La question de l’avortement suspendue aux Etats-Unis d’Amérique

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La cour suprême des États-Unis d’Amérique a invalidé l’arrêt Roe vs Wade enlevant l’ensemble du caractère constitutionnel au travers de sa forme dérivée. La jurisprudence est attaquée depuis près de cinquante ans par les ultraconservateurs. Dans ce sens, l’avortement n’est plus garanti au travers de l’interprétation de la constitution. Cela permet de souligner que les ambitions réactionnaires dominent une Amérique où le Trumpisme, c’est-à-dire le fondamentalisme religieux soumis à des organisations terroristes comme les Proud Boys.

Le terrorisme réside dans le fait de pratiquer une politique par la terreur. Nous sommes pleinement dedans. Les partisans ayant échoué à un Coup d’Etat afin de faire basculer les États-Unis d’Amérique dans une dictature y voient une forme de victoire. Ils utilisent les pions qu’ils avaient positionnés les uns après les autres. Ainsi, la Cour Suprême devenue conservatrice applique le programme de Donald Trump en retoquant loi après loi, mais aussi en annulant des jurisprudences afin de laisser le champ libre à une théocratie sous la coupe de la “Sainte-Bible”.

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Il convient de souligner que “l’Amérique blanche” qu’il faut comprendre par l’Amérique “intégriste”, “obscurantiste” et “liberticide” semble gagner une victoire décisive pour son projet sociétal. Cela permet d’une certaine manière que les “libertariens” et les “illibéraux” semblent s’être allié pour combattre l’ensemble des libertés individuelles et droits fondamentaux à de nombreuses femmes. Dans ces conditions précises, il apparaît clairement que le retour d’une fracture d’une Amérique s’étant réfugié dans la “confédération” en dit long. Cette dernière liée à la guerre civile américaine n’a toujours pas été intégrée afin de faire une Amérique un véritable melting pot. Faute de pouvoir brasser les cultures, les conservateurs d’aujourd’hui, dont l’origine remonte au KKK et à l’esclavagisme dans les Etats du Sud. La vision promut l’idée d’une Amérique foncièrement ségrégationniste remonte dans son fondement. L’idéalisation suggère un “retour vers le passé”. Le temps passe, mais les “ultraconservateurs”, c’est-à-dire des arriérés, souhaitent revenir clairement à un mode de vie “Amish” tout en gardant l’apport technologique.

Dans ces conditions, les différents réseaux clandestins vont être réenclenchés afin de sauver des femmes ne souhaitant pas une grossesse. En effet, l’abrogation totale des Etats-membres de l’Union n’empêchera pas ces derniers de se faire. Dès lors, il s’agit d’une véritable hypocrisie de la part des Conservateurs du Great Old Party. Il s’agit d’une démonstration d’une certaine puissance, mais les avortements continueront. Ainsi, les personnes qui avorteront pour des raisons diverses risqueront tout de même la réclusion criminelle à perpétuité. Par le passé en France, les “tricoteuses” étaient condamnées à la “peine capitale” (au travers de la guillotine) comme Marie-Louise Giraud et Désiré Pioge.

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La liberté de “procréer” et d’être maître de son corps, c’est le slogan originel féministe : “Mon corps, mon choix”. Le choix de la procréation appartient à la femme. Elle est maître de son destin, mais aussi de la gestion de ses organes. Pourtant, au travers d’une lecture abstraite où les interprétations sont rendus caduques, la question de l’individualisme et du respect de la vie personnelle permet à ces personnes de remettre en cause un pilier de la vie démocratique. En changeant la jurisprudence afin de promouvoir une interdiction, cela laisse songeur. Le “mouvement pro-life” risque de tuer des milliers de femmes au moment où une femme décède toutes les sept minutes d’un avortement clandestin. Ainsi, le “mouvement pro-life” ne défend pas la vie, mais il s’agit d’une organisation sectaire ouvrant la volonté de tuer des femmes au nom d’idées obscurantistes. En défendant sciemment le “crime organisé” au travers des évangélistes, les juges conservateurs ont fait passer l’intérêt des fondamentalistes au-dessus de l’intérêt des États-Unis d’Amérique. En se positionnant dans une lecture partisane et militante de la Constitution, les juges conservateurs ont failli à leur tâche. À partir de là, ce n’est plus des juges, mais bien des politiciens avec un calendrier de “contre-décision” comme le “mariage homosexuel” ou la “contraception”.

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Cela paraît foncièrement inquiétant pour l’image que donne l’Oncle Sam vis-à-vis du reste du monde. Dans un monde multipolaire, l’influence reste de mise sur de nombreux pays. Les conservateurs considérant le devoir de s’attaquer aux droits des femmes s’évertue d’une décision historique. Ce qu’il faut bien comprendre réside dans le fait qu’il s’agit d’une décision “masculine” sur des questions “féminines”. Dès lors, l’idée d’aller dans le sens que voudrait Dieu au travers d’une lecture austère, réactionnaire et sur-interprétative. Ainsi, il ne s’agit pas d’aller dans le sens d’une question éthique, mais d’une affaire de religion. Or, la religion s’avère un pilier pour l’Amérique Blanche. Les évangélistes y tiennent des discours d’une dangerosité importante. Les missionnaires des différents courants portent également des affirmations afin de déstabiliser les différents pays. Légion là-bas, ils commencent à pulluler en France où le “réveil protestant” fait son coming-out. Je connais très bien ces différentes emprises puisque j’ai été dans une église évangéliste. Via mon expérience, j’affirme que le danger religieux provient de ces courants fondamentalistes essayant de mêler la religion et la politique. Pire, ces associations cultuelles prient afin d’avoir un gouvernement le plus compatible avec leurs idées religieuses, c’est-à-dire des idées policées. Je ne parlerai pas du fait qu’elles amassent un véritable pactole afin de poursuivre leurs différents développements pour vivre en communauté.

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Les conservateurs y voient la réaction du phénomène “woke”. Or, en instrumentalisant afin d’augmenter les différentes lois racistes, cela permet de sous-tendre que les “anti-woke” ou plutôt les personnes atteintes de “wokephobie” (il faut comprendre la notion de rejet de la revendication des droits des minorités) de mettre sur le dos de façon “éhontée” sur les personnes et les femmes militant pour l’accroissement du droit des femmes à être maître de leur propre corps. Cette attaque laisse transposer une soumission des minorités et le racisme au travers duquel la société prolifère. La Cour Suprême des États-Unis d’Amérique reste à l’image du Rassemblement National de Marine Le Pen ou de Reconquête d’Eric Zemmour. La dernière décision allait dans le sens de la NRA au travers de la constitutionnalité du droit au port d’arme sur soi par tout temps. N’est-ce pas une vision de créer la terreur ? La Cour Suprême avec le GOP est devenue dans les faits une organisation promouvant les tueries de masse et le “terrorisme de l’intérieur” ou “terrorisme nationaliste”, c’est-à-dire un “terrorisme raciste”.

Cela ne peut que déboucher sur une accélération d’une déconstruction des liens qui font la “nation américaine”. Les amplifications de décisions considérées comme acquises devront (et c’est mon idée) être contournées au travers de la Constitution afin d’inscrire le “droit à l’interruption volontaire de grossesse” dans le marbre. En effet, il en va du progrès au sein d’une société foncièrement malade. Or, la réaction tout azimut dans l’ensemble des pays occidentaux témoigne d’une grande régression pour les femmes. Lorsque la droite conservatrice (Existe-t-il une autre droite ?) prend le pouvoir, ce sont les femmes qui trinquent. Une vigilance accrue devient nécessaire. Rien n’est gagné. Or, la position d’inscrire là-bas un amendement ou ici une réforme constitutionnelle nécessite de trouver un véritable “féminisme” et non du “féminisme washing”.

Le juge Clarence Thomas avance progressivement afin de faire un grand saut dans le passé de près de cinquante ans. Cela démontre objectivement la situation dans laquelle il se trouve. Englué dans les années 1950 – 1970 comme modèle de société, cela transcrit une vision d’être englué dans le passé. Les conservateurs sabrent le champagne y voyant une victoire et certains la consécration d’une lutte de toute une vie. Ironiquement, les “pro-life” sont les mêmes à défendre la peine de mort, c’est-à-dire le “droit de tuer” au travers d’une institution. Les Républicains ne sont plus à une dissonance prête. Autrement dit, il s’agit du droit à protéger ce qui n’existe pas et le droit de tuer ce qui existe. Les évangélistes aux États-Unis d’Amérique sont les islamistes en Orient et Moyen-Orient.

L’extrême-droite religieuse s’attaque toujours aux droits des femmes dès qu’elle possède l’opportunité de le faire. En effet, la lecture littérale de bout de papier permet de sous-tendre des interprétations tendancieuses. La Nation Américaine s’est construite sur le modèle du White Anglo Saxon Protestant. L’idée des Pilgrims au travers d’une approche rigoriste du Christianisme en dit long. D’ores et déjà une lutte pour “les droits civils” va se mettre en place au travers d’une bataille sans pitié contre l’intégrisme religieux.

Cela démontre particulièrement que rien n’est acquis. Il s’agit dans les faits d’un “combat quotidien”. Nul ne peut se reposer sur les lauriers. Le combat sera long.

Une crise systémique au sein de la Cinquième République

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Emmanuel Macron dans son allocution aux Français d’hier soir s’est adressé en filigrane aux députés. Pourtant, il suffisait de convoquer le Congrès à Versailles afin qu’ils puissent y faire un discours. Or, faute de courage, faute d’amour pour la République, il a préféré s’adresser aux législateurs indirectement. Cela témoigne d’une profonde amertume. En effet, le président a perdu son pari dans le cadre de la chambre basse du Parlement. Il avait mis ses députés choisis et triés afin de disposer d’une majorité absolue.

Ayant perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale dans le cadre d’un scrutin uninominal à deux tours, le véritable enjeu réside dans le fait d’élaborer des lois au travers d’un ensemble de compromis. Or, la majorité relative ne sait guère utiliser ces éléments. D’ores et déjà, l’allocution représente une forme de désaveux terrible pour le système présidentialiste à la Française. Une crise inédite sous la Cinquième République voit le jour. Elle risque de durer dans le temps.

Aucun parti politique ne souhaite gouverner. Élisabeth Borne avait pourtant remis sa démission au président de la République afin justement de former un nouveau gouvernement. Or, le président de la République l’a refusé. Cela témoigne d’une entorse aux différents us et coutumes dans la vie politique de la République. À partir de ce moment précis, le président de la République a choisi la “crise politique” comme moyen de gouvernance. De ce fait, il s’avère nécessaire de choisir entre le “bloc républicain” et le “bloc bourgeois”. Le “barrage républicain” se retrouve à partir de ce moment-là tombé aux oubliettes. Dans ce sens, il convient d’affirmer sciemment et en toute objectivité que les castors se retrouvent dans une dynamique où leur volonté s’est envolée. Il s’agissait en réalité d’une manœuvre afin d’accélérer l’union des droites.

Le fameux castor est même allé jusqu’à proposer une alliance avec le Rassemblement National de Marine Le Pen. Cela permet de soutenir clairement une vision d’ensemble du “front” ou “barrage” face aux ennemis de la République. Il y a quelques années, je disais que “voter Macron, c’était voter Le Pen”. Certaines personnes dans mon entourage raillaient profondément cet état d’esprit voyant une forme de “gauchisme”. Or, il s’agissait d’une forme de prémonition claire, voyante et absolue. Avoir plus peur de la “gauche radicale” que d’un parti ayant l’héritage au travers de la collaboration avec les nazis pose un véritable problème démocratique. En l’espace d’une vingtaine d’années, le problème n’est plus devenu de l’extrême-droite qui fut dédiabolisée, normalisée et mis sous forme d’une respectabilité dangereuse. Ainsi, la question demeure dans les faits qu’un parti ayant souhaité s’allier avec l’extrême-droite se doit d’être mis en dehors du champ républicain.

La lutte contre “les extrêmes” vantée par Emmanuel Macron et Élisabeth Borne aura permis en tout point d’éclaircir la position républicaine de “renaissance”. Il semble nécessaire de souligner que le choix de “renaissance” s’inspirant certainement de “Renew” au niveau européen possède une histoire au sein de l’extrême-droite. En faisant ce choix, les partisans et soutiens du mouvement présidentialiste admettaient par volonté la compatibilité avec l’Extrême-droite. La dialectique dispose d’un sens. Les castors ont acté des faits : Macron et Le Pen roulent pour les mêmes idées avec simplement un enrobage différent.

Ensuite, le gouvernement actuel refuse de passer au travers d’un “vote de confiance” comme c’est le cas dans le parlementarisme à la Française afin de donner une légitimité parlementaire. Faute d’usage de cet outil indispensable à la vie parlementaire et politique, la crise ne peut que s’accentuer de jour en jour. Le blocage des institutions débouche sur une volonté de poursuivre le programme pour lequel Emmanuel Macron a été élu. Pourtant, tout le monde sait très bien qu’il ne pourra pas appliquer son programme issu du cabinet de McKinsey. Le président dans une trop forte estime de lui-même a regretté ne pas avoir la majorité absolue dite “solide”. Les réformes devront progressivement passer les unes après les autres au travers d’un système d’alliance dans le cadre d’un contrat de gouvernance ou des réformes taillés sur pièce. Les différentes prérogatives de la Constitution permettent dans ce point d’utiliser des mesures autoritaires à l’image d’une “monarchie présidentielle” comme les ordonnances, le 49.3, etc.

Au contraire, Emmanuel Macron a toujours voulu d’un groupe parlementaire caporalisé en rebus de toutes les lois concernant le “mandat impératif”. Les éléments de langage tendent naturellement à sous-entendre qu’au travers toujours de la Constitution, la position du mouvement “ensemble !” (résultant d’un plagiat du parti Ensemble) se retrouve progressivement dans une dynamique dangereuse. La machine s’enraye, la machine se retrouve dans une situation inédite. La question résulte de savoir si la façon de gouverner de la présidence de la République va changer de fond en comble ou s’il y aura de simple rustine afin de poursuivre l’effort financier pour soutenir les entreprises, les actionnaires et les plus aisés. À partir de ce moment précis, une crise institutionnelle nécessite une forme d’introspection profonde, mais aussi de trouver des solutions au cadre de la Cinquième République. Je pense sincèrement que nous devons changer de République afin d’aboutir à un véritable système parlementaire afin de faire entrer la France dans les “grandes démocraties” et non plus dans une “République bananière”.

