Les élections régionales dans la tourmente anticommunisme

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La droite se sent pousser des ailes dans les territoires où elle a la présidence des régions. Il y a comme un parfum d’anticommunisme dans le ciel gris français. On se demande les circonstances qui pousseront une telle déferlante sur le mouvement progressiste. D’ores et déjà, l’Île-de-France qui s’incarne dans une des mégalopoles importantes au sein de l’Europe attire tous les regards. En effet, le basculement d’une droite obscurantiste ayant fricoté avec les partisans de l’UOIF durant l’opposition à la “Loi Taubira” sur “le mariage pour tous” incarne cette dichotomie et son incapacité à avoir une base idéologique solide. Autrement dit, c’est clairement la bérézina chez les partisans de l’ordre bourgeois. À défaut de débattre sur des bases de programme, ils cherchent sans cesse la polémique stérile identitaire et raciste. Ainsi, la division permet entre autres d’avancer des pions, mais aussi de faire le lit du Rassemblement National.

Affiche anticommuniste à l’époque du Front populaire, 1936

La bourgeoisie enclenche une certaine tactique bien connue. Devra-t-on se laisser intimider par ces personnes en “col blanc” qu’il soit des partisans de Valérie Pécresse, d’Emmanuel Macron, de Xavier Bertrand ou de Marine Le Pen, tous ont un point en commun. Ils soutiennent dans les faits un vaste camp orienté vers des politiques scélérates visant à durcir la répression, supprimer toutes les libertés individuelles et collectives afin d’enclencher le processus vers un totalitarisme néolibéral. La différence entre le libéralisme et le néolibéralisme, l’un soutient la démocratie, l’autre ne se sert que de la démocratie comme un outil de domination. Ainsi, la “révolution” d’Emmanuel Macron accompagne dans les faits une vaste réaction. Ainsi, nous sommes en face d’un véritable “front bourgeois” rassemblant tous les différents courants de cette dernière.

Et pourtant, ce front bourgeois rappelle très bien des éléments fondamentaux comme le souligne Rosa Luxemburg. Nous n’avons rien à nous dire en ce qu’il concerne les antagonismes de classe :

 Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l’objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l’existence. C’est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n’ont plus rien à se dire, ils n’ont plus maintenant qu’à s’empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre1.

Lorsque le “bloc bourgeois” tente de rallier des positions visant à soutenir les “prols” dans certaines revendications démocratiques, il existe une forte désillusion. En effet, soutenir la démocratie libérale telle qu’elle est construite au travers d’un système représentatif ne peut que conduire dans les faits à une situation où le monopole du droit est détenu par la bourgeoisie. Ainsi, ceux qui accumulent le capital de façon exponentielle (en lien avec l’héritage) seraient dès lors des alliés de circonstance des prols ! Je ne pense pas du tout à cette exclamation. Je vois d’ailleurs davantage une vision pessimiste de reprendre le pouvoir au travers d’un système parlementaire standard. Nous n’avons rien à attendre de la main qui nous exploite, et encore moins à lui demander des droits. Au contraire, nous avons un monde à arracher. Je reprends toujours Rosa Luxemburg :

Ils prétendaient que son alliance avec les libéraux pendant la longue lutte pour le suffrage universel pouvait montrer comment des coalitions entre la social-démocratie et la démocratie bourgeoise pouvaient parfois se révéler nécessaires et politiquement sans danger. Cette démonstration a d´ores et déjà échoué. Seuls ceux qui n´étaient pas conscients des changements constants d´attitudes des libéraux, et de leurs trahisons répétées envers leurs camarades de combat prolétariens, pouvaient ne pas être extrêmement pessimistes quant à l´appui que la démocratie bourgeoise apporterait à la classe ouvrière2

Qu’importe, nous sommes dans une tempête où la classe médiatique est inféodée à la classe dominante. Ainsi, la quasi-totalité des médias donne une orientation libérale, conservatrice ou pseudo-progressiste. Dans ces conditions, tout semble être réuni pour que nous sentions le vent de la révolte et le début d’une vision de rupture avec les partis de l’ordre. La création de média autonome par les “prols” tend à créer une alternative crédible pour barrer la route de la désinformation quotidienne de la “bourgeoisie centrale”. On rétorquera que la “liberté de la presse” reste fondamentale. Mais le “parti de l’ordre” n’accorde aux différentes “lois” concernant la presse uniquement ce qu’il veut bien mettre en évidence.

