit, dans une des phases des guerres en Syrie et Irak, la France est présente militairement.