Un quinquennat axé sur l’austérité et la violence

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Emmanuel Macron a été élu, certains sont soulagés, mais pas moi. Je crois sincèrement que l’extrême-droite et le fait que ses idées progressent dans la société permettent de dissocier deux éléments : la bataille électorale et la bataille des idées. Or, si l’extrême-droite perd chaque élection présidentielle depuis près de 20 ans, son score est passé de 18 à 42 %. Cela signifie que nous sommes passés d’un à deux personnes sur cinq souhaitant en finir avec la République, la Démocratie libérale et revenir à l’époque préhistorique.

La volonté de Marine Le Pen comme de ses alliés réside dans l’idée de revenir à la volonté d’un nationalisme voulant rompre avec le pacte républicain. Des personnes comme Nicolas Sarkozy ont clairement voulu faire progresser le Rassemblement National en soutenant que “Marine Le Pen est compatible avec la République“. Dans ce sens, il convient de sous-entendre que la droitisation engendre naturellement une fracture au sein de la République y compris chez les autoproclamés de la “droite républicaine”, dont on sait qu’au travers d’Eric Ciotti et Valérie Pécresse se sont accaparés la “théorie du grand Remplacement” du néo-nazi Renaud Camus. Il semble nécessaire de rompre avec cette vision que le suprémacisme blanc et ses axes antisémites tout comme antimusulmans en disent long. Ainsi, la “droite Pécresse” tout comme la “droite Ciotti” ne peut combattre l’extrême-droite. Une raison est simple, ils sont l’extrême-droite ultralibérale pro-européenne. Le ralliement à Emmanuel Macron se targue d’être une vitrine pour sauver les meubles.

Dans ce sens, il convient de comprendre la ligne de démarcation entre la position républicaine et les sépératistes antirépublicains devient de plus mince. Ainsi, il convient d’admettre que la République sera en sursis pour les années à venir. La mise en demeure que souhaitent les réactionnaires, les obscurantistes et les adeptes du Moyen-âge devient imminent. Les visions s’orientent sciemment vers une volonté de broyer les pauvres, s’attaquer aux travailleurs, harceler les syndicalistes, humilier les précaires afin d’extirper le dur labeur pour enrichir une classe dominante, dont sa girouette politique s’oriente là où l’exploitation est la règle. Elle n’est ni républicaine, ni européenne, elle est bourgeoise, car la bourgeoisie sait très bien les dimensions de son fonctionnement réside dans la spoliation via le surtravail (ou la plus-value).

D’ores et déjà, les partisans d’une Europe fédérale devront clairement admettre que le projet sera progressiste ou orienté vers une vision d’un “patriotisme européen” voir d’un “nationalisme européen”. Dans ce sens, les éléments commencent à se mettre en évidence au travers des accointinence entre la macronie et l’extrême-droite. De cette manière, la construction européenne (telle que je l’entends) risque de prendre du mordant dans la tête et du plomb dans l’aile. Ainsi, il semble nécessaire de voir que la bataille contre l’extrême-droite ne se réalise pas seulement dans les urnes, mais bien quotidiennement, notamment contre ses idées. Nous le voyons très bien que sur cette dernière question, la bataille s’avère très longue, et cela, s’inscrira nécessairement dans une vision de démasquer chaque proposition de l’extrême-droite. À partir de ce moment-là, l’idée qu’un gouvernement puisse appliquer les idées qu’il trouve “bon” pour la France en dit long. Le barrage commence à fuir doucement sur le côté droit.

Nemesis, collectif féminin suprémaciste blanc soutenant le ministre antilaïque Jean-Michel Blanquer

Le groupe séparatiste foncièrement raciste Nemesis proche de Marine Le Pen avec Jean-Michel Blanquer. L’extrême-droite a réussi là où personne n’avait fait. Ainsi, Nemesis peut se pavaner, mais elle soutient le présumé violeur comme Gérald Darmanin. Chacun sa priorité finalement, mais cela montre clairement l’axe flou en ce qu’il concerne la présidence réélue : soutenir le suprémacisme blanc avec enrobage d’antisémitisme et violemment antimusulman. Le communautarisme ethno-différentialiste en dit long au sein de la macronie. Il semble nécessaire de rappeler que le ministre opposé à la laïcité et pour la privatisation de l’école au profit des écoles séparatistes catholiques en dit long. L’extrême-droite a peut-être perdu les élections, mais cela démontre que ses idées en sortent vainqueurs.

Le ministre de l’Éducation nationale se dit avoir été piégé par le collectif féminin, mais cela en dit long sur la supercherie de son argumentation. Il semble nécessaire d’assumer à un moment donné.

La question réside dans le fait suivant : Emmanuel Macron et sa clique, va-t-il encore jouer avec le feu en soufflant sur les braises de l’extrême-droite ? Va-t-il enfin comprendre que cette dernière soutient les idées macronistes ? Ces questions détermineront sur quelle droite, la majorité va gouverner et il y a de quoi avoir peur. Le président de la République a soif de pouvoir et il va réprimer dans le sang les manifestations avec des soldats lepéniste clairement radicalisés (antiouvriers et pro-patronat) souhaitant en finir avec le prolétaire pour une soumission totale. Le quinquennat sera difficile.

Enfin, il incombe de voir que le nationalisme comme porte-étendard de la guerre multiforme (de classe, raciale, ethnique…) se porte bien au travers de différents modèles ultracapitalistes. Les gagnants n’auront pas à craindre l’arrivée de l’extrême-droite. Leurs idées sont déjà appliquées au niveau national et inscrites dans les différents codes et lois en vigueur. Rien ne changera pour nous les prolétaires si ce n’est une vision toujours plus oppressive.

Lutter contre l’extrême-droite pour ne jamais oublier

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Nul ne pourra dire qu’il n’était pas au courant de la manière, dont se jouent les élections présidentielles. Je vis la lutte contre l’extrême-droite depuis plus d’une dizaine d’années, c’est-à-dire à partir du moment où j’ai commencé milité. Certes, il m’est arrivé de faire des bourdes comme chacun. Toutefois, j’assume pleinement ma position de militant progressiste, c’est-à-dire de combattre quotidiennement non pas une vitrine, mais l’intégralité des différentes idées.

Dès lors, il convient d’admettre que cette bataille sur le terrain des idées se réalise au travers d’une déconstruction minutieuse. De ce fait, le bulletin de vote dans l’urne se traduit clairement ne permet à aucun moment de se mobiliser. Il s’agit d’une valse sur le « politiquement correct ». Les libéraux reprenant une grande partie du programme identitaire, sécuritaire et social savent très bien qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore. La réalité se traduit dans les faits par une « lepénisation » progressive de la macronie. En partant de ces éléments, les polémiques identitaires tous les trois mois s’enracinent à grappiller quelques voix à l’extrême-droite, mais cela caduque le fait de poser la stature d’Emmanuel Macron comme le sauveur.

Je le vois bien autour de moi, la crainte s’installe de façon progressive. Les personnes ont peur, ils savent très bien que le fait d’avoir l’extrême-droite au pouvoir déclenchera une réelle « guerre civile ». La démocratie de la Cinquième République n’a pas été pensée pour être un rempart contre l’extrême-droite, mais uniquement d’asseoir un « roi » ou une « reine » tous les cinq ans. Qu’on se console, ce n’est à aucun moment le président qui fait la politique, mais bien le Parlement, dont le mode de scrutin laisse songeur puisque la représentation nationale est mise à mal au travers des circonscriptions. Mais, le parti du président sortant y est retissant. Chacun assumera s’il est vraiment « démocrate » ou pas.

En banalisant sans cesse ses idées politiques, les politiciens néo-socialistes, néo-laïcs et néo-conservateurs ont réussi à « républicaniser » la perspective fasciste. Il convient de retrouver la réalité de l’ascension de Benito Mussolini, celui-ci se disait également « républicain » avant de prendre le trône pour y installer une dictature que certains historiens qualifient de « totalitaire ». L’usage d’une dialectique inscrite dans le corpus réactionnaire ne peut qu’ouvrir les vannes de l’extrême-droite. Dès lors, je crois sincèrement qu’il va falloir qu’Emmanuel Macron change de braquet, change de méthode.

Dans le même temps, je crois effectivement que son refus de débattre avec les autres candidats s’enracinent progressivement dans une « mégalomanie » de fond. Il est animé par une vocation tel le chanoine de Latran. Il porte un projet de société que sa base ne connaît pas. On peut dire que tous les doutes sont permis. De plus, il convient de souligner que le Maccarthysme ambiant se traduit sincèrement comme je peux le voir chez Volt par une droitisation de la société : Jean-Luc Mélenchon est l’extrême-gauche, mais Mitterrand (en 1981) avec un programme plus à gauche, c’est la « gauche de gouvernement ». Comprendra qui voudra. Il va falloir admettre que sans la « France Insoumise », Emmanuel Macron ne sera pas réélu. D’ores et déjà, il convient de faire comprendre aux macronistes que leur sectarisme risque de conduire l’ensemble de la France dans les mains de l’extrême-droite.

Les mesures « anti-sociales » afin de construire la « France du 21e siècle » basées sur le programme entre autres de l’extrême-droite laisse deux formes de lutte : 1/ la bataille des élections ; 2/ la bataille des idées. Dans cette dernière perspective, il convient de s’assurer de différents éléments : jamais l’extrême-droite n’avait été aussi puissante. L’approche d’Antonio Gramsci au travers de la dimension culturelle laisse présager que l’extrême-droite s’est même offert le luxe d’avoir deux partis politiques : l’un centré autour de la nation, l’autre autour de l’ethnie.

Dans cette dimension, il me faut réitérer que je suis « communiste ». Je ne lâcherai pas mes idées. Il convient de dire que les faits semblent têtus. Or, le « communisme en France » soutient nécessairement un réel progrès, là où le progrès n’avance pas. Enfin, il aurait fallu dissoudre le Front National à la racine. Les politiciens continuent progressivement de l’utiliser comme un épouvantail. À la fin, celui qui joue avec le feu finit par se brûler. Instrumentaliser l’extrême-droite, c’est légitimer l’extrême-droite.

Le Front Progressiste pour barrer la route aux fascismes

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Le fascisme est une hydre à plusieurs têtes. La montée idéologique de l’extrême-droite se diversifie au sein des nombreux courants politiques et parfois de façon antagoniste. Le “barrage Républicain” depuis des dizaines d’années ne fonctionne plus, il est temps de laisser place au “Front Progressiste”.

La mort du “barrage républicain”

La thématique d’un fascisme avec différentes ramifications peut laisser place à la vision trotskyste du “social-fascisme” 1 . Longtemps critiquer par les partisans d’un “barrage républicain”, nous sommes désormais face au mur. L’idéal de la Cinquième République ne séduit plus au sein de la population. Dans le même temps, nous assistons progressivement à une rupture démocratique dans les élections territoriales (mairie, conseil départemental et régional, et européen).

Toutefois, même dans les élections présidentielles et législatives, le vote ne convainc plus. Dès lors, l’abstention devient la matérialisation d’un mal-être généralisé au travers d’un refus de la participation à ce moment démocratique ou encore d’une indifférence à ce qu’il se passe au niveau politique. Un certain nombre de charlots de commentateurs font le jeu de la subjectivité en condamnant les abstentionnistes. Ces godillots, auto-proclamés comme spécialiste de la politique déresponsabilisent les intervenants du système politique. Ainsi, l’abstention n’a jamais permis de voir d’une manière quelconque dont elle participerait à la hausse de l’extrême-droite. 

Dans le “même temps”, de nombreux partis politiques qui appartenaient hier au barrage Républicain dérivent progressivement vers le néofascisme. Ainsi, le naufrage risque d’être d’une brutalité lorsque le barrage va céder. Il convient de désigner d’une manière ou d’une autre qu’il est mort. L’heure est venue de faire un deuil afin de progresser sous la mise en application d’un “front progressiste”.

La lepénisation de la société

Le développement du “front progressiste” s’articule comme son nom l’indique sur des bases de progrès. Il convient dès lors de définir ce qu’il incombe derrière cette notion de “progrès”.

La rhétorique bourgeoise consiste à défendre la question de la République et rien que la République. Pour autant, la dédiabolisation de l’extrême-droite au travers d’une incorporation des idées politiques dans la sphère publique par les partis bourgeois démontre d’une manière ou d’une autre que le “barrage républicain” déborde. Ainsi, la France peut se réveiller au travers de l’extrême-droite sous couvert de la République et du progrès. Dans le même temps, le progrès dans les politiques publiques n’est point le même entre le “monde du travail” et le “monde du capital”. Ainsi, les “luttes sociales” demeurent fondamentales tout comme inhérente à la dynamique du progrès pour les premiers, alors que les seconds se fixent sur les “luttes sociétales” comme moteur de progrès pour l’ensemble de la société à savoir : le mariage pour tous, la PMA pour les couples lesbiens, etc. Toutefois, il serait ambigu de dire que le progrès du camp social ne prendrait pas en compte les “réformes sociétales”. De ce fait, le programme politique de la bourgeoisie qui se réclame des luttes sociétales reste le même que celui de l’extrême-droite concernant l’approche sociale : destruction de toutes les “conquêtes sociales” afin de laisser le marché prendre le pas. Dès lors, d’une bourgeoisie à une autre, la question fondatrice demeure le “libéralisme économique”.

Quant au libéralisme philosophique, il s’efface progressivement. D’ailleurs, la pêche de différentes personnalités au sein de l’extrême-droite comme Nathalie Loiseau, ancienne du GUD 2 ou encore Gérald Darmanin, ancien de l’Action Française3 ne laisse pas indifférent. Dans ces conditions, on ne peut faire confiance à la bourgeoisie comme moteur du progrès. Ainsi, le seul progrès qui vaille est celui du “monde du travail”. Toutefois, dans les conditions actuelles du confusionnisme et du complotisme d’une partie du “monde ouvrier”, il semble nécessaire de garder une ligne orthodoxe en matière de défense du progrès via la lutte des classes.

Ensuite, je constate de façon très claire que le repli nationaliste et souverainiste de tous les pays au travers de la montée de l’extrême-droite et de la droite nationaliste tout comme la gauche populiste4 se targue certes d’une approche clairement différente de la souveraineté. Les fascistes ont une notion de souveraineté de type nationale alors que la gauche populiste s’inscrit dans une logique populaire. Nonobstant cette différence significative, il convient de souligner qu’il n’y a pas une seule seconde sans que cela ne puisse se traduire par un mal-être généralisé au sein d’une crise sociale, économique et culturel 5. 

