Une révolution communarde pour une République fédérale

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Nul ne peut douter que je sois foncièrement fédéraliste et opposé au règne d’un jacobinisme ultracentralisateur. Dans les conditions, il s’avère fondamentalement que je ne perçois pas la vision de notre société s’inscrivant dans un État unitaire. En effet, la démocratie de demain devra créer davantage d’autonomie pour les régions, les départements et les communes surtout qui sont l’unité fondamentale de la démocratie. Les élections par le système représentatif ont atteint leurs limites. Le Parlement bicaméral en France s’inscrit dans une situation particulièrement antagoniste à la vision jacobine. D’un côté, l’Assemblée Nationale représente les citoyens en âge de voter alors que le Sénat représente les élus. Ainsi, nous avons un Parlement sous une forme fédérale dans un État unitaire. La vision logique voudrait que nous en terminions avec la “république une et indivisible” afin de la morceler en différentes fédérations sous la forme d’un régionalisme.

Le fédéralisme est souvent mis à l’écart en raison de la volonté de faire régner la pensée unique alors que le droit s’est clairement décentralisé au fur et à mesure des gouvernements successifs. La position fédérale inaboutie pendant la révolution de 1789 laisse en elle tout de même un idéal et une grande richesse en termes de démocratie. En effet, le “roman national” hérité de la troisième république voudrait nous faire croire que nous sommes dans un pays où la langue a toujours été le “Français” dans toutes les régions. Dans les faits, il s’agit de l’école jacobine qui a obligé et soumis des pans entiers de certaines régions à se déculturaliser au profit de l’État central. Dans ces conditions, il s’avère que l’effacement culturel comme en Bretagne s’avère être le fruit d’une identité chimique afin de recréer une Histoire entièrement artificielle. L’éloge de la République saurait se traduire dans les faits par la réalité qui la rattrape : les mouvements ouvriers et prolétaires y ont fait face. La plus grande expérience fédéraliste en France, reste celle du mouvement communard de 1871. Le rêve d’en finir avec la IIIe République de ceux qui ont travaillé pour Napoléon III s’inscrivait dans l’accomplissement d’un autre idéal Républicain. Nous entendons souvent de la part des bourgeois que nous serions antirépublicains et que nous présenterions une menace pour la société.

La question des débats dans le fait de fonder un État moderne s’inscrit en particulier dans le soubassement vis-à-vis de la République. Dès lors, il convient de structurer différemment notre République afin qu’elle prenne en compte les ambitions du “monde d’après”. Dans un contexte où les arrivistes et les féodaux deviennent majoritaires, la volonté de faire main basse sur la République devient omniprésente. Il ne suffit pas de se réclamer “républicain” pour être “républicain”. La République est une philosophie et un mode de vie. Dans le cadre présent, la “République” que je défends est clairement plurielle avec des valeurs larges. Ainsi, une constitution fédérale n’empêche pas des constitutions fédérées en accord avec la constitution. Cela permettra entre autres de créer un “Cour Constitutionnelle” avec des juges et non des personnalités politiques. Dans ce sens, certaines valeurs n’ont pas à être négocié comme la devise de la République, la laïcité qui implique l’abrogation du Concordat en Alsace-Moselle, etc. Cette position s’inscrit naturellement dans un virage progressiste de fond. N’est-ce pas d’ailleurs une ironie que tous les partis, syndicats et grandes associations ont un modèle fédéral ou confédéral alors que la nation est “unitaire”. Ainsi, il convient d’emboîter le pas sur le modèle réalisé au niveau de la vie sociale afin d’octroyer davantage de libertés individuelles. Dans le tournant actuel, le renforcement de l’État unitaire se solde par une vision de plus en plus autoritaire et liberticide.

Il convient de refaire un rêve que je fais régulièrement qui s’inscrit dans des valeurs diamétralement opposées à celle de la République de 1958. En effet, la position de la République “une et indivisible” relève d’une phase historique précise de l’Histoire. Aujourd’hui, il convient de voir la réalité dans les différents éléments de l’époque moderne. L’autonomisation vers un fédéralisme étatique ne serait que le premier pas vers un fédéralisme intégral. En effet, le rêve d’une vision libertaire du fédéralisme comment par le fait de démanteler l’État unitaire au profit des régions, puis des départements. Nous vivons une époque historique particulière. Elle est cruciale dans le développement de nos territoires, mais aussi dans le fait de voir que nous pouvons construire une véritable alternative au jacobinisme. Ce dernier étant repris par les “Versaillais” au sens de l’opposition de la Commune de Paris. L’une des mesures phares serait de déplacer le Congrès de Versailles au sein de la capitale parisienne afin que le sang des communards ne soit pas tombé pour rien. Mais aussi, on constate qu’il y a manifestement une vision qui se solde progressivement par une vision largement “libertaire” dans le projet que je soutiens qui se situe très loin de la centralisation. En effet, la libre-association des régions entre elles s’inscrirait dans le fait de reprendre le pouvoir démocratique que les bourgeois nous ont confisqué en 1789, 1848 et 1871.

