Les islamo-baratineurs, le danger de la droite extrême et de l’extrême-droite

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Dans les réseaux de la droite radicale et extrême, la question de la “politique des faits divers” au lieu de faire “l’économie politique” reste tendancieuse pour ceux qui n’ont pas vraiment d’arguments, pas de programme et encore moins une notion de faire de la “Politique” au sens noble. La droite radicale que l’on devrait caractériser par “droite extrême” se transcrit par un mouvement clairement dangereux. Il y a une peur que la France se perde dans des valeurs dangereuses comme le fait que la gauche remettrait en cause la laïcité, l’universalisme ou encore la remise en cause du “Roman national”. À un moment donné, ce mouvement qui se garantie du choix de la “liberté” comme celle d’opinion, de pensée, de liberté d’expression se résume être un danger de fond.

Le fameux “Front Républicain” ne permet pas de garantir la “sauvegarde de la République”. Ainsi, il ne se passe pas une seule journée sans que les faussaires de l’identité républicaine ne viennent distiller leur poison dans l’espace public. Des troubles fondamentaux sont à l’ordre afin de faire vaciller la séparation des pouvoirs ou encore celui d’un gouvernement civil. À chaque fois qu’il y a une crise économique et sociétale de grande ampleur au sein des “démocraties modernes”, la tentation vers un “régime autoritaire” se fait clairement désirer par la bourgeoisie. Cette menace n’est plus à prendre à la légère. Le tournant que prend des régimes comme la Hongrie ou la Pologne doit nous soucier clairement de ce qu’il peut arriver en France. Si l’extrême-droite au niveau de son parti officiel a reculé dans les urnes, ses idées continuent de progresser. En effet, la “démocratie libérale” qui reste “l’alpha” et “l’oméga” en termes de vision démocratique. L’un des problèmes réside dans le fait qu’elle commence à vaciller dangereusement. Ainsi, la promotion du “libéralisme philosophique” demeure fondamentale afin de garantir les valeurs qu’elle engendre et de ne pas se retrouver à la tête d’un régime avec un “parti unique” où tous les autres partis politiques sont discriminés et criminalisés comme c’est le cas chez les amis d’Òrban. D’autant que le rejet de la pensée libérale au sens, stricto sensu, se transcrit également par une politique antisémite et antimusulmane, xénophobe, homophobes, etc.

Dès lors, la France pourrait bien devenir si la “fenêtre d’Overton” s’ouvrait d’un coup afin qu’elle se matérialise par la création d’un régime hybride. Nul ne peut douter que nous soyons face au pied du mur. Les uns sont les défenseurs des “libertés individuelles” (au-delà des libertés économiques et de la responsabilité individuelle) alors que les autres sont les défenseurs d’un régime “ultra-répressif” et “ultra-autoritaire” s’échafaudant au travers des différentes lois que les législateurs apparentés “libéraux” 1 et surtout “ultra-conservateurs”. Dans les faits, malgré un gouvernement qui se réclame du “libéralisme philosophique”, nous entrons progressivement dans une phase où le libéralisme économique tend à l’emporter sur le libéralisme philosophique. Dans ces conditions, la désintégration progressive du corpus républicain tend à transformer l’état de droit vers un état légal si cher aux adversaires de la République. Ce dernier fut théorisé par Charles Maurras. Cela en dit long de l’influence que l’extrême-droite peut avoir même au sein de ceux qui peuvent paraître “républicains” alors qu’ils ne le sont pas. Ainsi, qu’un ministre demande un coup d’état avec le soutien des policiers alors que celui-ci est un “supposé violeur” jusqu’à preuve du contraire, cela en dit long de l’ambiance qui règne à l’Elysée et à Matignon.

Toutes les conditions semblent réunies pour que nous assistions à un basculement vers un “monde différent” de “régime républicain”. Les lois constitutionnelles peuvent permettre de barrer la route à ce genre de mouvement. Pourtant, nous commençons à apercevoir d’une façon claire que les “lois constitutionnelles” dans l’état actuel de notre composition politique peuvent être votée d’une façon unanime par la majorité des “deux tiers” au Parlement de Versailles. Ainsi, la Constitution qui faisait barrage aux différentes lois peut basculer d’un jour à l’autre toujours dans la “Cinquième République”, mais dans une version totalement dépourvue de “l’esprit républicain”.