Les partisans d’un ultralibéralisme à la carte se targuent d’être une tangente. Pour autant, nous le savons très bien se replie identitaire ne permet qu’au capitalisme de se maintenir. Les différents mécanismes pour faire barrage à l’extrême-droite s’inscrivent dans un cadre républicain. Or, nous constatons depuis près de quarante ans : une lepénisation de la société. Ainsi, le décalage progressif vers l’extrême-droite fait que des personnalités qui ont participé au front républicain se retrouve au sein de l’extrême-droite comme Thierry Mariani. Le barrage républicain n’a plus de sens en raison des différents mercato politiciens et des passages progressifs vers l’extrême-droite par pur opportunisme. 

Toutefois, l’idée de combattre rigoureusement l’extrême-droite a du plomb dans l’aile dans une époque clairement néofasciste et néoconservatrice. D’autant que la métaphore du barrage consiste à retenir progressivement les eaux, mais face à une cohésion très claire de l’augmentation du niveau de l’eau, même si ces dernières années, cela a tendance à stagner. Il convient de dire que le barrage sert surtout à produire de l’électricité en recyclant l’eau. C’est exactement ce qu’il se passe : le Rassemblement National stagne, mais ses idées sont entièrement diffusées au sein de la société au travers des politiques publiques. Dès lors, le barrage républicain semble clairement inefficace. Ainsi, il convient de souligner qu’il y a une autre façon de voir les choses au travers d’un changement de dialectique. Il semble nécessaire de ne plus parler de “barrage”, mais de “front”. En effet, nous sommes en guerre contre l’extrême-droite de façon idéologique, mais aussi au travers des partis, des associations et des groupuscules. Le faire de devoir voter entre le moins pire, mais qui finalement adopte les mêmes politiques interroge.

Les différents courants bourgeois s’entraident malgré les divergences

Ainsi, il me semble nécessaire de voir que nous n’avons rien à attendre à la bourgeoisie d’une manière ou d’une autre. Pire ! Dans les périodes de crise, il agite l’épouvantable drapeau de l’ordre et de l’autoritarisme afin de garder démocratiquement ses privilèges. C’est d’ailleurs une des variables en ce qu’il concerne la mutation et la transformation des classes sociales entre la féodalité et le passage vers le capitalisme.

La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d’autrefois.6.

Ainsi, j’assiste d’une façon clairement impuissante à la montée du racisme peu importe la forme (dont l’antisémitisme), le rejet de la devise républicaine tout comme de l’universalisme, de la réécriture de l’Histoire afin de créer un récit national, etc. Dans ces conditions, nous ne pouvons nous associer au “parti de l’ordre” :

Dans son programme électoral, le parti de l’ordre proclama directement la domination de la classe bourgeoise, c’est-à-dire le maintien des conditions d’existence de sa domination, de la propriété, de la famille, de la religion, de l’ordre ! 7

La classe dominante l’a bien comprise : les dictatures à parti unique ne font guère rêver. Ainsi, la lente transformation d’un modèle où la “philosophie libérale” tend clairement à replacer une version hybride sous la forme d’une “démocrature”. Ainsi, l’apparition des élections ne constitue qu’un moyen pour asseoir une logique autoritariste. En effet, la volonté de correspondre aux électeurs permet de créer une dérive par des régimes dictatoriaux tout en gardant l’apparence d’une démocratie au travers seul mécanisme de vote. Il s’agit d’une démonstration assez radicale que le vote ne permet pas la démocratie. Il semble clairement nécessaire de voir que la “séparation des pouvoirs”, le respect de “l’Etat de droit”, l’indépendance de la presse sont autant d’éléments clairement bafoués. 

Les pays d’Europe de l’Est ont criminalisé le communisme pour des raisons qui peuvent apparaître cohérentes au vu de l’Histoire de la stalinisation. Pourtant, les apprentis dictateurs comme Òrban & co mettent en application le stalinisme sous l’angle d’un capitalisme radical reprenant le processus stalinien : 

Jusqu’à quel point la politique socialiste de la classe ouvrière peut-elle être appliquée dans les conditions économiques de la Russie? Il y a une chose que l’on peut dire avec certitude : elle se heurtera à des obstacles politiques bien avant de buter sur l’arriération technique du pays. Sans le soutien étatique direct du prolétariat européen, la classe ouvrière russe ne pourra rester au pouvoir et transformer sa domination temporaire en dictature socialiste durable 8

Finalement, la phase de transition devrait déboucher sur une interdiction des signes capitalistes dans l’ère post-capitaliste de ces pays-là lorsqu’ils seront sortis de l’endoctrinement de la haine de la démocratie et de l’Europe.

La problématique réside en Occident comme l’une des façons la plus particulière au niveau de l’avancée des démocraties libérales. Toutefois, nous avons vu que l’impérialisme empêche par ses différents de pression et les technologies modernes en matière d’expansion de l’économie capitaliste. Ainsi, le lecteur a compris à partir de ce moment-là que le modèle de la classe dominante avait différents recours y compris à des régimes autoritaires. Ainsi, la question de décortiquer la démocratie ouvrière et la dictature du prolétariat devient un élément majeur.

Dépasser la démocratie libérale

La question de la démocratie libérale peut paraître impromptue pour de nombreux prolétaires souhaitant rapidement en finir avec le capitalisme. La volonté sociale-démocrate apparaît dès lors comme la construction du mouvement ouvrier, c’est-à-dire à l’ère du XXIe : le salariat, dans sa phase initiale. Toutefois, la position ne relève pas d’une volonté de créer une politique sociale-démocrate, mais bien une politique pour construire le socialisme. En effet, la social-démocratie est incapable de créer un politique pour amener vers le socialisme. La défense des valeurs de la République tout comme la démocratie au sens d’une “République Sociale” comme la vision primitive de créer d’une certaine manière afin de créer les conditions fondamentales pour la transformation d’une démocratie libérale vers une démocratie ouvrière. Ainsi, la promotion de la démocratie libérale comme élément nécessaire dans le cadre de la construction d’un “monde libre”.

La démocratie libérale

La démocratie au sens libérale telle que nous la connaissons en Occident se traduit d’une façon ou d’une autre par des valeurs. En effet, les grands philosophes ont imprégné la mise en place d’une pensée clairement individualiste afin de créer une émancipation collective tout en étant au niveau de l’unité indivisible.

Le “libéralisme philosophique” permet de faire bloc vis-à-vis des démocraties autoritaires, c’est-à-dire des régimes hybrides ou encore la lutte de fond contre le totalitarisme de type étatique tel le fascisme, le nazisme ou encore le stalinisme. En effet, la pensée libérale au sens, stricto sensu, crée une barrière intellectuelle et libérale. 

Le nationalisme au niveau de l’atomisation de l’individu fait passer l’intérêt supérieur de la Nation engendrant de facto une perte absolue des droits individuels et collectifs. La construction de ces dictatures se forge sur un “récit National” 9 taillé sur pièces afin de donner un “élan victorieux” à ces dictatures dans le cadre d’une violence inouïe. Le libéralisme au travers de la “séparation des pouvoirs”, le “parlementarisme” (quand bien même il est bourgeois) ; la liberté de la presse, de manifester, de circuler, de penser, de croire ou pas, etc. Tous ces éléments matérialisent des contre-pouvoirs importants afin d’éviter que la “tyrannie de la majorité” (des électeurs) ne dérive pas vers un pouvoir despotique.

Le libéralisme en période de crise devient un pilier comme base que la “gauche radicale” doit défendre. En effet, le libéralisme ne se résume point à la question uniquement de l’économie, mais il s’agit d’un ensemble de valeurs que nous devons défendre afin qu’elles deviennent un socle pour la construction du socialisme, mais aussi de créer un front contre les idées de l’extrême-droite. Il convient de souligner que les démocraties libérales interviennent à un moment donné précis de l’Histoire. Toutefois, la “philosophie libérale” au sens des libertés individuelles peut que déboucher sur une société ouverte. Par ailleurs, il convient de souligner que la plus grande régression en matière de ces dernières. En effet, le progrès qui peut découler des sociétés libérales peut être un rempart. Dans le même temps, elle est un outil de prise du pouvoir par les mouvements antilibéraux au sens que ces derniers ne défendent pas.

Dès lors, il convient de faire “l’apologie” de la démocratie libérale afin de fonder les bases d’une démocratie solide qui ne s’écroule pas à chaque tempête ou au tremblement de terre. En effet, ce modèle advient sur les bases permettant de créer des délégués au peuple (je sais, cela fait très marxiste.) et non des élus avec les privilèges, dont ils disposent dans le cadre de la France surtout. Ainsi, les délégués permettent de représenter réellement les formations politiques et les courants transcendant la politique. Or, le verrou reste la Constitution. En effet, il ne s’agit pas de vouloir la fin de l’Etat de droit comme le souhaitent les partisans du totalitarisme. Toutefois, la surenchère légaliste intervient à un moment donné où le libéralisme philosophique laisse place aux libéraux économiques. Ainsi, les “religieux” d’hier sont restés d’une certaine manière dans une transition d’époque.

Si la fondation d’un Etat de droit écrit au travers des lois et des jurisprudences (dans le cadre des interprétations des lois) permet de s’assurer qu’elles sont les mêmes pour toutes et que leur application s’inscrit dans une interprétation que donnera le pouvoir judiciaire. La Justice (dont le Conseil Constitutionnel) permet entre autres de créer un espace afin de faire respecter les différentes lois dans leur esprit ou de retoquer certaines lois lorsqu’elles sont désaccord avec la Constitution.

La démocratie sous le néolibéralisme

Le néolibéralisme ne cesse de gagner des batailles. Il apparaît victorieux. Toutefois, la plus grande défaite que les salariés peuvent ressentir s’inscrit typiquement dans le cadre de la démocratie qu’ils devraient défendre. Sauf que le néolibéralisme n’utilise que la démocratie comme un vecteur pour imposer “les réformes structurelles” afin d’établir la “contre-révolution” 10. Ironiquement, nous parlons de “libéralisme” pour le mouvement conservateur. Dans les faits, il semble nécessaire de voir que le Parlement n’est qu’un moyen pour appliquer la grande régression au niveau des droits démocratiques. La question de l’universalisme se pose également au travers de la mécanique de l’application du droit. En effet, les exceptions sont tellement nombreuses que l’on peut se demander si la République telle qu’elle est conçue est encore universelle.

Enfin, il convient d’être des bâtisseurs du “nouveau monde” afin de faire rayonner la démocratie. Cependant, une question me vient : peut-on être libéral sur le plan philosophique et marxiste sur le plan politique ?

Démocratie ouvrière vs dictature du prolétariat

Le “marxisme-léninisme” (ML) a laissé une emprunte indélébile dans les pays de l’Est de l’Europe. Loin sans faute, si l’apport de Lénine aux différentes théories reste important, sa mise en pratique reste une véritable barbarie et ne débouche que sur du totalitarisme. Toutefois, il semble très clair de voir que d’autres courants au sein du communisme ont pu voir le jour au travers d’une vision réaliste de la démocratie. Ainsi, il semble nécessaire de ne pas tout mélanger au sein du communisme. Pour autant, la marque indélébile du ML tend justement à mettre en avant que le communisme ne porterait que la barbarie et la dictature. Il convient de souligner que les dictatures se revendiquant du communisme11 n‘aide pas vraiment à changer de regard sur la chose. Cependant, les détails ont une importance : le communisme sans la démocratie n’est qu’une supercherie. Dans le même temps, les dictatures communistes génèrent une très forte réaction au sein de la société au travers de mouvement d’extrême-droite, nationaliste et néoconservateur. Là, où les dictatures se revendiquant du communisme sont passées, tout est à reconstruire sur le plan des libertés individuelles. La transition vers une démocratie libérale comme point d’ancrage à l’évolution d’une société communiste demeure nécessaire. Toutefois, il convient de souligner si nous nous posons des questions sur la question d’une Assemblée Nationale ou d’une République des Conseils12.

L’évolution du courant communiste dans les masses

La question qu’on peut se poser réside dans le fait si les deux théories que nous aborderons plus bas se résument d’une manière ou d’une autre à l’évolution progressive des idées socialistes et communiste au sein du prolétariat (qui s’est transformé dans un salariat). En effet, la prise du pouvoir par le prolétariat dans sa globalité peu importe le secteur d’activité demander de créer une confédération prolétaire et une “Union Populaire” comme le souhaite le sinistre Jean-Luc Mélenchon13. Ainsi, il claire et net de se poser la question de Rosa Luxemburg : Les masses sont-elles “mûres”14 ? Dans le contexte de la montée en puissance du néolibéralisme au travers de réformes très grandes réformes structurelles anti-salariales et anti-prolétaires, la réplique devrait se solder d’une manière ou d’une autre par un grand mouvement vis-à-vis du monde du capital et la remise en cause même du capitalisme. Ainsi, la structuration des masses intervient à un moment phare de la vie politique.

Dans le contexte de la montée en puissance du néolibéralisme au travers de réformes très grandes réformes structurelles anti-salariales et anti-prolétaires, la réplique devrait se solder d’une manière ou d’une autre par un grand mouvement vis-à-vis du monde du capital et la remise en cause même du capitalisme. Ainsi, la structuration des masses intervient à un moment phare de la vie politique. Toutefois, cette dernière subit les différentes lois visant à flexibiliser le marché du travail au nom d’une hypothétique “flexisécurité” et en même temps permettent la libéralisation de l’économie. Ainsi, il apparaît dans cette dernière que les obstacles visant à la construction d’un mouvement politique de classe multiforme et dans sa diversité doivent permettre de créer un vaste front contre le capitalisme. En effet, le capitalisme et la classe dominante portent en eux : le néofascisme. À l’heure des réseaux sociaux, la question syndicale demeure l’élément moteur. De ce fait, l’idée à propos d’un parti guidant les salariats, mais d’un “front progressiste” avec ses valeurs.

La question de l’évolution dans les masses du courant socialiste15 et communiste se traduit d’une manière ou d’une autre par la question du rapport de classe vis-à-vis du capital. Le contexte actuel se résume à une vision en faveur des néolibéraux. Ainsi, il semble nécessaire de citer une nouvelle fois Rosa Luxemburg :

La révolutionnaire allemande lancera également :

C’est seulement au travers des combats de la révolution que le prolétariat accédera à une pleine maturité, dans tous les sens du terme 16

La vision qui s’en dégage se résume à la construction du socialisme de façon universelle. Ainsi, il me semble pessimiste de voir que les partis néolibéraux et conservateurs mènent l’agenda politique. Dans le même temps, il appartient d’une façon ou d’une autre à voir que la “contre-révolution conservatrice” avance à pas double. La classe dominante fait sauter les verrous les uns après les autres. 