La France centraliste est aussi une façon de dominer la liberté individuelle par différentes questions. Toutefois, le système fédéral que je défends s’inscrit dans un cadre bien plus large puisqu’il s’agit dans les faits de fonder une République Fédérale d’Europe avec les valeurs universalistes. En effet, le fédéralisme au sein d’un État serait que superficiel. Dès lors, il convient de converger vers les partisans du modèle Républicain et Fédéral au sein de l’Union Européenne afin de faire tomber toutes les couronnes, mais aussi de s’intégrer le fédéralisme comme des valeurs fondamentales. En effet, le projet d’une Union Européenne fédérale sans des fédérations ne pourrait pas tenir dans le temps. En effet, le fédéralisme européen a besoin d’avoir son propre modèle avec des règles communes afin d’éviter une telle division comme c’est le cas, mais aussi de démocratiser de fond en comble l’Union Européenne. Aujourd’hui, le Parlement Européen n’a que très peu de pouvoir sur la commission européenne puisqu’elle fait la pluie et le beau temps. Pire, la Commission Européenne représente tous les gouvernements alors qu’elle n’a pas le mandat de ces derniers. Ainsi, il convient de transformer la Commission Européenne par un gouvernement fédéral et les députés européens par des législateurs. Il doit pouvoir avoir le moyen de faire censurer le Premier ministre fédéral. Toutefois je pense que sur la question de la présidence, il convient de créer un véritable statut représentant l’ensemble de l’Union Européenne. Hélas, avec le repli nationaliste, tout cela n’est qu’un projet utopique à dix mille lieux du néoconservatisme et illibéralisme progressant partout au sein de l’Union Européenne sans que cette dernière puisse avoir le dernier mot. En effet, les sanctions sont très rares afin de ne pas froisser les États membres même lorsque ces derniers ont pris un virage antidémocratique comme en Hongrie ou en Pologne.

La question du Brexit m’a foncièrement marqué et je vois cela comme un repli souverainiste et identitaire accentué d’un certain nombre d’obscurantismes et de fausses-informations. Aujourd’hui, le Royaume-Uni est dans une position isolationniste. Certains partis au sein de l’Union Européenne proposent de sortir de cette dernière. Dans tous les cas, nous le voyons très bien que le Brexit est une catastrophe à court et moyen terme sans parler du long-terme. Le “réveil des nations” n’est en réalité qu’une supercherie intellectuelle. Il n’a aucun objectif louable si ce n’est d’appauvrir durablement les travailleurs à travers une inflation hors de contrôle en lien avec la volatilité de la monnaie tout comme celui d’un ultralibéralisme divisant encore plus la nation afin de faire régner la haine et la peur. En opposition à cela, il y a naturellement le souverainisme de l’Union Européenne. Toutefois, l’Union Européenne actuelle a une politique assez dramatique en termes de valeurs qu’elle dégage. La question d’en finir avec “l’Europe Forteresse” devient fondamentalement nécessaire afin de casser les barbelés à ses frontières et faire régner un “véritable monde libre”. Le repli de l’Union Européenne sur elle-même au travers des présidences successives de la Commission Européenne fait de moins en moins rêver. Il convient de créer à nouveau le rêve européen.

Je n’ai peut-être la même philosophie que Robespierre sur l’aspect de l’organisation de l’État, mais je suis un républicain convaincu et progressiste. Les partisans tentent de nous faire passer pour des partisans de la monarchie et des idées féodaux. Or, nos voisins outre-Atlantique ont démontré très tôt qu’il était possible de faire régner les Lumières, le progrès, la démocratie tout en fondant une République fédérale. Bien sûr que la démocratie en Amérique résulte du fruit d’une longue colonisation des peuples indigènes, il ne faut en aucun cas nier le fait que l’expansion américaine résultait dans les faits d’un impérialisme sanglant avec des guerres en vue de réduire les indigènes et de les chasser de leurs terres natales. La vision que porte Tocqueville sur “la démocratie en Amérique” s’inscrit dans les faits d’une vision ethnocentrée. Après des massacres sans nom au nom de certaines valeurs en opposition avec le véritable progrès, la constitution américaine est toujours un fédérale depuis près de trois siècles malgré de nombreux amendements apportés à la constitution.

L’autoroute dictatoriale de Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin en tant que ministère de l’Intérieur défend bec et ongles la “police nationale”. Dans les propos d’Audrey Pulvar qui jugeait la manifestation des corporations policières de “glaçante”. En effet, la populace en képi réclamait la fin de la constitution, la fin de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux. Autrement dit, il est allé soutenir une manifestation prônant clairement la dictature. Dans un pays ayant le mal démocratique où les actions brutales de la police et de la gendarmerie nationale sont décriées. On a même vu le retour sous la présidence d’Emmanuel Macron de la restauration des Voltigeurs sous le nom de BRAV. Ces derniers avaient assassiné Malik Oussékine en le passant à tabac. Il s’inscrit dans la lignée de Charles Pasqua. Une vraie brute à l’image des “antirépublicains” qu’il prétend défendre, mais c’est la République qu’il mollarde tous les jours.

Défendre la République, c’est défendre la séparation des pouvoirs comme le suggère l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : “Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution”. Cela permet de glacer encore plus le sang. La dernière fois que la séparation des pouvoirs a été abrogée, c’était l’Etat Français sous Pétain. C’est aussi que la République fut abolie pour un pouvoir despotique aux mains de l’extrême-droite collaborant les nazis. Audrey Pulvar a eu raison de monter au créneau tant bien que nous ne sommes pas sur la même liste politique et que nous ne défendons pas le programme. Toutefois, la position républicaine tend à soutenir les personnes qui sont attaquées par l’extrême-droite et à faire bloc contre cette dernière.

Le “premier flic de France” a par ailleurs annoncé déposer plainte au nom du “ministère de l’intérieur“. Cette instrumentalisation de la “justice” se base sur une vision très claire qu’il a vis-à-vis des “forces armées de l’Etat”. Raciste, homophobe et antisémite, son rapprochement avec les “factieux” d’extrême-droite s’inscrit dans le fait de battre la campagne électorale. Ces méthodes faisant parler de sa “majorité” et non du programme qu’il défend tend à sacraliser à l’action de la Justice comme un moyen pour faire “taire” ses opposants, mais aussi de mettre le focus médiatique sur sa personne. Il faut dire que près 88% de personnes selon un sondage estiment que la sécurité sera importante pour les élections de 2022. Ainsi, Darmanin se présente comme une figure autoritaire marchant dans les pas de Marine Le Pen. N’est-ce pas ce dernier qui avait jugé le programme lepéniste comme trop mou vis-à-vis de “l’islam politique” ?