La France, ce n’est pas que “le pain, le vin et le Boursin“. On entend trop souvent la question de l’identité culturelle se traduire par la notion culinaire. Mais il y a aussi l’aspect d’une Histoire qui se confronte au “roman national”. Cela hérisse les poils aux traditionalistes de voir que la construction de leur vision historique s’avère être une “historiographie de la classe dominante”. Les jours peu glorieux sont mis sous le tapis et la réalité réside dans une vision totalement dévoyée. Pourtant, la République continue d’être réclamé par des personnes étant dans un “ésotérisme de la République”. La vision spirituelle s’inscrit dans le corpus de ceux qui ont brandi la IIIème République au moment de la défaite de Sedan et du massacre des communards. D’ailleurs, la “Commune de Paris” leur fait froid dans le dos, mais pas pour construire des Basiliques afin de rétablir l’ordre moral et de bannir l’esprit laïc. Dans les faits, les courants progressistes sont vus comme étant une émanation de “l’islamo-quelque-chose“. Il faut se rappeler que la raison était bien ancrée dans notre pays, bien avant que la grande mosquée de la ville de Paris soit élevée vers le ciel. On constate qu’il se creuse une lente scission au sein de la population sur la vision de la République. Je peux dire d’une certaine manière que les “islamo-baratineurs” n’ont que l’argument d’une organisation sociétale fondée sur la religion et l’appartenance à une religion comme ancrage de détermination de l’individu. De ce fait, il apparaît très étonnant que dans les circonstances que l’on connaît actuellement où les milliardaires financent l’extrême-droite, notamment à travers le focus médiatique ; les “républicains” dits de “droite” ne soient plus en mesure de réévaluer d’une quelconque manière leur façon de renouveler la “République”. Au contraire, ils sont la guillotine qui veut décapiter la République.

La menace pèse, ce n’est ni l’islamo-gauchisme, ni l’indigénisme et encore moins le décolonialisme, mais une “droite identitaire” à plusieurs têtes qui rêvent d’imposer son modèle de gouvernance par la peur et la terreur. Le concept d’une “France éternelle” qui se résume être un fiasco sur le plan des idées. Derrière les attaques contre “l’islamo-gauchisme” se trouvent en réalité une pensée totalement assumée qui fait figure avec celle des identitaires. Ainsi, n’est-ce pas Jacques Myard (maire LR, allié de Libres !) est allé voir Bachar Al-Assad … Un allié de taille pour le parti de Marine Le Pen, mais aussi celui de Pécresse … Au-delà d’être un boucher, il a préféré libérer les djihadistes et les islamistes que de soutenir une transformation vers une libéralisation de la société. Ainsi, Pécresse et Bardella sont les idiots utiles du djihadisme par association. Et cela n’a pas l’air de les déranger plus que cela. De telle sorte, ils peuvent vomir contre les progressistes, les musulmans (y compris les progressistes) et la République, ce sont toujours des idiots utiles de ce qu’ils dénoncent. 

Il semble rationnel de constater que le patrimoine culturel revendiqué permet de traduire l’ensemble de la dynamique de ces forces. Dans ce moment où l’extrême-droite tente de muscler son discours vers un bannissement de l’idéologie progressiste comme nous l’avons vu afin d’y installer un régime autoritaire clérical. Combien de personnalités de centre-droit, de droite radicale et d’extrême-droite sont prêts à renverser l’Historiographie de la République ? Combien de ces personnes sont prêts à venter les bienfaits du Bonapartisme et du Pétainisme ? Oui, il y a une alerte importante. Notre république est en danger par les islamo-baratineurs ! Oui, il faut en découdre avec les islamo-baratineurs par tous les moyens qui veulent en finir avec le pluralisme et souhaitent imposer une dictature militaire dans le sang. Oui, l’antifascisme est la seule solution face à ces courants venant des égouts de l’extrême-droite.

Dans la nuit obscure, le soleil finit toujours par se lever

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Dans la nuit obscure et fraîche de ce début d’été, l’espoir d’une partie de la population s’en va dans les idées libertariennes de la droite radicalisées et anti-laïque et hayékienne d’une extrême-droite banalisée. Vous croyez un instant que le parti “Libre !” de Pécresse défend la liberté ? Elle ne défend que la liberté d’exploitation et la défense des moyens de protection. Il s’agit d’un parti libertarien au sens assez typique : promouvoir les libertés économiques pour être soluble comme nous l’ont montré les différents courants ultralibéraux chez nos voisins outre-Atlantique. En effet, Pécresse peut se prétendre républicaine dans un premier temps. Pourtant dans un second temps, il existe manifestement une convergence avec l’idéal de Trump tout comme celui d’un libéralisme hors de contrôle supplanté d’un régime illibéral. Autant dire que derrière Pécresse se cache les pires réactions, mais elle est également soutenue par les néosocialistes (c’est-à-dire des néofascistes) comme Manuel Valls ou encore Jean-Paul Huchon.