Affiche de propagande démontrant le péril rouge, non daté

Le “poison anticommuniste” s’agit dans un contexte social toujours plus dur. En effet, la peur du communisme a toujours été brandie sous la notion du “péril rouge” (voir la photo ci-contre). Dans les faits, le capitalisme broiera l’ensemble des “prols” qui soutiennent cette vision bourgeoise et petite-bourgeoise. Ainsi, nous sommes dans une vision  la montée en puissance de la “gauche radicale” tout comme le retour aux sources d’une certaine gauche. Tandis que l’autre gauche subit la pression du réformisme social-démocrate s’engloutissant dans “l’adaptation du capitalisme” afin de réaliser une politique minimale au rabais. Or, les “prols” ne veulent en aucun cas, une démonstration de l’impuissance vis-à-vis du capitalisme. Au contraire, ils souhaitent une politique durable dans le temps en reprenant les “moyens de production” et de réaliser l’autogestion dans les organisations de travailleurs. Le “réformisme” ne fait plus rêver. Les heures sombres des “Révolutions” tendent à démontrer chaque jour un peu plus que nous sommes dans une démonstration quotidienne qu’il faille mourir pour des idées. Dans les circonstances actuelles, le réformisme tend à s’allier à la bourgeoisie afin de refuser une quelconque démocratie directe ou démocratie prolétarienne. En effet, les “prols” ont un monde à gagner et celui des libertés individuelles comme collectives.

Véhicule pendant la révolte Spartakiste à Berlin en 1919

Le son d’une nouvelle révolte spartakiste devient porteur d’espoir, mais cette fois-ci la révolte des “prols” armés devra soumettre la bourgeoisie. Je pourrais clairement appeler à la “guerre civile”. Toutefois, la “paix civile” que l’on nous tend se traduit inlassablement par une “guerre de classes” où la bourgeoisie possède le monopole du droit. Dès lors, il convient de reprendre l’écriture du droit par les “prols“. Je me doute que dans un Etat Policier, l’organisation d’une telle révolte fasse rêver les petits caporaux. En effet, tout est fait pour mater les “prols” à travers un système judiciaire à la botte de l’Etat Policier, mais aussi une vision toujours plus profonde de ce que peut représenter une démocratie bourgeoise.

Dans ces circonstances, la bourgeoisie sent que le vent de la révolte commence à tourner progressivement vers un mouvement populaire soutenant les classes laborieuses. De facto, la droite qui se prétendait “républicaine” a fait un choix avec son allié de toujours à savoir le patronat sous un slogan bien connu : “Plutôt Hitler que le Front populaire”. Ainsi, nous assistons à un front de la bourgeoisie allant du Parti Socialiste jusqu’au Rassemblement National. Ainsi, lorsque nous avons assisté à la manifestation des séditieux voulant en découdre avec la République la semaine qui s’est écoulée. Le mot d’ordre résidait très clairement dans une vision d’inscrire l’Etat Policier dans la constitution.

Bientôt une manifestation sous les vitres du Conseil Constitutionnel ?

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Le conseil constitutionnel a censuré une partie de la LSG. Après avoir manifester contre la séparation des pouvoirs, on s’attend à ce que la “milice nationale” défile dans les rues de la capitale afin de vomir sa haine. Dès lors, la vision d’une petite bourgeoisie biberonnée à la haine des “prols” et des “minorités”. Dans un contexte social de plus en plus tendu, c’est un coup de massue contre le gouvernement. En effet, les défenseurs des libertés publiques ont réussi à faire censurer une grande partie de cette loi scélérate.

Cela me rappelle très bien cette période de l’entre-deux-guerres où le fascisme commençait à s’installer comme un effet domino dans les différents pays. D’ailleurs, souvenons-nous de ce que disait déjà Léon Trotski à propos de la montée du fascisme dans les années 1930 :

Le régime fasciste voit son tour arriver lorsque les moyens “normaux”, militaires et policiers de la dictature bourgeoise, avec leur couverture parlementaire, ne suffisent pas pour maintenir la société en équilibre 1

En poursuivant un peu plus loin, on s’aperçoit que les fascistes n’ont pas de programme prédéfini, mais un programme uniquement orienté autour de la petite-bourgeoisie :

Deux ans après son apparition, le fascisme était au pouvoir. Il renforça ses positions grâce au fait que la première période de sa domination coïncida avec une conjoncture économique favorable, qui succédait à la dépression de 1921-1922. Les fascistes utilisèrent la force offensive de la petite bourgeoisie pour écraser le prolétariat qui reculait. Mais cela ne se produisit pas immédiatement. Déjà installé au pouvoir, Mussolini avançait sur sa voie avec une certaine prudence : il n’avait pas encore de modèle tout prêt. Les deux premières années, même la constitution ne fut pas modifiée. Le gouvernement fasciste était une coalition. Les bandes fascistes, pendant ce temps, jouaient du bâton, du couteau et du revolver. Ce n’est que progressivement que fut créé l’Etat fasciste, ce qui impliqua l’étranglement total de toutes les organisations de masse indépendantes2.