Gérald Darmanin, le sait très bien que la “manipulation des foules” s’inscrit dans son ADN politique. Dès lors, on peut voir que sa ligne “Sarkozyste” s’inscrit dans la “tolérance zéro” sauf lorsqu’il s’agit de soutenir son ami et ancien président de la République. Toutefois, Gérald Darmanin a fait campagne sur la manifestation pour tous et a réitéré de nombreux de propos homophobes tout comme la théorie du genre de l’antisémite Farida Belghoud. Il a d’ailleurs signé un livre antisémite dans la lignée de son adhésion à l’Action Française dans sa jeunesse. Pire, le ministre est accusé de viol avec abus de faiblesse sur des femmes en demande d’aides : l’une concernant le logement, l’autre concernant l’aide juridictionnelle. Dans ces conditions, sa présence en tant que ministre de l’Intérieur se résumait avant ses différentes déclarations et prises de positions comme un entrisme de “l’extrême-droite” dans une majorité qui se prononce de “centre-droit”. Ainsi, sous les 50 nuances de sécurité qu’il défend, cela ne concerne pas l’antisémitisme, l’homophobie, les violences contre les femmes, la lutte contre la corruption, etc.

Face à cette dérive politique d’une majorité en roue libre sur les plates-bandes de l’extrême-droite. Volt propose une véritable alternative face à la réaction omniprésente au sein de la majorité et des courants situés à sa droite.

Trafic de drogue, un business juteux contre les libertés individuelles

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La drogue, je pourrais en parler pendant des heures au vu de mon passé. Toutefois, je ne suis pas là pour mettre en avant mon expérience qui relèverait d’un témoignage anecdotique. Mais je peux tout de même m’en servir pour apercevoir que les dépendants ne sommes que la chair à canon en ce qu’il concerne les politiques publiques visant la maladie de la dépendance reconnue par l’OMS.

Dans ces conditions, le virage sécuritaire orchestré par l’extrême-droite au pouvoir tend à creuser un véritable fossé entre le fait de sortir des individus de la “consommation active” et celui de réaliser une “politique du chiffre”. Sarkozyste assumé et proche de Marine Le Pen, le “premier flic de France” le sait très bien qu’il a une carte à jouer s’il veut que son “employeur” à savoir officiellement Jean Castex et officieusement Emmanuel Macron. En effet, il fait tout pour que le président de la République soit réélu à travers les votes du Rassemblement National. Les passerelles entre les différentes droites sont très étroites. 

Ainsi, le trafic de drogue est devenu une vision très exacerbée pour la campagne présidentielle de 2022. Il semble nécessaire pour les différents partis politiques de jouer la carte “sécuritaire”. En effet, la question du “sentiment d’insécurité” se reflète dans les chiffres comme une fiction. Plus les lois durcissent l’autoritarisme, plus le “sentiment d’insécurité” augmente. Autrement dit, il s’agit d’une association psychique dans une réalité s’enracinant dans l’émotionnel. La volonté est de réduire la délinquance, mais les politiciens préfèrent jouer la “carte de la peur”. En effrayant le lumpenprolétariat, il joue très clairement sur un tableau en pointant des jours meilleurs, mais dans les faits ce qu’ils mettent en avant n’est qu’une partie entre autres de jours particulièrement obscurs emportant la République. En effet, lorsque Darmanin préfère la position du “boucher-charcutier” de Tourcoing que les statistiques de l’INSEE, on peut clairement se demander que la vision qu’il s’en dégage ne soit qu’un ramassis de populo-démagogisme. En rien, cette vision clairement obscurantiste s’alliant avec la beaufitude démontre très clairement sa volonté en matière d’appel au rationalisme et au matérialisme. De ce fait, nous sommes dans une ère où le “roman national” sera toujours préférable aux analyses scientifiques et fondées.

Ainsi, les malades sont persécutés par le pouvoir en place faute d’une véritable politique en matière d’endiguement de la toxicomanie. La criminalisation du malade se réalise d’une façon totalement éhontée par les pouvoirs qui se succèdent les uns après les autres. Autrement dit la politique de prévention et d’endiguement du phénomène qui touche de plus en plus de citoyens tend à se concrétiser par une vision morbide et délétère. De telle manière, il convient de souligner que le fait de créer des amendes pour les consommateurs de cannabis par exemple s’inscrit dans une vision visant d’une part à renflouer les caisses de l’Etat, mais surtout surfant sur la “peur”. Or, la maladie de la dépendance touche sans prévenir et tout le monde peut y être victime. Les cures sont tellement faibles et les services d’addictologie en manque de moyens que je me demande si finalement, il ne serait pas souhaitable pour le pouvoir que les dépendants restent dans le jeu fantasmé actuel par l’opinion néoconservatrice et néofasciste : les malades financeraient le terrorisme. Ainsi, les rationalistes (dont le gouvernement n’en fait pas parti) suggèrent très clairement qu’une véritable politique de lutte contre le “cartel des drogues” passe entre autres par une véritable politique active afin d’arracher les dépendants de la “consommation active” par tous les moyens nécessaires quitte à mettre des milliards sur la table.