La question des masses renvoie également à la logique de l’Internationale, c’est-à-dire de la révolution globale en opposition avec la construction du “socialisme dans un seul pays”. Rosa Luxemburg lancera un signal d’alarme prévenant du risque qui s’inscrivit de la démarche de Lénine et de Staline :

Mais, internationale par sa nature même et dans son essence profonde, la politique de classe du prolétariat ne peut être réalisée que sur le plan international. Si elle se limite à un seul pays tandis que les ouvriers des autres pays pratiquent une politique bourgeoise, l’action de l’avant-garde révolutionnaire est dévoyée dans ses conséquences ultérieures17.

Toutefois, l’idée même du socialisme appartient à une manière ou d’une autre à la vision du futur puisque cela fait des siècles qu’elles existent. Toutefois, elle s’adapte par rapport aux différents contextes. Ainsi, la révolution prolétarienne ne demeure plus une utopie, mais une façon d’appliquer la rigueur du matérialisme et du socialisme scientifique 18, il semble nécessaire de voir la question de la transformation du socialisme comme le dit de façon concrète, Rosa Luxemburg :

La révolution prolétarienne commencée aujourd’hui ne peut avoir d’autre but et d’autre résultat que la réalisation du socialisme. La classe ouvrière doit avant tout essayer de s’emparer de toute la puissance politique de l’Etat. Pour nous, socialistes, ce pouvoir politique n’est qu’un moyen. Le but pour lequel nous devons employer ce pouvoir, c’est la transformation fondamentale de tous les rapports sociaux.

Aujourd’hui, toutes les richesses, les plus grandes et les meilleures terres, les mines, les machines, les fabriques, appartiennent à quelques grands propriétaires et grands capitalistes. La grande masse des travailleurs ne reçoit d’eux qu’un misérable salaire pour les empêcher de mourir de faim, en échange d’un pénible travail. La société actuelle a pour but l’enrichissement d’un petit nombre d’oisifs.

Cette situation doit changer entièrement. Toutes les richesses sociales, le sol et le sous-sol avec tous leurs trésors, toutes les fabriques, tous les instruments de travail doivent être enlevés aux exploiteurs. 19

Enfin, les alternatives au capitalisme ne manquent pas, mais il faut se le dire : le socialisme peut importe sa forme (après cela se débat) reste l’alternative absolue au capitalisme enclenchant directement la démocratie ouvrière.

Si on craignait de suivre cette voie, la seule possible, il ne restait d’autre ressource que de renoncer complètement à la lutte et a toute politique inspirée des principes du parti, c’est-à-dire renoncer à toute lutte politique. 20

Ainsi, après parler de la question de l’organisation du prolétariat, il semble tout à fait nécessaire de parler de la question de la mise en application d’une démocratie ouvrière qui serait la forme la plus absolue de la démocratie.

La démocratie ouvrière

La position de Rosa Luxemburg est sans nul doute la plus aboutie en ce qu’il concerne la “question de la démocratie”. En effet, la révolutionnaire allemande ne se bat simplement pour renverser les antagonismes de classes, mais aussi pour approfondir la question de la démocratie. Ainsi, la démocratie ouvrière telle qu’elle est conçue par Rosa Luxemburg devient un des piliers fondateurs en ce qu’il concerne la mise en pratique du socialisme scientifique21. Toutefois, la démocratie ouvrière ne peut se mettre en place sans les fondements mêmes de la démocratie bourgeoise et de la société capitaliste. Il convient sans nul doute de souligner d’une certaine manière que l’idéal ne fait plus guère référence à l’utopie, mais bien au pragmatisme qui en découle afin de laisser une forme de “démocratie réelle” pour paraphraser Karl Marx. On reprendra ces termes pour compléter nos propos :

La plus grande conquête de la lutte de classe prolétarienne au cours de son développement a été la découverte que la réalisation du socialisme trouve un appui dans les fondements économiques de la société capitaliste. Jusque là le socialisme était un “idéal”, l’objet de rêves millénaires de l’humanité ; il est devenu une nécessité historique. 22

La question de fonder le socialisme se traduit dans les faits par la mise en place d’une démocratie digne de ce nom. En effet, la question de la dictature du capital laisse entrevoir que malgré la différenciation entre les différents partis politiques, la notion demeure la même. En effet, il incombe de mettre en place révolution prolétarienne afin de justement de recréer les éléments nécessaires pour le passage démocratie pleine et entière. Ainsi, le socialisme sans la démocratie ouvrière avec pluralisme des idées, la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, etc, ne peut être reconnu à juste titre comme faisant partie du processus historique de la conquête prolétarienne du pouvoir. Ensuite, le prolétariat dans le cadre de son organisation démocratique ne peut qu’accélérer les outils démocratiques afin de créer un véritable front contre l’extrême-droite. En effet, les outils mis à disposition peuvent servir d’une façon ou d’une autre aux pires ennemis de la République et de la patrie socialiste. Dans ces conditions, il semble nécessaire de créer des garde-fous pour protéger la démocratie. 

Pour sortir de ce cercle, il suffit de reconnaître ce que le libéralisme bourgeois a rendu l’âme, épouvanté par le développement du mouvement ouvrier ; on conclura que le mouvement ouvrier socialiste est aujourd’hui le seul soutien de la démocratie, il n’en existe pas d’autre. On verra alors que ce n’est pas le sort du mouvement socialiste qui est lié à la démocratie bourgeoise, mais inversement celui de la démocratie qui est lié au mouvement socialiste. On constatera que les chances de la démocratie ne sont pas liées au fait que la classe ouvrière renonce à la lutte pour son émancipation, mais au contraire au fait que le mouvement socialiste sera assez puissant pour combattre les conséquences réactionnaires de la politique mondiale et de la trahison de la bourgeoisie (souligné par moi)23

Lorsque Rosa Luxemburg parle de concrétiser que le prolétariat s’empare du pouvoir politique, il semble juste nécessaire de voir que cela peut prendre la forme d’élection où le mouvement ouvrier est majoritaire au Parlement. Dans ce cadre, les élections font intervenir d’une manière ou d’une autre la question rhétorique ou non s’il s’agit d’une forme de “dictature du prolétariat”. Ainsi, il semble tout à fait nécessaire de voir que la “terminologie” utilisée à la fin du XIXe et début XXe s’abstrait d’une opposition que peut renvoyer le parlementarisme comme des république bourgeoise, c’est-à-dire la dictature du capital. La question de la démocratie ouvrière ne peut que se transformer au travers de la prise du “pouvoir” par le prolétariat, c’est-à-dire par les salariés eux-mêmes. Ainsi, toute la nuance réside dans le fait ce qu’il différencie “dictature” et “démocratie”, mais aussi vis-à-vis de quel référentiel ? Dans ces conditions, il semble que dialectiquement, la notion même de la démocratie ouvrière plutôt que d’une dictature ouvrière permet entre autres la véritable question de la position démocratique au sein du mouvement ouvrier.

Dans le domaine politique, l’évolution du système conduit, si le terrain y est favorable, à la démocratie, à la participation de toutes les couches de la population à la vie politique. On s’oriente donc en quelque sorte vers un “Etat populaire”. Mais ceci dans le cadre du parlementarisme bourgeois où les antagonismes de classe, loin d’être résolus, s’étalent au contraire au grand jour. L’évolution du capitalisme oscille donc entre des contradictions ; pour dégager le noyau socialiste de la gangue capitaliste, il faut que le prolétariat s’empare du pouvoir politique, et que le système capitaliste soit entièrement aboli (souligné par moi)24.

La question fondamentale en ce qu’il concerne le “prolétariat” réside dans l’aspect salvateur de la démocratie. En effet, une démocratie pleine et entière suggère fondamentalement une réorientation du mouvement ouvrier dans le cadre de la “démocratisation” qui s’avère être simplement indispensable. Ainsi, il apparaît que la conquête du prolétariat du “pouvoir politique” ne peut résider dans un quelconque régime autoritaire. Or, les régimes qui s’autoproclament du socialisme à notre époque, ne se démocratisent pas. Ils sont l’antithèse absolue de la démocratie ouvrière. Ainsi, l’ouvrier du secondaire comme du tertiaire doit pouvoir choisir librement la question fondamentale de quel type de démocratie, il doit faire face tout en sachant que la bourgeoisie porte en elle la nuée ardente du fascisme. Dans le même temps, notre époque s’inscrit d’une façon ou d’une autre où nous assistons à une dynamique créant de grande défaites en termes de droits, mais aussi au niveau du progrès. La démocratie a rarement été autant malmenée par la bourgeoisie. Faut-il conclure que les “libéraux économiques” ne sont que l’antithèse du mouvement démocratique ? Le lecteur aura la sagesse de trouver lui-même les réponses.

En un mot, la démocratie est indispensable, non pas parce qu’elle rend inutile la conquête du pouvoir politique par le prolétariat ; au contraire, elle rend nécessaire et en même temps possible cette prise du pouvoir. Lorsque Engels dans sa préface à La lutte des classes en France révisait la tactique du mouvement ouvrier moderne, opposant aux barricades la lutte légale, il n’avait pas en vue – et chaque ligne de cette préface le démontre – le problème de la conquête définitive du pouvoir politique, mais celui de la lutte quotidienne actuelle. Il n’analysait pas l’attitude du prolétariat à l’égard de l’Etat capitaliste au moment de la prise du pouvoir, mais son attitude dans le cadre de l’Etat capitaliste. En un mot, Engels donnait les directives au prolétariat opprimé, et non au prolétariat victorieux (souligné par moi)25.

Quoi qu’il en soit, la question d’une démocratie ouvrière ne peut que se positionner sur le questionnement de l’idéologie du ML. En effet, si la “dictature du prolétariat” s’avère être une théorie majeure au sein du marxisme, il en demeure pas moins qu’elle est contestable notamment dans son apport idéologique et théorique tout comme de son apport pratique. La réalité réside dans les éléments que la société telle qu’elle est défendue réside uniquement dans une forme de dystopie dialectique.

La dictature du prolétariat

Il ne fait guère de doute que si je cite occasionnellement Lénine, je m’inspire entre autres des différentes sources afin d’appuyer les différents articles. La question demeure tout de même dans la notion même de “dictature du prolétariat” :

L’Etat est un “pouvoir spécial de répression”. Cette définition admirable et extrêmement profonde d’Engels est énoncée ici avec la plus parfaite clarté. Et il en résulte qu’à ce “pouvoir spécial de répression” exercé contre le prolétariat par la bourgeoisie, contre des millions de travailleurs par une poignée de riches, doit se substituer un “pouvoir spécial de répression” exercé contre la bourgeoisie par le prolétariat (la dictature du prolétariat). C’est en cela que consiste la “suppression de l’Etat en tant qu’Etat”. Et c’est en cela que consiste l'”acte” de prise de possession des moyens de production au nom de la société. Il va de soi que pareil remplacement d’un “pouvoir spécial” (celui de la bourgeoisie) par un autre “pouvoir spécial” (celui du prolétariat) ne peut nullement se faire sous forme d'”extinction” (souligné par moi)26.

Le mot “dictature” s’entend par au-delà de la contradiction comme l’antithèse du régime “bourgeois” et de la main-mise du capital comme nous l’avons vu plus haut. Toutefois, la notion de la violence au travers du processus révolutionnaire renvoie étrangement à la question même que l’on peut voir de la fausseté du caractère progressiste d’une telle conception :

Celui-ci ne peut céder la place à l’Etat prolétarien (à la dictature du prolétariat) par voie d'”extinction”, mais seulement, en règle générale, par une révolution violente. Le panégyrique que lui consacre Engels s’accorde pleinement avec de nombreuses déclarations de Marx (rappelons-nous la conclusion de la Misère de la philosophie et du Manifeste communiste proclamant fièrement, ouvertement, que la révolution violente est inéluctable; rappelons-nous la critique du programme de Gotha en 1875, près de trente ans plus tard, où Marx flagelle implacablement l’opportunisme de ce programme)27.

La question de la dictature pourrait poser de nombreuses questions quant à sa dialectique. Toutefois, il s’agit d’une certaine manière de créer un autre régime où le prolétariat a pris le pouvoir au travers de la “domination de la majorité”. Cette vision s’inscrit dans les craintes de la position très claire de Tocqueville. Pour autant, la mécanique des “forces armées” du prolétariat tend clairement à armer le prolétariat. Or, dans une dictature : aucune dictature ne possède la “séparation des pouvoirs”. Il faut comprendre également dans le cadre du renversement de la hiérarchie des normes : le prolétariat dirige alors qu’il est majoritaire et la bourgeoisie est dirigée puisqu’elle est minoritaire. Ainsi, la dictature du prolétariat apporte d’une certaine manière sur la question d’un point de vue de la majorité. De telle sorte, on peut se questionner sur le paradoxe de la dictature-démocratique afin de reprendre la thèse de Trotski au travers de la Révolution Permanente. Pour autant, il faut qu’on se le dise que les expériences démocratiques pendant la guerre mondiale, civile russe et ukrainienne (la Makhnovtchina et Kronstadt) ont été renversées par le chef de l’Armée rouge. Ainsi, nous avons une contradiction dans la théorie et la pratique.

La doctrine de la lutte des classes, appliquée par Marx à l’Etat et à la révolution socialiste, mène nécessairement à la reconnaissance de la domination politique du prolétariat, de sa dictature, c’est-à-dire d’un pouvoir qu’il ne partage avec personne et qui s’appuie directement sur la force armée des masses. La bourgeoisie ne peut être renversée que si le prolétariat est transformé en classe dominante capable de réprimer la résistance inévitable, désespérée, de la bourgeoisie, et d’organiser pour un nouveau régime économique toutes les masses laborieuses et exploitées (souligné par moi)28.