Mais face à ces éléments, la classe ouvrière ne doit pas désarmer fac à la menace provenant du bas front tout comme la menace des différentes “lois scélérates” modernes votées les unes après les autres. Sous la couverture d’une vision progressiste, la petite-bourgeoisie le sait très bien : elle porte en elle une véritable nuée ardente. Ainsi, la question d’un “front unique révolutionnaire antifasciste” et “anti-policier” intervient dans le contexte actuel.

Les décrets d’exception de Brüning et la menace venant d’Hitler sont, en ce sens, un signal d’alarme “idéal” pour la politique de front unique. Il ne s’agit pas de défense au sens le plus élémentaire et le plus évident du terme. Il est possible, dans ces conditions, de gagner au front unique la grande majorité de la classe ouvrière. Bien plus, les objectifs de la lutte ne peuvent pas ne pas rencontrer de la sympathie parmi les couches inférieures de la petite bourgeoisie, y compris les boutiquiers des quartiers et des districts ouvriers. […] Les idées de Marx et de Lénine triompheront immanquablement au sein du prolétariat allemand.3.

La question salvatrice qui semble nécessaire réside dans le fait de s’attaquer à la propriété privée. Dans un contexte, où les sages tendent à tout prix de défendre les libertés publiques et individuelles face à un Etat policier (c’est-à-dire un Etat Fasciste) que l’on voit à travers Darmanin, la question systématique de s’ancrer dans le droit parlementaire fait ressurgir le courant réformiste social-démocrate. Si les lois et décrets peuvent paraître importants. Dans un parlement orienté par la bourgeoisie, ces derniers ne servent qu’à maintenir la bourgeoisie et par extension la protection de la propriété privée à savoir l’exploitation des travailleurs par le capital et les patrons. D’où la question d’en finir nécessairement du travail.

Frédéric Engels a écrit un jour que l’Etat, y compris la république démocratique, c’est des bandes armées pour la défense de la propriété ; tout le reste n’est là que pour enjoliver ou masquer ce fait. Les éloquents défenseurs du “droit”, genre Herriot et Blum, ont toujours été révoltés par ce cynisme. Mais Hitler et La Rocque, chacun dans sa sphère, viennent de montrer de nouveau qu’Engels avait raison. 4

Karl Marx disait au sujet de la transformation vers le machinisme que l’on pourrait de nos jours traduire vers l’automatisme et la révolution digitale (et le big data) :

Dans une société communiste, le machinisme occuperait, par conséquent, une toute autre place que dans la société bourgeoise5

Nous sommes à un tourant très profond de notre société comme nous venons de le voir. Le capitalisme tend à trouver une torsion afin de garantir la “paix civil”.

La classe laborieuse substituera, dans le cours de son développement, à l’ancienne société civile une association qui exclura les classes et leur antagonisme, et il n’y aura plus de pouvoir politique proprement dit, puisque le pouvoir politique est précisément le résumé officiel de l’antagonisme dans la société civile.
En attendant, l’antagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie est une lutte de classe à classe, lutte qui, portée à sa plus haute expression, est une révolution totale. D’ailleurs, faut-il s’étonner qu’une société, fondée sur l’opposition des classes, aboutisse à la contradiction brutale, à un choc de corps à corps comme dernier dénouement ?
Ne dites pas que le mouvement social exclut le mouvement politique. Il n’y a jamais de mouvement politique qui ne soit social en même temps.
Ce n’est que dans un ordre de choses où il n’y aura plus de classes et d’antagonisme de classes, que les évolutions sociales cesseront d’être des révolutions politiques. Jusque-là, à la veille de chaque remaniement général de la société, le dernier mot de la science sociale sera toujours :
Le combat ou la mort la lutte sanguinaire ou le néant. C’est ainsi que la question est invinciblement posée“. (George Sand.) 6

Nous sommes dans une guerre de classes opposant la bourgeoisie au prolétariat. Dans ces conditions, la lutte armée de la bourgeoisie pour défendre ses intérêts prend tout son sens. Les révolutions de 1789, de 1848, 1871 et bien d’autres effraient le pouvoir en place. Ainsi, la classe dominante tend à réaliser des démonstrations de force afin de faire trembler les classes laborieuses et surenchérir sur la question de l’autorité, la sécurité et de l’identité (notamment à travers les questions islamiques). Ces débats superflus ne font que masquer la réalité dangereuse de ce qu’il se crée en profondeur : la destruction des droits sociaux et de la répression de tous les mouvements sociaux par les “forces armées” et “les mercenaires” de la bourgeoisie.