Nonobstant cette vision, la “drogue est devenu l’opium du peuple”. Dans ces conditions présentes, le gramme de cocaïne sera plus ou moins équivalent à celui du gramme de cannabis dans les vingt ans qui vont venir avec des centaines de milliers de malades supplémentaires sur des produits clairement plus addictogènes. Ainsi, le “premier flic de France” le sait très bien qu’il élabore un programme au service d’une idéologie la mortifère possible. Le gouvernement a besoin d’utiliser les malades comme des délinquants afin de réduire les libertés individuelles. Cette vision se traduit également par une vision tendant à long terme de marcher sur les plates-bandes d’un certain totalitarisme. Le néofascisme porte en lui le programme le plus liberticide que le monde ait connu. Ainsi, pour Darmanin et sa clique, il ne s’agit pas de sauver des personnes de l’enfer de la drogue, mais de s’en servir comme des alibis pour durcir les règles sécuritaires. Autrement dit, les malades servent en tout lieu à sa politique dévastatrice et criminel.

Vous vous demandez comment enrayer le “cartel des drogues” au travers d’une politique alternative. Je le conçois que cette question mérite à elle seule un article sur lequel je reviendrai en détail. En effet, la question d’une véritable politique visant à “réguler” entre autres le marché de la drogue légale (au travers des médicaments) et illégale (au travers des substances non-médicamenteuses). Cela permettrait de créer de recettes au niveau de l’Etat afin de les orienter en matière de soins vis-à-vis des dépendants. Mais cela suggère de changer de paradigme et de s’ancrer dans un véritable virage progressiste.

Pourtant, il convient pour eux de céder au chant des sirènes et de “tout répressif”. Or, nous le savons très bien où mène cette politique : vers une dictature policière. Aux Philippines, tout comme au Brésil sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, les néoconservateurs (comme Darmanin et sa clique) ont fait le choix d’une politique sanglante. Cela ne fait en rien reculer le “crime organisé”, mais cela crée des milliers de morts. Une politique sanglante s’installe dans ces pays où le “droit à la vie” est tout simplement éradiquer au nom des valeurs néofascistes. Que réclame les syndicats, dont Darmanin a ouvertement soutenu les différentes revendications ? La fin de l’Etat de droit avec l’instauration d’une dictature sanglante. De facto, nous sommes face à une “milice nationale” qui n’a en aucun intérêt à s’intéresser aux différentes valeurs du progrès que nous mettons en place. Au contraire, le fait de faire reculer la toxicomanie signifierait un recul très drastique de l’importance des “mercenaires du capital”. Autrement dit, pour faire baisser les effectifs de la police et gendarmerie nationale ce qu’il se traduit par une baisse évidente des bavures et des assassinats, une politique mettant fin à la prohibition devient nécessaire.

En ce qu’il concerne le rôle de l’Etat de sauver les dépendants d’un trafic qui n’est autre que des entreprises du côté de l’ombre du capitalisme. Le même capitalisme défendu par les tenants du pouvoir fait froid dans le dos puisqu’il agite une concurrence sans limite et sans règle entre les différentes entreprises et multinationales illégales. Les thèses d’Hayek, de Friedman and co sont mises en application, une façon de faire rougir le pouvoir qui y voit une concurrence déloyale face à la politique néolibérale qu’ils souhaitent mettre en place.

Le “violeur présumé” Gérald Darmanin pense uniquement au durcissement des différentes lois concernant la prohibition de la drogue au détriment des toxicomanes et des dépendants. Il faut dire qu’il est allé manifester contre les lois de la république, contre la constitution et contre l’Etat de droit.

Ma candidature pour Volt

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Je défends un modèle clairement communiste. Je ne doute pas un seul instant que mon positionnement très radical subira de nombreuses critiques quant à la défense d’autres valeurs : le progrès. Dans une vision très eurosceptique voire europhobe qui souffle sur une partie de l’Europe avec la montée des nationalismes, je ne pense pas que les valeurs d’un antifascisme petit-bourgeois notamment au travers de certains spécialistes de l’extrême-droite ne permettent entre autres de déconstruire le discours néofasciste. Ainsi, il semble nécessaire de s’opposer frontalement à cette politique en renouant avec les principes de la fraternité à travers les peuples. L’avantage réside dans le fait que Volt n’est pas un parti national, mais un parti trans-national pan-européen.  On critiquera sans doute le fait qu’il soit clairement eurocentré.

Toutefois, l’aventure Volt se traduit nécessairement par une volonté de rupture au sein du communisme que je défends. En effet, je défends un communisme européiste aux antipodes d’un communisme europhobe comme nous pouvons le retrouver au sein du PRCF et de toutes les cliques staliniennes. L’aventure d’un autre monde tournera sous le prétexte pour dépasser la nation afin de créer une force commune et souhaitable. Karl Marx disait que “les ouvriers n’ont pas de patrie” dans son manifeste de 1847. Dans ces conditions, il convient dès lors aux ouvriers de s’affranchir de toutes notions de nation afin de se centrer vers un continent et plus largement à l’échelle mondiale. Les ponts entre les différents ouvriers de tous les pays se traduisent dans les faits par une volonté de s’affranchir des chaînes du capitalisme, mais plus largement de la reconquête des libertés collectives et individuelles. Dans ce sens, il semble nécessaire de construire un véritable Parti Ouvrier Européen. Cela causera certainement des divisions au sein du mouvement ouvrier franchouillard biberonné au poison du patriotisme et de l’autoritarisme.

Les conditions sont réunies pour que le lumpenprolétariat se traduit également par une vision foncièrement réactionnaire allant aux antipodes des revendications ouvrières. Cela permet entre autres à la société d’avancer tout en regardant dans le rétroviseur notamment en ce qu’il concerne la montée des nationalismes et du patriotisme. Les querelles identitaires qui agitent l’ensemble de l’Union Européenne se traduisent également dans les faits par une vision de vouloir en découdre du véritable projet authentique européen à dix mille lieux de la soupe néoconservatrice que l’on distribue à chaque élection afin de soumettre et rendre dociles les ouvriers du secondaire et du tertiaire.

