Les raisons de mon engagements

Je suis militant luxemburgiste, dont l’ambition s’inscrit dans le fait de renverser le capitalisme par la force dans un contexte de tension exacerbée de la lutte des classes. Il me vient une phrase de Rosa Luxemburg à l’occasion de la répression de la “Révolte Spartakiste” qui se terminera dans une autre “semaine sanglante” :

« L’ordre règne à Varsovie », « l’ordre règne à Paris », « l’ordre règne à Berlin ». Tous les demi-siècles, les gardiens de « l’ordre » lancent ainsi dans un des foyers de la lutte mondiale leurs bulletins de victoire. Et ces « vainqueurs » qui exultent ne s’aperçoivent pas qu’un « ordre », qui a besoin d’être maintenu périodiquement par de sanglantes hécatombes, va inéluctablement à sa perte 1

Dès lors, il convient de souligner que dans ma position, je soutiens la lutte par tous les moyens contre le capitalisme sous réserve soit matérialiste et ne pactise pas avec la petite-bourgeoisie. On s’attend à ce que les différents gouvernements soutiennent la question du progrès, mais revenons également sur Léon Trotski à propos de ces derniers arrivistes :

 S’il est criminel de tourner le dos aux organisations de masse pour se contenter de fictions sectaires, il n’est pas moins criminel de tolérer passivement la subordination du mouvement révolutionnaire des masses au contrôle de cliques bureaucratiques ouvertement réactionnaires ou conservatrices masquées (“progressistes”)2.

Il me vient également deux citations extraites du manifeste du “Parti Communiste” de Karl Marx et Friedrich Engels. La première renvoie très clairement à la notion même de l’internationalisme, mais du fait que toutes les bourgeoisies de chaque nation opèrent une exploitation. Ainsi, l’ouvrier d’où qu’il vient ne possède pas de patrie et de fait doit combattre dans le cadre d’une vision supranationale :

Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot3.

Il me vient également la fin du manifeste du Parti communiste.

Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner4.

Je suis le président de l’association “les amis de Révolution et Libertés” fondé en mars 2021 afin de soutenir la logistique de la future webradio. Cette responsabilité n’a qu’un caractère légal et n’est qu’une délégation de pouvoir soumise à l’ensemble des adhérents. De facto, mais cela se traduit entre autres par la volonté d’approfondir les différents outils.

  1. Rosa Luxemburg, Après la défaite de la « semaine spartakiste », Die Rote Fahne, n° 14 (14 janvier 1919)
  2. Léon Trostki, Programme de transition, 1938
  3. Karl Marx & Friedrich Engels, le manifeste du Parti Communiste, 1847
  4. Idem

Auteur/autrice : Pierre Le Bec

Aide-Soignant en #EHPAD, Marxiste et Communiste ✊

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