Le corporatisme policier le sait très bien puisque cela ne fait que l’ombre d’un doute qu’il y a une alliance entre la direction de la Police Nationale et les autoproclamés syndicats. Le syndicalisme vise à défendre l’intérêt des salariés vis-à-vis du patron. Lorsqu’un syndicat est trop proche de son employeur alors la justice peut condamner le syndicat en question 7. On attend dès lors à ce que l’ensemble des corporations policières soient lourdement sanctionnées pour défendre l’intérêt de l’employeur.

Dans le même temps au sein d’un système libéral, le corporatisme policier constitue une entorse fondamentale aux principes libéraux :

Elle détruisit la grande puissance des maîtres de jurande, en supprimant toutes les corporations et tous les privilèges corporatifs. Elle leur substitua la libre concurrence, c’est-à-dire un état de la société où chacun a le droit d’exercer la branche d’activité qui lui plaît et où rien ne peut l’arrêter dans cette activité que l’absence du capital nécessaire8

À présent, nous avons pleinement vu la montée de l’extrême-droite au sein des forces de l’ordre ne pouvait que satisfaire les différents intérêts de classe dominante. Ainsi, en voulant renverser la constitution et l’état de droit, on peut clairement se demander si une manifestation devant le Conseil des Sages est à venir avec tous le gratin politico-médiatique … au détriment des valeurs constitutionnelles, des droits de l’homme, mais aussi des libertés individuelles.

La rue ou le fascisme …

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Nombreux sont les camarades à croire dans une élection providentielle d’une personnalité politique afin de créer une “révolution citoyenne”. Les urnes sont utilisées à une mission afin de renverser le “système capitaliste” de l’intérieur. Cette stratégie suscite du rêve et de l’espoir chez de nombreux partisans d’une révolte citoyenne. Lorsque la manœuvre du réformisme social-démocrate essaye d’aboutir à instaurer une transition socialiste, cela se traduit par un réformisme mettant en avant un capitalisme social. Les réformes sociales se veulent marginales. Autrement dit, la révolution tant voulue par les urnes s’avère n’être d’autre qu’une vaste mascarade.

Dans le contexte actuel à travers de la montée d’un front antirépublicain vis-à-vis de la gauche radicale, les éléments montrent clairement que le tournant s’oriente autour d’une devise bien connue qui tend à glacer le sang. Dans le même temps, il y a une alliance officielle avec les différentes corporations néofascistes policières. N’oublions pas que la “Police Nationale” a été créée par Pétain afin de soutenir le pouvoir en place le 14 août 1941. Enfant de Pétain et cousin d’Hitler, les forces armées sous la tutelle de ministère de l’Intérieur n’ont pas pour objectif de défendre d’une quelconque manière la sécurité, mais le pouvoir capitaliste en place. Le fascisme ne peut qu’enfanter des monstres. Or, ce sont les néofascistes qui soutiennent à bras-le-corps les revendications policières de soumettre, de tordre et d’en finir avec l’état de droit. Dominique Grange chantait : “À bas l’état policier“. Je pense qu’elle avait parfaitement raison. Face à cette tentative de putsch provenant de mercenaires et soutenue par le pouvoir en place tout comme une armada de citoyens et de politiciens du Parti Communiste Français jusqu’au néo-nazi, il ne se fait pas l’ombre d’un doute que le “droit à l’état policier” devient une revendication majeure.

L’ordre public et politique doit régner en France afin de mettre en place des politiques d’une violence inouïe. Les soldats de l’ordre capitaliste le savent très bien qu’ils appliquent le néofascisme par étape. L’objectif inavoué ne réside pas dans pas dans la sécurité des citoyens, mais la protection des capitalistes, des bourgeois et des actionnaires. En effet, si ces ignares biberonnés au poison de la haine vis-à-vis des “prols” ne voulait pas en découdre avec ces derniers, nous n’aurions guère d’autres chemin qu’à prendre celui de la rue. L’espace politique devient fondamental afin que les organisations de travailleurs, d’ouvriers et de salariés se battent contre les compagnons de route d’un état totalitaire. Dès lors, il n’y a guère de doute que face à une montée extrême de ces officines d’extrême-droite, l’heure n’est plus tellement à savoir comment nous allons prendre de nouvelles libertés. Il faut les arracher face à une bourgeoisie en quête d’un pouvoir absolu. N’oublions pas que nous avons guillotiné Louis XVI et fusillé Pierre Laval, à défaut d’avoir troué le corps du Maréchal Pétain.

En effet, Macron et la bourgeoisie promettent une politique sanglante afin de rembourser la dette et équilibrer le déficit public coûte que coûte. Dans ces conditions présentes, le modèle qui attend la France est celui de la Grèce avec le soutien des politiques d’extrême-droite voire néo-nazis. La rue si elle ne se soulève pas n’aura d’autre choix que de s’enfoncer dans un nouvel Etat Français. La République peut dire adieu à ses valeurs au nom d’une devise bien connue : “Travail, Famille, Patrie”.