La division des travailleurs selon leurs différentes nationalités ne peut qu’accentuer le sentiment d’un scepticisme vis-à-vis de l’Europe. “Les mauvais jours finiront” répètent en cœur l’ensemble des “prols” de l’Union Européenne, mais plus largement de tous les pays. Nous sommes au bord d’une fracture de générations. Alors que “le monde violent” du néolibéralisme et de l’ultralibéralisme pousse sans cesse vers les bras armés du néofascisme, il convient d’enclencher une véritable riposte à l’échelle européenne.

Il s’agit d’une mesure drastique visant à faire face à la montée d’un courant engageant le “Frexit”, c’est-à-dire la sortir de la France de l’Union Européenne comme il peut être défendu au sein des partis de la gauche radicale, mais aussi au sein de l’extrême-droite. Le Brexit a été un cataclysme pour l’ensemble des citoyens européens voyant que le projet européen pouvait subir de nombreuses foudres au nom de différents arguments dangereux. Bien que l’Union Européenne ne soit pas forcément le havre de paix tant voulu par les travailleurs puisque la Commission Européenne pratique une “guerre de classes” sans merci contre les “prols“. Il convient de faire pression à l’échelle européenne afin de réorienter la Commission Européenne vers un autre projet de fond. Sans lequel, l’Union Européenne deviendra une Union Européenne compatible avec les différents nationalistes et ultralibéraux. Dès lors, nous assisterons inlassablement au déclin de l’Union Européenne tout comme du grand projet de créer un “Europe Fédérale”. Évidemment, je me positionne nécessairement dans le “fédéralisme intégral” tout comme une “République fédérale” et “communarde”.

Le fait que la Commission Européenne marche dans les pas de Thatcher, d’Hayek et d’un certain Trump souligne davantage le tournant néoconservateur et profondément réactionnaire d’une Europe au profit des bourgeois, des actionnaires et des patrons. Dans ce sens, rien de progressiste ne peut émaner d’une alliance entre les différentes droites. Au contraire, une forte disparité s’inscrit dans “une nuée ardente”. L’objectif inavoué reste dans le fait de créer un véritable paradis fiscal avec les plus sceptiques de l’Union Européenne. Autrement dit, le gratin obscurantiste semble s’emparer de cette question afin de faire de l’Union Européenne, non pas un “havre de paix”, mais une “guerre contre les classes populaires”. Je le racontais dans un précédent article. Il y a au sein de l’Union Européenne une peur fantasmagorique du “péril rouge“. Bien que je ne soutienne pas une liste avec l’étiquette communiste au sein de Volt France. Il me semblait tout de même nécessaire pour soutenir un “projet révolutionnaire” garantissant un véritable “havre de paix” vis-à-vis des classes populaires et laborieuses.

L’Île-de-France, une région fondamentale au sein de l’Union Européenne a besoin d’un véritable projet qui ne soit pas orientée vers différentes cliques opportunistes afin de reprendre la chanson de Jacques Dutronc. Dans ce sens, il fallait une véritable rupture avec les dogmes poussiéreux d’une région dirigée par l’austérité, le financiarisme et le clientélisme nauséabond. La majorité sortante n’a pas de programme pour notre grande région. Dans ce contexte, il semblait nécessaire d’apporter une pierre d’édifice afin de démolir le mur du “vieux monde”. J’aspire à une grande Europe fédératrice avec un véritable projet proche de ses concitoyens et non une Europe destructrice s’alliant avec les pires partis politiques afin d’imposer au fer blanc des politiques foncièrement ancré dans un autre temps. L’avenir appartient à cette “nouvelle génération” de citoyens solidement ancré dans la défense des libertés publiques. Dans ce sens, il convient de reconstruire les anciens débris que nous a laissé l’Île-de-France sous la mandature précédente afin d’orienter vers un autre projet.

Les élections régionales dans la tourmente anticommunisme

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La droite se sent pousser des ailes dans les territoires où elle a la présidence des régions. Il y a comme un parfum d’anticommunisme dans le ciel gris français. On se demande les circonstances qui pousseront une telle déferlante sur le mouvement progressiste. D’ores et déjà, l’Île-de-France qui s’incarne dans une des mégalopoles importantes au sein de l’Europe attire tous les regards. En effet, le basculement d’une droite obscurantiste ayant fricoté avec les partisans de l’UOIF durant l’opposition à la “Loi Taubira” sur “le mariage pour tous” incarne cette dichotomie et son incapacité à avoir une base idéologique solide. Autrement dit, c’est clairement la bérézina chez les partisans de l’ordre bourgeois. À défaut de débattre sur des bases de programme, ils cherchent sans cesse la polémique stérile identitaire et raciste. Ainsi, la division permet entre autres d’avancer des pions, mais aussi de faire le lit du Rassemblement National.

Affiche anticommuniste à l’époque du Front populaire, 1936

La bourgeoisie enclenche une certaine tactique bien connue. Devra-t-on se laisser intimider par ces personnes en “col blanc” qu’il soit des partisans de Valérie Pécresse, d’Emmanuel Macron, de Xavier Bertrand ou de Marine Le Pen, tous ont un point en commun. Ils soutiennent dans les faits un vaste camp orienté vers des politiques scélérates visant à durcir la répression, supprimer toutes les libertés individuelles et collectives afin d’enclencher le processus vers un totalitarisme néolibéral. La différence entre le libéralisme et le néolibéralisme, l’un soutient la démocratie, l’autre ne se sert que de la démocratie comme un outil de domination. Ainsi, la “révolution” d’Emmanuel Macron accompagne dans les faits une vaste réaction. Ainsi, nous sommes en face d’un véritable “front bourgeois” rassemblant tous les différents courants de cette dernière.