La dictature du prolétariat s’accompagne comme l’acte préparatoire de la “révolution socialiste”. En effet, le passage du capitalisme au socialisme qui se comprend comme l’une des étapes fondamentale dans la transition vers le socialisme se réalise au travers de la prise du pouvoir par le prolétariat dans le cadre d’un parti. Cette dangerosité souligne également l’élément moteur de la mise en place d’un “socialisme”. Pour autant, la volonté de créer un parti guidant le prolétariat ne peut que déboucher sur un des grands dangers. En effet, la volonté tend à créer des “leaders politiques” alors que l’un des slogans dans l’Internationale est “ni Dieu, ni César, ni tribun” . Dès à présent, nous avons un recul pour comprendre que les tensions actuelles ne peuvent en aucun cas permettre un nouveau régime de ce type qui ne peut s’apparenter uniquement comme autoritaire. Dès à présent, la recherche de la liberté et du socialisme ne font plus qu’un seul pilier.

La Révolution Russe ne peut que se voir comme une Révolution Trahie en raison de la bureaucratisation mis en place par Staline, mais aussi des conditions épouvantables et des crimes contre les droits de l’Homme orchestrés à cette époque. Même si aucune personne n’est en mesure de condamner ces actes ignobles au travers de la Justice, le jugement politique permet de condamner ces actes en bonne et due forme. Ainsi, la dictature du prolétariat partout où elle est appliquée au travers d’un parti se revendiquant du socialisme afin d’amener le communisme débouche en réalité sur une dictature sanglante et typique de tous les régimes autoritaires. Dès lors, la dictature du prolétariat apparaît comme une grosse forfaiture intellectuelle et dans la pratique. Or, la volonté de créer d’une certaine manière une révolution par étape s’inscrit également dont la vision qui sera reprise par la théorie stalinienne, mais qui ne se chargera jamais d’appliquer les différentes étapes du “socialisme”. Le stalinisme n’était d’ailleurs qu’un “capitalisme d’Etat”. Ainsi, tous les régimes qui s’imprègnent pour mettre en place la “transition socialiste” au travers d’un système étatique ne peuvent que déboucher sur le dilemme du Tramway : le capitalisme ou le socialisme ? Or, la majorité des personnes préfère le confort du capitalisme sans mettre en place d’une transition démocratique et sociale pour la construction de la “patrie socialiste”.

Nous ne sommes pas des utopistes. Nous ne “rêvons” pas de nous passer d’emblée de toute administration, de toute subordination; ces rêves anarchistes, fondés sur l’incompréhension des tâches qui incombent à la dictature du prolétariat, sont foncièrement étrangers au marxisme et ne servent en réalité qu’à différer la révolution socialiste jusqu’au jour où les hommes auront changé. Nous, nous voulons la révolution socialiste avec les hommes tels qu’ils sont aujourd’hui, et qui ne se passeront pas de subordination, de contrôle, “surveillants et de comptables” (souligné par moi)29.

La dictature du prolétariat s’oppose foncièrement à la dictature du capital. L’universalisme au niveau de la vision du suffrage questionne quant à la position de fond de la violence qui est développée par les partisans de la dictature du prolétariat. En effet, l’élargissement de la démocratie telle qu’elle est conçue permet au prolétariat de se doter de différents outils permettant à ce dernier “la prise du pouvoir”. Ainsi, dans l’Histoire, le renversement des forces internes au niveau des Etats-Nations, mais aussi au niveau mondial peut créer une prise du pouvoir par les urnes afin de créer une autre forme de dynamique plus proche du “peuple” (dans le sens que toutes les classes sont mieux représenté). De ce fait, la dictature du prolétariat s’avère être l’élément moteur pour la mise en place d’une démocratie intégrale. 

Toutefois, la recette du parlementarisme s’avère fondamentale dans le système bourgeois et devient un élément central dans la question du législateur. Or, il s’avère d’une certaine manière que la “dictature” ne permet pas de créer la “séparation des pouvoirs” : l’exécutif, le législatif et le judiciaire sont soumis au même pouvoir. Ainsi, nous pouvons voir qu’il y a un questionnement qui se pose : qu’est-ce la démocratie ouvrière sous la dictature du prolétariat ?

Lénine parle de violence et de répression et d’une démocratie qui ne peut pas exister sans la liberté. Or, nous avons très bien vu que sous la Commune de Paris que Karl Marx vantait dans la Guerre civile en France était l’expérience la plus aboutie en matière de gestion ouvrière de la cité. Toutefois, il semble nécessaire de voir que cette gestion n’était pas au niveau national. En effet, le “modèle fédéraliste” (ou plutôt communaliste) que les “communards” opposaient aux Versaillais. Ainsi, nous sommes dans le paradoxe de Lénine : la recherche de la démocratie au travers de la dictature.

Or, la dictature du prolétariat, c’est-à-dire l’organisation de l’avant-garde des opprimés en classe dominante pour mater les oppresseurs, ne peut se borner à un simple élargissement de la démocratie. En même temps qu’un élargissement considérable de la démocratie, devenue pour la première fois démocratie pour les pauvres, démocratie pour le peuple et non pour les riches, la dictature du prolétariat apporte une série de restrictions à la liberté pour les oppresseurs, les exploiteurs, les capitalistes. Ceux-là, nous devons les mater afin de libérer l’humanité de l’esclavage salarié; il faut briser leur résistance par la force; et il est évident que, là où il y a répression, il y a violence, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de démocratie (souligné par moi)30.

La volonté de Lénine d’opposer la démocratie capitaliste ou bourgeoise qu’il faut comprendre comme le parlementarisme à la dictature du prolétariat comme époque de transition pour construire la démocratie de demain afin que la “majorité silencieuse” puisse gérer la tournure à prendre. 

Cependant dans le cadre de l’Union Européenne et de la vision de l’Europe (que je défends), nous le voyons très bien que cette théorie se confronte fondamentalement aux différentes soupapes de secours des différentes juridictions européennes. La tentation pour créer une démocrature serait dangereuse. Le Communisme n’a pas besoin de dictature afin de dépasser l’Etat. Dans le même temps, la question de la désintégration de l’Etat advient comme une forme d’utopisme qui s’inscrit comme l’une des phases post-capitaliste.

Ainsi donc, en société capitaliste, nous n’avons qu’une démocratie tronquée, misérable, falsifiée, une démocratie uniquement pour les riches, pour la minorité. La dictature du prolétariat, période de transition au communisme, établira pour la première fois une démocratie pour le peuple, pour la majorité, parallèlement à la répression nécessaire d’une minorité d’exploiteurs. Seul le communisme est capable de réaliser une démocratie réellement complète; et plus elle sera complète, plus vite elle deviendra superflue et s’éteindra d’elle-même31.

Pour clôturer la notion même, on verra que la rhétorique léniniste s’avère très proche de la rhétorique stalinienne :

Pour ces messieurs, la “dictature” du prolétariat “contredit” la démocratie ! ! Au fond, rien de sérieux ne les différencie des démocrates petits-bourgeois32

Le coup d’Etat des bolchéviks durant la “révolution d’Octobre” se transcrit par le moyen de transformer de la gestion du pouvoir sous la forme d’un parti unique. Ainsi, la dictature du prolétariat qui devait être l’antithèse de la République bourgeoise au travers du parlementarisme s’est avérée être nul et non avenue. En effet, sous la question de la “dictature” a laissé place à une dictature féroce et la mise en place du ML ouvrant la voie au totalitarisme débouchant sur des crimes contre l’Humanité entre 1917 et 1991 comme nous l’avons ci-dessus.

Pour autant, la chute de l’Union Soviétique aurait dû laisser dans les mémoires la réalité de la philosophie de Lénine. Mais que penser finalement de son bras droit : Léon Trotski ? En effet, une dictature du prolétariat sous Lénine ou qu’elle aurait été sous Léon Trotski demeure la même chose : une dictature à parti unique.

Une vision incombe rigoureusement à savoir ce que l’on considère comme une “dictature” dans le cadre où le parlementarisme actuel peut être considéré comme une dictature du capital. En effet, les partis changent, mais la politique bourgeoise s’inscrivant dans tous les domaines de notre vie laisse entre elles une vision tantôt conservatrice, tantôt libérale.

De ce fait, il advient qu’au travers de la démocratie ouvrière telle qu’elle est formulée par Rosa Luxemburg permet entre autres de fédérer les ouvriers du secondaire tout comme ceux du tertiaire en faisant advenir les salariés au sein de leur Parlement nationaux. Pour autant, la question de la quête des régimes parlementaristes par le prolétariat permet de créer une forme de démocratie claire et nette avec l’ensemble des rapports de force en faveur du prolétariat.

Des éléments de langage qui me distingue clairement du ML puisque la position d’un parti unique ne permet pas de créer une véritable ouverture vers le progrès. Au contraire, nous avons constaté et nous constatons encore que les dictatures à parti unique sont embastillées dans la bureaucratie. La démocratie est inaliénable et demeure l’alpha et l’oméga tout comme la défense des libertés individuelles. Ainsi, le communisme a besoin de se renouveler dans un élan démocratique afin de laisser le pluralisme, la liberté d’expression et d’opinion. Sans cela, le communisme en tant que mouvement philosophique est voué à l’extinction, mais aussi à la radicalisation de certains mouvements idéologiques au travers du nationalisme notamment et de l’identitarisme. Il semble nécessaire de voir ces positions dans le cadre des chutes des régimes se revendiquant du socialisme se retrouve aux mains de la réaction néofascisme, néoconservatrice et ultralibéral. Enfin, une politique doit se baser sur la question d’un vote de masse en faveur d’une démocratie ouvrière. Ainsi, le Parlement bourgeois se transforme dans un parlement ouvrier tout en gardant la philosophe libérale dans le cadre de la séparation des pouvoirs.

Le Front progressiste

Nous le verrons ensemble ci-dessous, mais si je crois foncièrement que le communisme advient comme l’avenir et le progrès. Il en demeure pas moins qu’il faille être critique sur la question même des alliances et de la doctrine concernant le “front progressiste”.

À l’heure actuelle, le communisme est décrié par la bourgeoisie tel le “spectre qui hante l’Europe”. Un communisme au XXIe siècle présuppose une vision pragmatique et cohérente. La “lutte finale” contre la bourgeoisie crée un schéma ouvert dans le cadre d’une stratégie visant à amener partout le progrès où cela est possible. L’inverse ne peut que conduire à une forme précise du recul de plusieurs siècles en arrière.

Dans cette période de crise sanitaire, la boussole du progrès s’agite dans tous les sens. De nombreux autoproclamés progressistes lâchent le progrès afin de d’épouser des théories obscures. Devons-nous s’allier avec ces personnes, ces mouvements ou encore ces partis ? Le “barrage républicain” n’a de sens qu’au travers de la défense de la République.

En tant que communiste (luxemburgiste), il semble nécessaire d’aiguiller une boussole où le progrès est axé sur le Nord. Dans le cas inverse, nous risquons de passer outre sur un siècle perdu et de perdre l’ensemble des conquêtes sociales. Le mouvement réactionnaire poursuit son oeuvre depuis près de quarante ans.

Le capitalisme poststalinien

Ensuite, la réaction poststalinienne laisse clairement des dégâts importants. Les nationalistes reprennent les théories de Staline pour les adapter à leur logique. De telles sortes à ce que le totalitarisme rampant de l’URSS s’adapte très clairement à la question de l’isolationnisme

Moscou a changé ses couleurs : le rouge vers le bleu nationaliste afin de procéder concrètement à une mise en application de leurs visions de la société33. Le socialisme dans un seul Etat a laissé place à un capitalisme isolé au travers des frontières économiques et matérielles. La doxa réside d’une certaine manière de voir le changement d’une façon ou d’une autre dans l’idolâtrie de la Nation. En faisant passer la question de la nation sur l’individu, il existe ainsi une forme de reproduction du totalitarisme tel qu’il a été explicité par Hannah Arendt 34. De ce fait, Marine Le Pen et ses sbires ont une volonté d’appliquer la théorie stalinienne remodelée d’une certaine façon au capitalisme.

Toutefois, il semble nécessaire de voir que le stalinisme était également une forme de capitalisme sous couvert d’une promotion du socialisme. Ainsi, le capitalisme développé par l’extrême-droite française, mais aussi internationale a la particularité de créer un système ultra-libéral à l’intérieur opposant les travailleurs entre eux afin de gagner dans la productivité, la baisse des salaires et accroître les dividendes pour les propriétaires d’actions.

Dans le même temps, cette logique devrait entre autres s’accompagner d’une dynamique en faveur des traités de “libre-échange” alors que la logique s’inscrit dans le protectionnisme 35. De ce fait, du stalinisme au lepénisme tout comme la politique de Donald Trump durant son mandat s’inscrit typiquement dans la construction de la “patrie” et de la “nation” sous l’égide du “capitalisme dans un seul Etat” démontrant l’aspect totalitaire de la vision décrite.

La question de l’administration de Trump 36 ou encore celle du Brexit 37 pose de nombreuses questions. En effet, l’isolationnisme tout comme le protectionnisme demeure des idées aux antipodes du capitalisme moderne et constitue d’ailleurs un repère identitaire. Ce terrain propice aux différentes politiques ne peut que déboucher sur un nationalisme rampant et le terrorisme de l’intérieur.

Il semble nécessaire de voir qu’il y ait une “International Brune” 38 se positionnant progressivement sur tous les sujets sociétaux tout comme économique. Ainsi, le combat se retrouve autant au niveau national que supranational. En effet, face à l’arc obscurantiste, la question de combattre sans exclusion les mouvements idéologiques reprenant les idées du néofascisme de près comme de loin s’inscrit dans une logique sans compromission. Dès lors, le combat est total et sans pitié. En effet, il advient très clairement de souligner que lorsqu’il y a un début de compromission comme le réalise le gouvernement alors l’extrême-droite devient dès lors une alternative pour mettre un programme cousin. Le combat avec le fascisme ne se négocie pas.

La tentation de l’Etat Policier comme alternative à la l’Etat de droit

Ma position réside dans le fait de défendre l’Etat de droit et non l’Etat légal, c’est-à-dire l’Etat Policier. Je pense clairement qu’il faille le pouvoir judiciaire tout comme le pouvoir exécutif. Il y a une volonté également d’augmenter le nombre de forces de l’ordre. Cela permet de rassurer la bourgeoisie, mais aussi de garantir l’ordre public. Dans ces conditions précises, il semble nécessaire de voir que nombreux partis politiques ou mouvements se targuent de caresser dans le dos les différentes corporations policières. En effet, cela permet entre autres de réaliser du clientélisme au grand profit de la classe dominante qui est rassurée. Ainsi, les réformes concernant la Sécurité permettent de réaliser d’une façon ou d’une autre la stabilité paradoxale du système politico-policier. Enfin, soulignons que la paix civile est garantie au prix du sacrifice de toutes les libertés individuelles.