Par contre, il n’y a guère de mots de la part de ces “progressistes d’opérettes” qui n’hésitent plus à passer d’une manière ou d’une autre par condamner la liste complotiste comme “France Démocratie Directe”. Sous cette dernière, se trouvait le “magma” de Réinfo-Covid. Autant dire qu’un positionnement tout droit vers la science et la rigueur scientifique autant dans l’analyse des sciences dures que de celle des sciences sociales commence clairement par mettre un frein. Le problème réside dans le fait que les “progressistes d’opérettes” n’hésitent plus un seul instant à s’ancrer dans ce que l’on pourrait appeler comme d’une vision qui se perd dans l’obscurantiste.

Il faut dire que Pécresse a fait une campagne au vitriol à défaut de mettre en avant une de ses propositions … Cela laisse songeur : elle n’a aucun programme hormis la délégation de service public afin de supprimer l’ensemble du réseau de transports publics dans sa région. La personne qui défend le diesel et la pollution comme Trump se targue d’un bon bilan. Or, son bilan est réalisé sur le sang des morts du Coronavirus. Ce que peut faire Pécresse en période de crise s’inscrit dans cette logique que son “capitalisme” est totalement noyée dans le sang et n’a pas pour preuve de faire dans la charité chrétienne. Au contraire, nous sommes clairement dans la pensée que le marché peut tout réaliser. Le poison de la droite libertarienne et obscurantiste qui se veut être un barrage contre le Rassemblement National n’est dans les faits qu’un allié. Bardella et Pécresse sont les deux faces d’une même pièce à savoir : une même idéologie et une même doctrine. De ce fait, ceux qui voteront Pécresse ou Bardella sont les mêmes qui voteront pour les coupes budgétaires. Puis il faut rappeler que les deux partis sont l’ami de Bachar Al-Assad et de Vladimir Poutine tout comme des dictateurs.

Quant à Bardella qui accusait Pécresse d’islamo-droitiste a sur sa tête de liste en PACA, un partisan du mouvement islamiste pan-turc et proche de Daesh. Oui, voter pour Thierry Mariani, c’est soutenir Daesh et les loups gris. C’est également promouvoir le négationnisme arménien et la guerre entre les peuples en promouvant des régimes comme l’Azerbaïdjan. Finalement, Thierry Mariani est une liste “islamo-droitiste” au sein de la région PACA. Autrement dit le débat pour les présidentielles au sein du Rassemblement National s’annonce houleux. Les partisans de l’OAS sont devenus les partisans des frères musulmans et de ses organisations terroristes. Ce n’est pas pour rien que je parle depuis des années : le Front National devenu Rassemblement National est un mouvement “daesho-lepéniste”. Ils pourront me faire des procès en suspens. Mais dans les faits, tout indique qu’il y a une convergence.

Dans ces conditions, tout semble miser sur le fait que les libéraux peu importe leur cheptel se battent pour une société clairement plus dure, mais aussi plus privatisé afin de réaliser des fuites budgétaires de structure et faire privatiser, puis libéraliser les différents services publics avant de les mettre en concurrence les uns avec les autres. Dans ces conditions, il apparaît qu’au détour d’un virage que l’on ne saurait pas désirer tend à se mettre en place afin de créer un vol de charognards au-dessus de nos vies. Notre autonomie et notre indépendance en sont bien les résultantes. Pour cacher les politiques d’austérité réalisés en période de crise sanitaire, les thématiques de l’islam politique et de la sécurité sont mises en place alors qu’ils ne veulent que lâcher l’essaim de corbeaux sur les plus démunis afin de réaliser une région de combat contre les faibles et faible contre les forts.

Un matin, nous nous lèverons et cela ne sera plus qu’un cauchemar. La vision qui tend à se montrer comme clairement dangereuse nous rappelle que les régimes tyranniques finissent toujours par tomber. Ainsi, je sais que la droite extrême et l’extrême-droite partage en eux-mêmes les projets les plus ambitieux du capitalisme débridé ultralibéral. Il se crée une alternative dans la construction de notre modèle et de la défense de nos valeurs progressistes. L’œil se met un seul instant sur des dossiers houleux afin que nous perdions notre temps comme sur le sujet de l’islam et de la sécurité alors que la principale discussion devrait être la “macroéconomie”. Il convient pour les forces progressistes de s’accrocher à une autre ambition, mais aussi à construire le monde de demain. Les alternatives existent déjà au niveau local afin que nous enclenchions une véritable révolution capable de remettre le drapeau rouge au sein d’une “République sociale” et “solidaire”. Il faut dire également que nous sommes dans une période charnière au lendemain de la crise sanitaire (et faisons en sorte qu’il ne puisse exister une quatrième vague). En attendant, j’aimerais être un optimisme, mais la région va basculer d’un moment à un autre sous un rideau de fumée à l’épaisseur de cette campagne nauséabonde.

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