Et pourtant, ce front bourgeois rappelle très bien des éléments fondamentaux comme le souligne Rosa Luxemburg. Nous n’avons rien à nous dire en ce qu’il concerne les antagonismes de classe :

 Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l’objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l’existence. C’est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n’ont plus rien à se dire, ils n’ont plus maintenant qu’à s’empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre1.

Lorsque le “bloc bourgeois” tente de rallier des positions visant à soutenir les “prols” dans certaines revendications démocratiques, il existe une forte désillusion. En effet, soutenir la démocratie libérale telle qu’elle est construite au travers d’un système représentatif ne peut que conduire dans les faits à une situation où le monopole du droit est détenu par la bourgeoisie. Ainsi, ceux qui accumulent le capital de façon exponentielle (en lien avec l’héritage) seraient dès lors des alliés de circonstance des prols ! Je ne pense pas du tout à cette exclamation. Je vois d’ailleurs davantage une vision pessimiste de reprendre le pouvoir au travers d’un système parlementaire standard. Nous n’avons rien à attendre de la main qui nous exploite, et encore moins à lui demander des droits. Au contraire, nous avons un monde à arracher. Je reprends toujours Rosa Luxemburg :

Ils prétendaient que son alliance avec les libéraux pendant la longue lutte pour le suffrage universel pouvait montrer comment des coalitions entre la social-démocratie et la démocratie bourgeoise pouvaient parfois se révéler nécessaires et politiquement sans danger. Cette démonstration a d´ores et déjà échoué. Seuls ceux qui n´étaient pas conscients des changements constants d´attitudes des libéraux, et de leurs trahisons répétées envers leurs camarades de combat prolétariens, pouvaient ne pas être extrêmement pessimistes quant à l´appui que la démocratie bourgeoise apporterait à la classe ouvrière2

Qu’importe, nous sommes dans une tempête où la classe médiatique est inféodée à la classe dominante. Ainsi, la quasi-totalité des médias donne une orientation libérale, conservatrice ou pseudo-progressiste. Dans ces conditions, tout semble être réuni pour que nous sentions le vent de la révolte et le début d’une vision de rupture avec les partis de l’ordre. La création de média autonome par les “prols” tend à créer une alternative crédible pour barrer la route de la désinformation quotidienne de la “bourgeoisie centrale”. On rétorquera que la “liberté de la presse” reste fondamentale. Mais le “parti de l’ordre” n’accorde aux différentes “lois” concernant la presse uniquement ce qu’il veut bien mettre en évidence.

Affiche de propagande démontrant le péril rouge, non daté

Le “poison anticommuniste” s’agit dans un contexte social toujours plus dur. En effet, la peur du communisme a toujours été brandie sous la notion du “péril rouge” (voir la photo ci-contre). Dans les faits, le capitalisme broiera l’ensemble des “prols” qui soutiennent cette vision bourgeoise et petite-bourgeoise. Ainsi, nous sommes dans une vision  la montée en puissance de la “gauche radicale” tout comme le retour aux sources d’une certaine gauche. Tandis que l’autre gauche subit la pression du réformisme social-démocrate s’engloutissant dans “l’adaptation du capitalisme” afin de réaliser une politique minimale au rabais. Or, les “prols” ne veulent en aucun cas, une démonstration de l’impuissance vis-à-vis du capitalisme. Au contraire, ils souhaitent une politique durable dans le temps en reprenant les “moyens de production” et de réaliser l’autogestion dans les organisations de travailleurs. Le “réformisme” ne fait plus rêver. Les heures sombres des “Révolutions” tendent à démontrer chaque jour un peu plus que nous sommes dans une démonstration quotidienne qu’il faille mourir pour des idées. Dans les circonstances actuelles, le réformisme tend à s’allier à la bourgeoisie afin de refuser une quelconque démocratie directe ou démocratie prolétarienne. En effet, les “prols” ont un monde à gagner et celui des libertés individuelles comme collectives.

Véhicule pendant la révolte Spartakiste à Berlin en 1919

Le son d’une nouvelle révolte spartakiste devient porteur d’espoir, mais cette fois-ci la révolte des “prols” armés devra soumettre la bourgeoisie. Je pourrais clairement appeler à la “guerre civile”. Toutefois, la “paix civile” que l’on nous tend se traduit inlassablement par une “guerre de classes” où la bourgeoisie possède le monopole du droit. Dès lors, il convient de reprendre l’écriture du droit par les “prols“. Je me doute que dans un Etat Policier, l’organisation d’une telle révolte fasse rêver les petits caporaux. En effet, tout est fait pour mater les “prols” à travers un système judiciaire à la botte de l’Etat Policier, mais aussi une vision toujours plus profonde de ce que peut représenter une démocratie bourgeoise.

Dans ces circonstances, la bourgeoisie sent que le vent de la révolte commence à tourner progressivement vers un mouvement populaire soutenant les classes laborieuses. De facto, la droite qui se prétendait “républicaine” a fait un choix avec son allié de toujours à savoir le patronat sous un slogan bien connu : “Plutôt Hitler que le Front populaire”. Ainsi, nous assistons à un front de la bourgeoisie allant du Parti Socialiste jusqu’au Rassemblement National. Ainsi, lorsque nous avons assisté à la manifestation des séditieux voulant en découdre avec la République la semaine qui s’est écoulée. Le mot d’ordre résidait très clairement dans une vision d’inscrire l’Etat Policier dans la constitution.

Bientôt une manifestation sous les vitres du Conseil Constitutionnel ?