Dès lors, la vision d’un antifascisme populaire doit reprendre l’ordre de bataille face aux différents partis de l’ordre jusque dans le Parti Communiste Français :

Je pense qu’elle avait parfaitement raison. Face à cette tentative de putsch provenant de mercenaires et soutenue par le pouvoir en place tout comme une armada de citoyens et de politiciens du Parti Communiste Français jusqu’au néo-nazi, il ne se fait pas l’ombre d’un doute que le “droit à l’état policier” devient une revendication majeure.

Les questions sécuritaires interviennent à un moment donné où dans le désespoir ambiant, le “sentiment d’insécurité” se développe fortement au sein de la classe dominante. Dans les faits, cela suggère que la vision d’un régime autoritaire comme “garde-fou” de la République advient à un moment clef dans la construction du processus historique du rapport de force entre le capital et le travail. 

Les circonstances peuvent paraître abstraites, mais la vision de défendre les revendications des gardiens du “libéralisme économique” ne peut que déboucher sur un malaise de l’autre partie de la société. En effet, la spirale sans fin qui entraîne davantage de lois en faveur de la sécurité rogne progressivement sur le “libéralisme philosophique”. Le lecteur comprendra d’une façon très claire que la surenchère sécuritaire ne peut que déboucher sur une transition progressive vers “l’Etat policier”. 

À partir de ce moment-là, la question réside dans le fait de défendre les “libertés individuelles”. En effet, le passage vers un néofascisme se transcrira au travers d’une préparation du droit. Le format de la sauvegarde de la République vis-à-vis des dérives trouve également dans le fait que l’on ne puisse plus critiquer les Forces armées du capital sans risquer une plainte par le violeur présumé Gérald Darmanin. Les méthodes d’intimidation font partie des recettes pour faire taire l’opposition et de ce fait en finir avec la démocratie.

L’alternative est le Front Progressiste

La question concrète du “progrès” s’inscrit très clairement dans une vision où les différents courants se réclamant du libéralisme économique n’ont fait qu’accroître la percée idéologique de l’extrême-droite. De telles sortes à ce qu’il n’existe à ce jour aucune mesure progressiste sauf exception faite en ce qu’il concerne “la PMA“. Ainsi, l’exception étant citée, le reste n’appartient qu’à la contre-révolution réactionnaire et conservatrice.

Les forces progressistes autant dans la pratique que dans la théorie doivent s’unir afin de faire “front commun” contre la peste brune. Ainsi, il convient de refaire revivre l’idéal républicain au travers du modèle “démocratique et sociale” afin d’aboutir jusqu’au bout la “République” et non de laisser la République comme un “monstre bourgeois”. En effet, la “République Française” actuelle peut dès lors opérer une mutation vers un régime néofasciste. Toutefois, les conditions ne semblent pas atteintes afin que nous allions la transition d’une “République Démocratique et Sociale” 39, mais bien vers un modèle Hybride se réclamant de la République.

Le passage progressif vers un “Etat légal” 40 où le droit n’est plus qu’une archétype permettant entre autres de faire passer tout un ensemble de mesure afin de rester dans la légalité. On notera dans un même temps que la notion renvoie à également à Charles Maurras qui soulignait de défendre les valeurs monarchiste en rupture avec l’idéal républicain. Les germes du fascisme au XIXe siècle se situait clairement au niveau des individus en s’atomisant au profit de la “mère patrie”. L’intérêt supérieur de cette dernière ne pouvait que corrompre les libertés individuelles. Or, c’est justement à partir de la rupture que nous assistons d’une manière ou d’une autre à une vision totalement hybride au niveau du XXIe siècle. Au niveau européen, il existe des soupapes empêchant dans la théorie la lente déliquescence des pays au travers d’un système de contrôle et de régulation des droits fondamentaux.

Pour conclure, la situation actuelle en ce qu’il concerne la pandémie du Coronavirus laisse entrevoir un certain nombre de dérapages intempestifs et nauséabonds. De telles sortes à ce qu’un grand “sursaut républicain” ne peut que s’articuler sur des valeurs et un idéal. Ainsi, il appartient à changer de trajectoire afin de faire naviguer un “front progressiste” afin de remplacer le “barrage” ou “front républicain”.

Notes

Accueillir les réfugiés pour combattre les talibans

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Le parti de l’ordre et l’extrême-droite ont trouvé un nouveau chef de bataille : la lutte contre ceux qui combattent les discriminations et accueille les réfugiés, notamment Afghans. En effet, sous l’expression de combattre les “woke“, ils sont partis concrètement dans une logique dangereuse en caressant les talibans, les islamistes et les djihadistes. La question qui se résume réside : comment peut-on critiquer les valeurs de solidarité et de fraternité afin de réaliser une vision très lâche, nauséabonde et taliban-lepéniste ? En utilisant cette expression, j’inclus évidemment la “bande à Pécresse” qui se situe au fin fond de l’extrême-droite tout en se réclamant soft dans les apparences alors que sur la doctrine, ils sont dans la radicalité. D’ailleurs, son parti politique “Libre !” se positionne afin de mettre les libertés économiques au-dessus des droits fondamentaux. Nous sommes typiquement dans le cadre de la pensée de Friedrich Hayek. Ce dernier pensait que les “libertés économiques” n’avaient pas de prix incluant de facto les pires régimes pour les sauvegarder. Les “talibans” du néolibéralisme, voilà ce que représente l’Hydre néofasciste : Le Pen et Pécresse (tout comme Bertrand).

Il ne se passe pas une seule fraction de seconde sans que cette horde d’antirépublicain en opposition aux valeurs universelles de la République. Ils déversent leurs propos discriminatoires pour marquer une vision ultraconservatrice. Au pays de Rousseau tout comme de Descartes, ils essayent de mettre le voile sur les Lumières comme les talibans sur les femmes. Ils se servent d’ailleurs des femmes afghanes pour reprendre implicitement le slogan fasciste “France First” s’inspirant du mouvement fasciste “Britain First”. Pendant que cette extrême-droite utilise l’argument obscure de “l’islamo-gauchisme” pour souligner l’alliance entre la gauche et les islamistes (qu’il faut comprendre par les djihadistes de toutes obédiences), ils ne passent pas un seul instant sans qu’ils ne raillent le “modèle républicain”. Dès lors, le “parti de l’ordre” essaye de réclamer clairement une vision fasciste au travers d’un régime hybride sous la coupe de Dieu. N’est-ce pas une ironie si les talibans fonctionnent de la même manière ?

Il me semble nécessaire que ceux qui critiquent les personnes pour l’accueil des réfugiés afghans ont pactisé avec les talibans qui empêchent les Afghans de fuir le pays. Nous le voyons très bien que l’axe néoconservateur s’enracine très clairement dans ces éléments. Pourtant, ils passent leurs temps à critiquer la “gauche”, “l’universalisme” et les différents “voiles”. Leurs positions s’inscrivent dans une dissonance cognitive. Ainsi, au travers de leur endoctrinement dangereux dans le néolaïcisme qui s’avère n’être autre qu’une philosophie antagoniste si propre aux ennemis de laïcité comme les islamistes, les talibans et les terroristes de Daesh. Ces politiciens et militants devront rendre des comptes sur leurs prises positions.

L’opposition au pass sanitaire est protofasciste

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Les gugusses manifestent dans les rues tous les samedis contre le “pass sanitaire” sous différents prétextes plus ou moins farfelus au nom d’une crainte, d’abstraction des faits et des études scientifiques. Cette rigueur qui tourne autour d’une vision très clairement ancrée dans une analyse distinctive. Qu’est-ce qui fait peur dans le pass sanitaire ? Qu’est-ce qui est différent en un carnet vaccinal ou de santé ? Ces questions demeurent tout de même l’alpha et l’oméga dans le début d’un quelconque raisonnement au sujet du “pass sanitaire”.

Ainsi, il semble nécessaire au nom de la “recherche des faits” d’apporter des éléments de réponses s’inscrivant dans la rigueur matérialiste. La réécriture de l’Histoire au travers d’un “angle alternatif” projetant l’ensemble des craintes et des phobies diverses s’initie dans les faits que ces derniers portent en eux les germes d’une vision protofasciste. Le mélange totalement hétéroclite allant de l’ultra-gauche à l’ultra-droite témoigne également d’un confusionnisme ambiant très important au sein de la société. En effet, les manifestations se construisent concrètement sur une désinformation de fond et de mensonges massifs. La propagande antivaccinale (légèrement différente de celle du pass sanitaire) s’inscrit comme la consommation de l’alcool de façon bringe-drinking. Elle est massive et sur une courte durée. Or, la recherche de l’effet de buzz dans ces mouvements ne se réalise en aucun cas au travers d’une réalisation d’une vérité, mais de la propagande. On se rend compte qu’il y a tout de même une vision très claire de réaliser que les fake news sont une réécriture sur un corpus d’un profond malaise psychique (et il ne s’agit pas de psychiatriser les personnes en question).

Le mouvement complotiste existait sérieusement avant l’ère de Donald Trump. La complosphère n’est en rien un fait inédit. Elle existe depuis plus d’un siècle, mais reste “l’avant-garde” dans l’utilisation des technologies numériques. Dès lors, il semble nécessaire de voir qu’au sein de cette extrême-droite se positionne tout un champ politique plus ou moins nauséabond.

Les “résistants 2.0” à la “dictature sanitaire” pour paraphraser l’association d’extrême-droite “Réinfo-Covid” utilise la méthodologie et l’ensemble de l’aspect de la sémantique liée à la “réinformation” afin d’asseoir leur emprise au sein de la population. Cette stratégie visant à élaborer une “vérité alternative” par rapport aux différents éléments s’inscrit clairement dans l’ancrage politique de l’extrême-droite 1. Il existe également une corrélation entre l’extrême-droite et le mouvement “vaccino-sceptique” 2. La question de l’eugénisme tant promue par Florian Philippot, Louis Fouché ou encore Martine Wonner apparaît paradoxale puisque ces derniers n’hésitent pas à critiquer le régime nazi en se considérant persécutés … tout en reprenant ouvertement les thèses hygiénistes du Troisième Reich 3.

Il semble nécessaire de voir que le “pass sanitaire” n’est autre qu’un certificat vaccinal issu du carnet de santé4 avec un “QR code” afin de le sécuriser. La question de retrouver une vie antérieure à celle que nous avions avant la pandémie semble plus que nécessaire. Nous en avons assez bavé avec nos camarades. Puis, la lutte contre le capitalisme devient primordial.

L’obligation vaccinale est nécessaire

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Les apprentis sorciers du libertarisme et des “libertés individuelles” nous bassinent sans cesse ces derniers temps sous le slogan : “Libertay“. Ils viennent d’horizons divers et pourtant, ils sont “vaccino-sceptiques” pour reprendre leur novlangue (afin de ne pas dire “antivax”).

L’obligation vaccinale face au vaccino-scepticisme

Dans ces éléments de philosophie politique, la promotion de la vaccination obligatoire serait un élément contraignant. Toutefois, les politiques de santé publique nécessitent une “force de l’action de l’Etat”. En effet, l’individualisme au sens méthodologique ne permet pas de garantir la même efficacité que la coercition. Dans l’absolu, la nécessité de la “liberté” devient nécessaire sauf lorsque les personnes sont prêtes à être “liberticide” pour les autres.

La régulation de l’Etat devient plus que nécessaire à ce moment-là. Loin sans faute qu’il me semble nécessaire de déconstruire la question de l’autorité de l’Etat, mais les conditions nécessaires pour en finir au travers de son abolition ou d’une quelconque révolution ne sont pas réunies. Ainsi, il n’est pas opportun de se positionner d’une quelconque matière de façon absolue contre toutes les formes d’autorité.

De plus, il semble nécessaire que le mouvement progressiste, matérialiste et marxiste (ou marxien) peut se positionner d’une certaine manière en faveur de l’obligation vaccinale afin d’éradiquer les maladies contagieuses que nous pouvons par un “traitement préventif”, c’est-à-dire au travers de la méthode vaccinale. On peut dire d’une certaine manière que le fait de vaincre des épidémies ou même des pandémies réside dans un véritable progrès. En ce sens, la question de la mise en place d’une politique vaccinale reste étroitement liée avec une politique clairvoyante en faveur du progressisme et plus réciproquement du socialisme (quelle que soit sa forme). Ainsi, au moment où manifeste les syndicats et gilets jaunes, les partis de l’alt-left française, et autres mouvements citoyens contre la vaccination obligatoire, on peut clairement se poser des questions puisqu’ils ne sont que la minorité bruyante, clairement hostile à toute forme de sortie de crise de cette pandémie.

De ce fait, on se rend compte qu’il y a clairement une vision entièrement déstabilisante pour les partisans d’une “liberté absolue”. La logique voudrait que nous ne passions pas par “l’obligation vaccinale”. Hélas, face à des personnes qui ne regardent que leur nombril et sont incapables de raisonner au niveau “macro” et s’inscrivent dans un alliage de “l’individualisme du soi”. Même le théoricien de la “main invisible” à savoir Adam Smith pensait qu’il était nécessaire de créer un “service public” là où le “service privé” ne pouvait en aucun cas se substituer. Ainsi, il semble nécessaire de voir qu’il y a d’une certaine manière une nécessité d’enclencher des mesures sanitaires strictes et rigoureuses.

L’obligation vaccinale depuis 1902 (variole)

Photo: Trois ampoules de vaccin contre le choléra, Paris, 1924

Le Vaccin contre la variole est rendu obligatoire en 1902. Son administration à auparavant administrée à certaines couches de la population.

Contraindre les soignants sous forme de sanctions disciplinaires s’ils ne sont pas vaccinés au nom de l’obligation vaccinale n’est pas se positionner dans “l’esprit autoritaire”, mais dans un esprit d’entraide et de solidarité, notamment envers les plus fragiles. Lorsque l’on soigne des personnes, on ne peut se permettre de mettre en danger les patients à travers des maladies ou des infections attrapés à l’Hôpital (les fameuses maladies nosocomiales). D’ailleurs, s’ils sont soignants, ils ont dû assumer clairement un processus d’obligation vaccinale, dont le vaccin contre l’Hépatite B qui contient de l’Aluminium alors que les vaccins Moderna et Pfizer n’en contiennent pas. Cherchez l’erreur ! Il semble peut-être nécessaire d’avoir une refonte du DEAS !

Nous l’avons déjà explicité que les maladies telles que la variole (dont la dernière épidémie date de 1974) sont liées à des efforts clairs sur l’ensemble du globe. Dans le même temps, les traitements pour soigner ces maladies sont nettement plus lourds et clairement ruineux pour l’économie et le budget de la Sécurité Sociale. La question d’ailleurs que les opposants aux différents “lobbys pharmaceutiques” soulignent, demeure dès lors clairement caduque. En effet, ils ne peuvent que résider dans les “idiots utiles du capitalisme pharmaceutique”. Dans ces conditions, leurs arguments sur les expérimentations du vaccin sont “nuls et non avenus”. Cependant, la ténacité de telles croyances réside dans des approches clairement mystiques. Un vaccin coûte entre 20 et 150 euros, une journée en réanimation entre 2 500 et 10 000 euros avec de vrais traitements expérimentaux et sans reculs au nom d’une médecine de guerre.

Le mouvement libertarien lié à la philosophie “antivax”

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Dans un monde ultra-libéral et libertarien, on peut jouir pleinement du slogan “mon corps, mon choix”. L’usage de l’adverbe permet de créer une différenciation avec l’usage tel qu’il était réalisé dans les luttes féministes dans les années 1960 et 1970. Au départ, il s’agissait entre autres de créer une émancipation réelle vis-à-vis de la domination masculine dans tous les domaines de la vie : habillage, maîtrise des appareils de reproduction, l’interruption volontaire de grossesse, etc. Il s’agit évidemment d’un réel progrès pour la condition des femmes et de facto pour l’ensemble de la société. Depuis cette révolution sexuelle, on voit que deux courants clairement antagonistes ont émergé : le libertarianisme (avec les différents sous-courants) et la position anarcho-communiste. On concédera qu’une partie des présupposés adversaires du système capitaliste et patriarcal n’ont aucune gêne à défendre les thèses libertariennes et à se revendiquer de l’anarchie tout comme du communisme. Les “libertés individuelles” sur “les libertés collectives” rappellent dans les faits que l’anarchisme individualiste de Stirner et du défaitisme révolutionnaire d’une partie de la classe prolétarienne ne sont que les bouts des tentacules d’un long désarmement du capitalisme vis-à-vis du camp du progrès.

Dans toute société, il existe des tabous. La question n’est pas vraiment de savoir si ces derniers sont négatifs comme positifs pour la société. Ainsi, la vision cohérente qui s’en dégage ne peut qu’aboutir au fait suivant que l’être humain ne pourra jamais pleinement jouir de son propre corps au regard des différents principes de l’éthique mise en place au travers d’une législation. Si la législation de nombreux éléments de lois peut être soumise à différentes controverses, la question fondatrice du libertarianisme débouche finalement sur les pires vices du capitalisme au travers de “la vente de tissus et d’organes humains” sous prétexte du choix. Tout ceci n’est guère rationnel au pays de Paul Lafargue. Cela peut paraître assez provoquant d’ailleurs, mais la “vente du corps de l’être humain”, sous quelques prétextes que cela soit, s’inscrit dans les pires dérives de l’espèce humaine. En effet, le “capitalisme sans tabou” admet que le “corps est une marchandise” finalement comme un autre. Ainsi, le “rein” ne serait finalement pas différent de celui d’un réfrigérateur. La question de la valeur prend également d’un ensemble de paramètres : qualité, rareté, etc.

La personne possède toujours la “liberté contractuelle”, mais dans une société où le dépassement de l’Etat est une réalité dans une époque pleinement capitaliste. Toutefois, la question de la “liberté de choix” au niveau d’une certaine éthique s’inscrit de façon pleinement dans le sens où là il n’y a pas d’éthique, pas de règles … Individualiste jusqu’au bout et dans ses retranchements, la question réside à savoir quelles sont les limites de “la liberté contractuelle” ? Comment peut s’exprimer une liberté de choix ? Autrement dit, il semble cohérent que nous ne vivons pas dans ces deux mondes en question.

Faire de la politique, c’est faire des choix

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Nous vivons dans une société de plus en plus dangereuse. Le mouvement antivax biberonné à la haine et à l’obscurantisme me targue de me dire que j’avais pris de l’avance lorsqu’il s’agissait entre autres de monter au combat contre les hordes et les meutes. Toutefois, j’avais fait une erreur majeure et fondamentale : face à l’extrême-droite, on ne part pas tout seul au front au risque de se retrouver submerger par ces personnes. Au rythme du jour, c’était la même propagande totalement délirante et sans fondement argumentatif. En l’occurrence, l’artiste comme tous ses prédécesseurs hurlent sans cesse à “liberté d’expression” pour justifier son “ignorance” et sa “bêtise”. Sur le combat frontal, j’ai assez donné face à des personnes qui ne s’inscrivent pas dans la “bienveillance”, mais bien dans la soumission à leurs croyances.

Peut-être qu’il n’ose pas l’avouer, peut-être qu’il ne voit la dérive devant leurs yeux. Il y a des personnes qui croient en Dieu, c’est un choix qu’ils ont pris. Puis il y a des personnes qui croient à des théories qui n’ont jamais été prouvées scientifiquement. La question du complotisme s’inscrit de facto dans le domaine de “croire”. Or, lorsque les théories complotistes en ce qu’il concerne le “mouvement antivaccin” sont tout simplement non-fondées. Ce n’est plus “In God We Trust”, c’est “In Conspiracy We Trust”.

L’une des questions fondamentales réside à savoir celle-ci : sont-ils idiots et stupides ? Je sais, on ne devrait pas juger les personnes en fonction de leurs croyances et de leurs dogmes. Toutefois, au vu du fanatisme, je me demande s’il ne serait pas nécessaire de réaliser une vision d’envergure face à la minorité bruyante. Cette nuée d’obscurantisme soudain me targue de me dire que finalement, il faudrait les isoler et leur accorder le moins d’importance possible. Or, comme les évangélistes, ils restent très dangereux et n’hésitent plus à pas à passer à des actions commandos que l’on pourrait qualifier presque de terrorisme en ce qu’il concerne les incendies des centres de vaccination.

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Les partisans de la “libertay” ne sont pas les mêmes qui manifestaient dans les rues pour défendre les droits et les conquêtes sociales. Au contraire, les personnes partisanes entre autres d’un libertarianisme (ou libertarisme) veulent une liberté absolue qui consiste à surdimensionner le “moi” au profit de la destruction du “contrat social”. Ces personnes-là, comme je le soulignais dans un précédent article, s’inscrivent dans les théories de Spooner, de David Friedman, Nozick & co. Autrement dit, ces théoriciens ne sont pas des blagueurs : ils sont aux ordres de l’individualisme absolu. Ils chantent ensemble contre le “vaccin obligatoire” alors que nous sommes dans la pire crise sanitaire du siècle. Ils sont incapables de se responsabiliser. Le variant Delta a déjà atteint le R de 1,6 selon les chiffres de Santé Publique France en date du 16/07/2021. La question réside dans le fait de savoir : maintenant, on fait quoi ? On laisse les principes généraux du néolibéralisme pour créer d’autres variants plus contaminants et plus létaux ? Rien à faire, c’est laisser faire ou plus précisément Business as usual ?

Ces derniers sont tellement conservateurs et réactionnaires qu’ils ont fait massacrer les partisans de la vaccination lors de la Commune de Paris en 1871. En effet, se faire vacciner reste un “acte révolutionnaire”. Il ne fait nul doute là-dessus. Dans un premier temps, l’ouverture des brevets des entreprises pharmaceutiques afin de laisser l’accès à l’ensemble de l’Humanité les différentes technologies de vaccins semble fondamentale. Dans un second temps, le contrôle social des moyens de production des entreprises pharmaceutiques intervient comme une nécessité afin que les actionnaires de ces entreprises ne s’enrichissent pas sur le dos de la crise. Cependant, ces mesures n’étant pas “libertariennes”, les “vaccino-sceptiques” ne sont que la cheville angulaire du capitalisme le plus sauvage et le plus crade. Revenons d’ailleurs sur le slogan “mon corps, mon choix” issu du MLF. Ces derniers au nom des “libertés absolues” (cela se traduit par la compréhension de la “liberté du moi”) interviennent dans l’esprit que le “corps” appartient intégralement à la personne. Par ailleurs, leur raisonnement ouvre entre autres le chemin à deux éléments : le trafic d’organes, la vente du sang et la GPA. Il n’y a dans les faits aucune éthique si ce n’est la recherche à tout prix de la mouvance ultra-libérale. Les libertariens à la droite de Trump tout comme les évangélistes se prennent pour de “glorieux” personnes contre le “systaimeuh”. Bref, maintenant que nous avons compris que le fondement théorique de leur doctrine, je peux le dire : se vacciner est bien plus qu’un acte citoyen, c’est aussi une méthodologie pour en finir avec la pire crise sanitaire du siècle. 

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Et le “contrat social” ? Il s’agit d’une notion fondatrice dans les sociétés modernes. Qu’importe ! Nous sommes pas dans du Montesquieu ou encore du Rousseau, mais plutôt dans du Hobbes. Ainsi, la question de résister s’avère n’être ni plus, ni moins d’une certaine manière que de s’inscrire dans l’hyper-individualisme. Je ne dis pas qu’il ne faille pas une part de l’individu dans le modernisme. Cependant, lorsque les personnes tentent progressivement de placer l’individu au-dessus des libertés publiques et individuelles de l’autre alors il ne peut que se créer qu’une vision clairement liberticide. Dès lors, les “vaccino-sceptiques” biberonnés à la haine ne sont en réalité que des “réactionnaires” et “égocentriques”

Sur la question du “pass sanitaire” que les antisémites adorent utiliser comme “paSS Nazitaire”, il semble nécessaire d’être pragmatique et réaliste sur la crise que nous traversons actuellement. Si le nombre de lits qui a été supprimé serait à l’origine de la crise sanitaire actuelle, il semble nécessaire de voir qu’à un moment donné : diriger, c’est prendre des décisions (bonnes comme mauvaises). Dans le cas où la logique des opposants au rationalisme se gère, il semble plus que nécessaire de voir l’eugénisme comme porte de sortie à la crise. N’est-ce pas les “nazis” qui utilisaient ces thèses nauséabondes pour créer une “race forte” ? Autant dire que nous sommes dans “l’inversion du référentiel”. Les “collaborationnistes” se considèrent comme les “héros”. C’est bien cela le problème. 

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Loin de sombrer dans l’insécurité ambiante, j’ai pu constater avec désarroi que des mouvements clairement complotistes pouvaient soulever près de 100 000 manifestants dans la rue contre le vaccin à propos de la pandémie actuelle. Cela ne fait guère de doute que les manifestations de petits-patrons biberonnés et mis sous perfusion de l’Etat et des Gilets Jaunes nous ont fait passer des messages clairement audibles et revendicatifs : tout pour les patrons, tout pour les libertés économiques, tout pour le libertarianisme. Finalement, les Jean Moulin et Jean Zay 2.0 du XXIème siècle sortent dans nos rues pour hurler à la dictature, mais sont les mêmes qui manifestent avec les policiers putschistes des corporations policières : comprendra qui pourra.

Entretemps, la pandémie continue de poursuivre son augmentation de victimes, son impact budgétaire, ses conséquences sur la vie quotidienne des personnes … Ainsi, les “complotistes” ne sont en réalité que les “actionnaires des pompes funèbres” et les responsables d’une partie du trou de la Sécurité Sociale. Il semble nécessaire de taper du poing sur la table.

Pour ma part, je pense que l’on devrait faire davantage de pédagogie en ce qui concerne la vaccination afin d’arriver à une couverture optimale. En effet, l’aspect autoritaire peut rebiffer les personnes, mais dans le même temps … le “antivaxs” ou “altervaxs” sur toutes les données scientifiques et le consensus continue d’être dans les croyances. Il semble nécessaire qu’ils financent eux-mêmes leurs propres dogmes et non pas sur le dos de la “solidarité nationale”.

Quant à la quatrième vague va emporter les “antis et altervaxs” alors il faudra que ces derniers dans le cadre d’une “responsabilisation” de leur idéologie et du “libertarianisme” qu’ils défendent, payent l’ensemble des frais à prix coûtant. La solidarité oui, mais pas à n’importe quel prix. 

Les antivaxs : le grand retour de l’individualisme

Temps de lecture : 8 minutes

Les complotistes au sein de la pandémie que nous traversons, la raison et le rationalisme tendent à se structurer pour apporter des éléments matériels afin de répondre de façon scientifique aux différentes questions, mais aussi de trouver des solutions afin que nous puissions revivre comme avant (sans le capitalisme bien sûr).

Du néolibéralisme au libertarianisme

Il s’avère que nous sommes confrontés à un mouvement totalement obscur qui refuse : la vaccination, le port du masque, le confinement, les gestes barrières (comme nous le verrons plus bas), bref tout ce qui semble nuire aux libertés individuelles en premier apparence. Ainsi, nous sommes pleinement dans la vision libertarienne :

Les libertariens prétendent fonder la propriété privée dans la propriété de soi. Elle n’est alors plus seulement une règle (aussi prégnante soit-elle) en usage dans nos sociétés, elle acquiert une véritable nécessité1.

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La question fondamentale qui se pose au sein de la mouvance complotisme que l’on retrouve d’ailleurs chez QAnon s’inscrit parfaitement dans une vue de l’esprit ultra-conservateur ne croyant plus dans les informations officielles, mais aussi s’inscrivant dans les théories du complot les plus farfelues. Il ne fait guère de doute qu’à partir de ce moment-là, les manifestations en faveur des “libertés naturelles” qu’il faut comprendre comme les “libertés économiques” et non les autres “libertés fondamentales”, je pense à celle au “droit de la presse”, mais aussi aux “libertés collectives”. De ce fait, les antivaxs sont des libertariens.

Les libertariens de droite identifient la pleine propriété de soi à la liberté. Pour s’en convaincre, il suffit de constater qu’ils considèrent toute atteinte portée à la propriété de soi comme une atteinte à la liberté et réciproquement toute atteinte à la liberté des individus comme une atteinte à la propriété qu’ils ont sur eux-mêmes2.

On constate également que dans cette mouvance, la vision clairvoyante d’une liberté garantie par le droit vis-à-vis d’une liberté d’une formelle se construit autour du mythe que cette dernière reste entièrement doctrinale. Il ne fait guère de doute que les questions juridiques au niveau de la loi tendent à leur rendre de l’urticaire. En effet, il n’apprécie pas la contrainte d’où qu’elle vienne.