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Le conseil constitutionnel a censuré une partie de la LSG. Après avoir manifester contre la séparation des pouvoirs, on s’attend à ce que la “milice nationale” défile dans les rues de la capitale afin de vomir sa haine. Dès lors, la vision d’une petite bourgeoisie biberonnée à la haine des “prols” et des “minorités”. Dans un contexte social de plus en plus tendu, c’est un coup de massue contre le gouvernement. En effet, les défenseurs des libertés publiques ont réussi à faire censurer une grande partie de cette loi scélérate.

Cela me rappelle très bien cette période de l’entre-deux-guerres où le fascisme commençait à s’installer comme un effet domino dans les différents pays. D’ailleurs, souvenons-nous de ce que disait déjà Léon Trotski à propos de la montée du fascisme dans les années 1930 :

Le régime fasciste voit son tour arriver lorsque les moyens “normaux”, militaires et policiers de la dictature bourgeoise, avec leur couverture parlementaire, ne suffisent pas pour maintenir la société en équilibre 1

En poursuivant un peu plus loin, on s’aperçoit que les fascistes n’ont pas de programme prédéfini, mais un programme uniquement orienté autour de la petite-bourgeoisie :

Deux ans après son apparition, le fascisme était au pouvoir. Il renforça ses positions grâce au fait que la première période de sa domination coïncida avec une conjoncture économique favorable, qui succédait à la dépression de 1921-1922. Les fascistes utilisèrent la force offensive de la petite bourgeoisie pour écraser le prolétariat qui reculait. Mais cela ne se produisit pas immédiatement. Déjà installé au pouvoir, Mussolini avançait sur sa voie avec une certaine prudence : il n’avait pas encore de modèle tout prêt. Les deux premières années, même la constitution ne fut pas modifiée. Le gouvernement fasciste était une coalition. Les bandes fascistes, pendant ce temps, jouaient du bâton, du couteau et du revolver. Ce n’est que progressivement que fut créé l’Etat fasciste, ce qui impliqua l’étranglement total de toutes les organisations de masse indépendantes2.

Mais face à ces éléments, la classe ouvrière ne doit pas désarmer fac à la menace provenant du bas front tout comme la menace des différentes “lois scélérates” modernes votées les unes après les autres. Sous la couverture d’une vision progressiste, la petite-bourgeoisie le sait très bien : elle porte en elle une véritable nuée ardente. Ainsi, la question d’un “front unique révolutionnaire antifasciste” et “anti-policier” intervient dans le contexte actuel.

Les décrets d’exception de Brüning et la menace venant d’Hitler sont, en ce sens, un signal d’alarme “idéal” pour la politique de front unique. Il ne s’agit pas de défense au sens le plus élémentaire et le plus évident du terme. Il est possible, dans ces conditions, de gagner au front unique la grande majorité de la classe ouvrière. Bien plus, les objectifs de la lutte ne peuvent pas ne pas rencontrer de la sympathie parmi les couches inférieures de la petite bourgeoisie, y compris les boutiquiers des quartiers et des districts ouvriers. […] Les idées de Marx et de Lénine triompheront immanquablement au sein du prolétariat allemand.3.

La question salvatrice qui semble nécessaire réside dans le fait de s’attaquer à la propriété privée. Dans un contexte, où les sages tendent à tout prix de défendre les libertés publiques et individuelles face à un Etat policier (c’est-à-dire un Etat Fasciste) que l’on voit à travers Darmanin, la question systématique de s’ancrer dans le droit parlementaire fait ressurgir le courant réformiste social-démocrate. Si les lois et décrets peuvent paraître importants. Dans un parlement orienté par la bourgeoisie, ces derniers ne servent qu’à maintenir la bourgeoisie et par extension la protection de la propriété privée à savoir l’exploitation des travailleurs par le capital et les patrons. D’où la question d’en finir nécessairement du travail.

Frédéric Engels a écrit un jour que l’Etat, y compris la république démocratique, c’est des bandes armées pour la défense de la propriété ; tout le reste n’est là que pour enjoliver ou masquer ce fait. Les éloquents défenseurs du “droit”, genre Herriot et Blum, ont toujours été révoltés par ce cynisme. Mais Hitler et La Rocque, chacun dans sa sphère, viennent de montrer de nouveau qu’Engels avait raison. 4

Karl Marx disait au sujet de la transformation vers le machinisme que l’on pourrait de nos jours traduire vers l’automatisme et la révolution digitale (et le big data) :

Dans une société communiste, le machinisme occuperait, par conséquent, une toute autre place que dans la société bourgeoise5

Nous sommes à un tourant très profond de notre société comme nous venons de le voir. Le capitalisme tend à trouver une torsion afin de garantir la “paix civil”.

La classe laborieuse substituera, dans le cours de son développement, à l’ancienne société civile une association qui exclura les classes et leur antagonisme, et il n’y aura plus de pouvoir politique proprement dit, puisque le pouvoir politique est précisément le résumé officiel de l’antagonisme dans la société civile.
En attendant, l’antagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie est une lutte de classe à classe, lutte qui, portée à sa plus haute expression, est une révolution totale. D’ailleurs, faut-il s’étonner qu’une société, fondée sur l’opposition des classes, aboutisse à la contradiction brutale, à un choc de corps à corps comme dernier dénouement ?
Ne dites pas que le mouvement social exclut le mouvement politique. Il n’y a jamais de mouvement politique qui ne soit social en même temps.
Ce n’est que dans un ordre de choses où il n’y aura plus de classes et d’antagonisme de classes, que les évolutions sociales cesseront d’être des révolutions politiques. Jusque-là, à la veille de chaque remaniement général de la société, le dernier mot de la science sociale sera toujours :
Le combat ou la mort la lutte sanguinaire ou le néant. C’est ainsi que la question est invinciblement posée“. (George Sand.) 6

Nous sommes dans une guerre de classes opposant la bourgeoisie au prolétariat. Dans ces conditions, la lutte armée de la bourgeoisie pour défendre ses intérêts prend tout son sens. Les révolutions de 1789, de 1848, 1871 et bien d’autres effraient le pouvoir en place. Ainsi, la classe dominante tend à réaliser des démonstrations de force afin de faire trembler les classes laborieuses et surenchérir sur la question de l’autorité, la sécurité et de l’identité (notamment à travers les questions islamiques). Ces débats superflus ne font que masquer la réalité dangereuse de ce qu’il se crée en profondeur : la destruction des droits sociaux et de la répression de tous les mouvements sociaux par les “forces armées” et “les mercenaires” de la bourgeoisie.

Le corporatisme policier le sait très bien puisque cela ne fait que l’ombre d’un doute qu’il y a une alliance entre la direction de la Police Nationale et les autoproclamés syndicats. Le syndicalisme vise à défendre l’intérêt des salariés vis-à-vis du patron. Lorsqu’un syndicat est trop proche de son employeur alors la justice peut condamner le syndicat en question 7. On attend dès lors à ce que l’ensemble des corporations policières soient lourdement sanctionnées pour défendre l’intérêt de l’employeur.

Dans le même temps au sein d’un système libéral, le corporatisme policier constitue une entorse fondamentale aux principes libéraux :

Elle détruisit la grande puissance des maîtres de jurande, en supprimant toutes les corporations et tous les privilèges corporatifs. Elle leur substitua la libre concurrence, c’est-à-dire un état de la société où chacun a le droit d’exercer la branche d’activité qui lui plaît et où rien ne peut l’arrêter dans cette activité que l’absence du capital nécessaire8

À présent, nous avons pleinement vu la montée de l’extrême-droite au sein des forces de l’ordre ne pouvait que satisfaire les différents intérêts de classe dominante. Ainsi, en voulant renverser la constitution et l’état de droit, on peut clairement se demander si une manifestation devant le Conseil des Sages est à venir avec tous le gratin politico-médiatique … au détriment des valeurs constitutionnelles, des droits de l’homme, mais aussi des libertés individuelles.

La rue ou le fascisme …

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Nombreux sont les camarades à croire dans une élection providentielle d’une personnalité politique afin de créer une “révolution citoyenne”. Les urnes sont utilisées à une mission afin de renverser le “système capitaliste” de l’intérieur. Cette stratégie suscite du rêve et de l’espoir chez de nombreux partisans d’une révolte citoyenne. Lorsque la manœuvre du réformisme social-démocrate essaye d’aboutir à instaurer une transition socialiste, cela se traduit par un réformisme mettant en avant un capitalisme social. Les réformes sociales se veulent marginales. Autrement dit, la révolution tant voulue par les urnes s’avère n’être d’autre qu’une vaste mascarade.

Dans le contexte actuel à travers de la montée d’un front antirépublicain vis-à-vis de la gauche radicale, les éléments montrent clairement que le tournant s’oriente autour d’une devise bien connue qui tend à glacer le sang. Dans le même temps, il y a une alliance officielle avec les différentes corporations néofascistes policières. N’oublions pas que la “Police Nationale” a été créée par Pétain afin de soutenir le pouvoir en place le 14 août 1941. Enfant de Pétain et cousin d’Hitler, les forces armées sous la tutelle de ministère de l’Intérieur n’ont pas pour objectif de défendre d’une quelconque manière la sécurité, mais le pouvoir capitaliste en place. Le fascisme ne peut qu’enfanter des monstres. Or, ce sont les néofascistes qui soutiennent à bras-le-corps les revendications policières de soumettre, de tordre et d’en finir avec l’état de droit. Dominique Grange chantait : “À bas l’état policier“. Je pense qu’elle avait parfaitement raison. Face à cette tentative de putsch provenant de mercenaires et soutenue par le pouvoir en place tout comme une armada de citoyens et de politiciens du Parti Communiste Français jusqu’au néo-nazi, il ne se fait pas l’ombre d’un doute que le “droit à l’état policier” devient une revendication majeure.

L’ordre public et politique doit régner en France afin de mettre en place des politiques d’une violence inouïe. Les soldats de l’ordre capitaliste le savent très bien qu’ils appliquent le néofascisme par étape. L’objectif inavoué ne réside pas dans pas dans la sécurité des citoyens, mais la protection des capitalistes, des bourgeois et des actionnaires. En effet, si ces ignares biberonnés au poison de la haine vis-à-vis des “prols” ne voulait pas en découdre avec ces derniers, nous n’aurions guère d’autres chemin qu’à prendre celui de la rue. L’espace politique devient fondamental afin que les organisations de travailleurs, d’ouvriers et de salariés se battent contre les compagnons de route d’un état totalitaire. Dès lors, il n’y a guère de doute que face à une montée extrême de ces officines d’extrême-droite, l’heure n’est plus tellement à savoir comment nous allons prendre de nouvelles libertés. Il faut les arracher face à une bourgeoisie en quête d’un pouvoir absolu. N’oublions pas que nous avons guillotiné Louis XVI et fusillé Pierre Laval, à défaut d’avoir troué le corps du Maréchal Pétain.

En effet, Macron et la bourgeoisie promettent une politique sanglante afin de rembourser la dette et équilibrer le déficit public coûte que coûte. Dans ces conditions présentes, le modèle qui attend la France est celui de la Grèce avec le soutien des politiques d’extrême-droite voire néo-nazis. La rue si elle ne se soulève pas n’aura d’autre choix que de s’enfoncer dans un nouvel Etat Français. La République peut dire adieu à ses valeurs au nom d’une devise bien connue : “Travail, Famille, Patrie”.

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