La liberté formelle garantit l’absence de contrainte exercée par autrui, qu’il s’agisse d’un individu, d’un groupe ou d’une institution3.

Le “saint-graal” est une vision élargie de la description de ces dernières se comprenant comme des “libertés naturelles” (alors qu’elles n’ont rien de naturelles, mais sont une construction purement chimique). L’égoïsme se sacralise comme une réponse de l’individu absolu comme réponse à tous les comportements de la société. Les piliers des “droits fondamentaux” sont ainsi considérés comme “liberticides” par ces partisans d’un individualisme entièrement débridé. Les questions vaccinales comme d’autres tombent ainsi sur la volonté du choix de l’individu au mépris de sa responsabilité devant la société dans laquelle il vit. En effet, l‘individualismo et le conspiratio font bon ménage.

Le cas du SARS-CoV-2

Les thèses avancées par l’avant-garde conservatrice se transcrivent par une sorte de “fake-news” et une forme d’interprétation plus ou moins sordide. Ainsi, le “Point Godwin” est souvent utilisé par les vaccino-sceptiques (pour parler le politiquement correct) en utilisant comme le souligne des personnalités comme Jean-Marie Bigard. La théorie du complot est avancée comme une théorie alternative et simpliste dépourvue surtout de rationalisme.

Il en faudra un certain temps pour que le temps se rende compte que derrière ces mouvements a priori “apartisans” se cache l’ensemble du gratin antisémite, relativiste, révisionniste et négationniste. En effet, en utilisant une “dialectique” propre au discours “antivaccin“, nous sommes dans une dynamique dangereuse. Dès lors, les partisans de ces croyances font d’eux des résistants face à un système qu’il conspue. Ils se sentent oppressés et réalisent en même temps qu’ils s’orientent vers un chemin totalement irrationnel. Dans les faits, ce qui attend ces personnes-là n’est autre que de terminer les “pieds devant”.

Pendant que Francis Lalanne se prend pour un résistant du FTP ou des FFI contre le nazisme. La réalité réside dans le fait que cette maladie tue et son virus mute afin de devenir incontrôlable. Ainsi, au lieu de combattre le virus, les personnes qui pensent qu’un génocide et que les thèses malthusiennes sont mises en application pour réduire la planète au nom du “Nouvel Ordre Mondial” tout en soutenant les “puces RFID 5G” sous-cutanées. Ainsi, dans le cadre des mesures gouvernementales (et Dieu sait que ce gouvernement n’est pas ma tasse de thé), ils utilisent l’étoile jaune afin de démontrer la discrimination qu’ils subissent qu’ils estiment être la même que les juifs sous le nazisme. Personne ne leur met un pistolet sur la tempe.

Dans ce sens, les comparaisons vis-à-vis de ces “glorieux résistants” qui se font retourner la cervelle par leurs différents leaders que l’on peut appeler des gourous font en sorte qu’ils se radicalisent sur la toile avec leurs “vérités alternatives”4. Dès lors, la “presse” est vue comme des “organisme collaborateurs” et pour eux, les journalistes seront tondus au sens figuré comme au sens réel à l’heure de la libération. Une libération qui en somme attend toujours. En effet, la dichotomie entre le discours et la réalité se passe clairement de leurs discours dangereux puisqu’ils portent en eux une forme exacerbée de la rhétorique néonazie. Dès lors, le discours hygiéniste et eugéniste5 qu’il faut comprendre par le fait que “l’épidémie ne tue que les faibles”, s’inscrit dans une manière de glorifier la puissance du système immunitaire. Or, partout où ces thèses sont appliquées, on constate un taux de mortalité très important, mais aussi une augmentation du nombre de variants. Ainsi, le variant delta (indien) et gamma (brésilien) sont le fruit des politiques vaccino-sceptiques alliées au néofascisme. De ce fait, la question de la “santé publique” ne fait guère de doute pour ces personnes qui sont biberonnées aux théories les plus farfelues les unes que les autres reste un véritable danger pour la population. Les enjeux sont grands. L’individualisme ne sert pas à marquer les libertés individuelles, mais bien celui d’un égoïsme clairement obscurantiste. La question réside dans le fait de savoir : la société va-t-elle prendre en charge ces personnes s’ils tombent malades, dont la plupart ne croient d’ailleurs pas dans le Coronavirus ?

AFP (c)

Puisque le gouvernement décide de prendre des mesures sérieuses et concrètes afin de lutter contre la pandémie au niveau national, les idiots utiles et les anti-sciences6 hurlent à la dictature. Dans la pensée, il ne s’agit en aucun cas de souligner que leur méthode est de retrouver un “air de liberté”, mais elle s’accompagne dans la pensée complotiste la plus crade des groupuscules de Réinfo-COVID ou encore au sein de la mouvance Gilet-Jaunisée. Dans ce contexte, il ne s’agit en aucun cas de combattre les différentes mesures autoritaires prises par le Sénat par les néoconservateurs sous l’étiquette du parti “Les Républicains” tout comme la “majorité” présidentielle.

Certains y voient le retour fantasmagorique d’un “totalitarisme” en gestation, dont les sources ne seraient finalement qu’une volonté également au niveau de la vaccination. Toutefois, le sujet étant bien large et les théories très abondantes que d’autres personnes mieux en connaissance que moi pourront élaborer un tel sujet. Toutefois, je pense que l’obligation vaccinale reste l’une des meilleures solutions quand on voit à quel point la “vaccination volontaire” rame dans notre pays. La méfiance s’installe, mais que faire face au consensus scientifique et aux résultats présents ?

Extraite d’un groupe facebook

Il ne fait guère de doutes que nous voyons pulluler également des soignants (qui se revendiquent ainsi) en colère de devoir se vacciner. Ils se sentent trahis, méprisés, humiliés, etc. Mais sont-ils des soignants pour l’argent ou pour la vocation ? Ne leur a-t-on pas soumis aux vaccins obligatoires pour être soignants ? Faut-il rappeler les prises de sang de l’Hépatite B avec jusqu’à 5 rappels ? Cela en dit long sur la dichotomie de ces derniers. Le pire étant que l’on retrouve des soignants préférant le chômage.

Ainsi, on comprend qu’il y a une forme de dichotomie sur fond de défense des libertés économiques, mais pas des libertés individuelles. En effet, ils assument pleinement de n’être que des “valets” du capitalisme et en l’occurrence des laboratoires pharmaceutiques, dont les traitements pour soigner le SARS-CoV-2 coûtent extrêmement cher à la société et enrichissent ce qu’ils appellent “big pharma”. En effet, pour qu’une dictature sanitaire puisse avoir lieu, il semble nécessaire d’avoir un dictateur. Jusqu’à présent, bien que je sois en position d’émettre des réserves sur l’aspect purement économique du programme du gouvernement actuel tout comme de la politique sécuritaire.

AFP / Alain JOCARD

Or ces mêmes personnes qui n’ont que la fibre populo-poujadiste comme Jean-Marie Bigard (que l’on peut voir avec la photo ci-contre) qui était à la manifestation des putschistes souhaitant renverser l’état de droit. Ainsi, le lien apparaît très clair entre ces personnes qui manifestent contre les restrictions sanitaires avec leur approche en termes de défense des droits fondamentaux. En effet, tout est fait pour en finir avec le “modèle Républicain” et de la “séparation des pouvoirs. Ainsi, il existe un lien très clair entre les putschistes et le mouvement antivaccin.

Cela en dit long de leur vision démocratique : une dictature suivant le modèle des “Chicago Boys”. Macron apparaît être un petit joueur. Autrement dit, ce sont des ultra-libéraux comme les Trump, les Òrban ou encore Bolsonaro.

Pourtant, les éléments de langage tendent très clairement à mettre en avant une forme de dichotomie. Ils sont pour un système ultra-répressif, mais contre la “dictature sanitaire”. Les pauvres, ils ne peuvent plus contaminer comme ils le veulent. Ils parlent sans cesse de “covidiot” pour sous-entendre que les partisans de mesures hygiénistes et sanitaires seraient “idiots” et “stupides”. La rhétorique se traduit dans les faits par une pensée clairement individualiste et égoïste. En effet, les complotistes pensent à eux et non aux autres.

La question également du port du masque fait également une sacrée opposition au sein de la mouvance alternative et progressive. Une fois de plus, les arguments pseudo-rationalistes témoignent dans les faits d’une approche réellement pseudo-scientifique. En effet, l’ancienne généticienne Alexandra Henrion-Caude va jusqu’à nous expliquer que les tests PCR contiennent des nanoparticules. On se demande dans les faits à un moment donné : où cela a bugué pour une ancienne directrice de l’INSERM. Elle vocifère ses théories sous fond d’argument d’autorité à défaut d’avancer des preuves suivant une méthodologie scientifique.

Jean-Louis Fouché, cofondateur de Réinfo-COVID

D’autres gourous comme Jean-Louis Fouché ne cessent de faire la peur, mais aussi sur le “point Godwin” quitte à reprendre la défense Eichmann dans sa diatribe d’une vision contre le totalitarisme. Dans les faits, ce médecin anesthésiste et réanimateur est devenu une égérie au sein de la toile. Pourtant, on se rend compte qu’avec ses acolytes, il n’apporte aucun élément médical et scientifique. Dès lors, nous [les personnes qui luttent contre le complotisme et l’extrême-droite – NDLR] sommes en mesure de comprendre s’il a réellement sa thèse de doctorat en médecine.

Conclusion

Dans les faits, les personnes dotées d’un semblant de rationalité vis-à-vis du taux de mortalité seraent en mesure de satisfaire ces revendications. Pourtant, nous sommes face non pas à un individualisme méthodologique, mais une forme d’anarcho-capitalisme (c’est-à-dire du libertarianisme) et une vision individualiste de l’anarchisme. En effet, l’idée de placer la “liberté individuelle” devant les “libertés collectives” tend à se traduire par le grand retour et le triomphe finalement du courant néoconservateur et du mouvement antiscience comme Trump, Bolsonaro ou encore Òrban. Ainsi, la structuration d’une pensée tend à se matérialiser comme partant du triomphe de l’individu vers le triomphe de l’obscurantisme. N’est-ce pas étonnant que ces “résistants” et ces “insoumis” à l’idéologie scientifique (et à son consensus) sont devenus les idiots utiles des pseudo-sciences. Devra-t-on faire un décret pour les empêcher d’accéder aux soins s’ils attrapent le Coronavirus même si c’est contre l’universalité de la République et de la Constitution ? Mais il faut assumer l’individualisme à l’extrême et l’homo egoïstus.

Les islamo-baratineurs, le danger de la droite extrême et de l’extrême-droite

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Dans les réseaux de la droite radicale et extrême, la question de la “politique des faits divers” au lieu de faire “l’économie politique” reste tendancieuse pour ceux qui n’ont pas vraiment d’arguments, pas de programme et encore moins une notion de faire de la “Politique” au sens noble. La droite radicale que l’on devrait caractériser par “droite extrême” se transcrit par un mouvement clairement dangereux. Il y a une peur que la France se perde dans des valeurs dangereuses comme le fait que la gauche remettrait en cause la laïcité, l’universalisme ou encore la remise en cause du “Roman national”. À un moment donné, ce mouvement qui se garantie du choix de la “liberté” comme celle d’opinion, de pensée, de liberté d’expression se résume être un danger de fond.

Le fameux “Front Républicain” ne permet pas de garantir la “sauvegarde de la République”. Ainsi, il ne se passe pas une seule journée sans que les faussaires de l’identité républicaine ne viennent distiller leur poison dans l’espace public. Des troubles fondamentaux sont à l’ordre afin de faire vaciller la séparation des pouvoirs ou encore celui d’un gouvernement civil. À chaque fois qu’il y a une crise économique et sociétale de grande ampleur au sein des “démocraties modernes”, la tentation vers un “régime autoritaire” se fait clairement désirer par la bourgeoisie. Cette menace n’est plus à prendre à la légère. Le tournant que prend des régimes comme la Hongrie ou la Pologne doit nous soucier clairement de ce qu’il peut arriver en France. Si l’extrême-droite au niveau de son parti officiel a reculé dans les urnes, ses idées continuent de progresser. En effet, la “démocratie libérale” qui reste “l’alpha” et “l’oméga” en termes de vision démocratique. L’un des problèmes réside dans le fait qu’elle commence à vaciller dangereusement. Ainsi, la promotion du “libéralisme philosophique” demeure fondamentale afin de garantir les valeurs qu’elle engendre et de ne pas se retrouver à la tête d’un régime avec un “parti unique” où tous les autres partis politiques sont discriminés et criminalisés comme c’est le cas chez les amis d’Òrban. D’autant que le rejet de la pensée libérale au sens, stricto sensu, se transcrit également par une politique antisémite et antimusulmane, xénophobe, homophobes, etc.

Dès lors, la France pourrait bien devenir si la “fenêtre d’Overton” s’ouvrait d’un coup afin qu’elle se matérialise par la création d’un régime hybride. Nul ne peut douter que nous soyons face au pied du mur. Les uns sont les défenseurs des “libertés individuelles” (au-delà des libertés économiques et de la responsabilité individuelle) alors que les autres sont les défenseurs d’un régime “ultra-répressif” et “ultra-autoritaire” s’échafaudant au travers des différentes lois que les législateurs apparentés “libéraux” 1 et surtout “ultra-conservateurs”. Dans les faits, malgré un gouvernement qui se réclame du “libéralisme philosophique”, nous entrons progressivement dans une phase où le libéralisme économique tend à l’emporter sur le libéralisme philosophique. Dans ces conditions, la désintégration progressive du corpus républicain tend à transformer l’état de droit vers un état légal si cher aux adversaires de la République. Ce dernier fut théorisé par Charles Maurras. Cela en dit long de l’influence que l’extrême-droite peut avoir même au sein de ceux qui peuvent paraître “républicains” alors qu’ils ne le sont pas. Ainsi, qu’un ministre demande un coup d’état avec le soutien des policiers alors que celui-ci est un “supposé violeur” jusqu’à preuve du contraire, cela en dit long de l’ambiance qui règne à l’Elysée et à Matignon.

Toutes les conditions semblent réunies pour que nous assistions à un basculement vers un “monde différent” de “régime républicain”. Les lois constitutionnelles peuvent permettre de barrer la route à ce genre de mouvement. Pourtant, nous commençons à apercevoir d’une façon claire que les “lois constitutionnelles” dans l’état actuel de notre composition politique peuvent être votée d’une façon unanime par la majorité des “deux tiers” au Parlement de Versailles. Ainsi, la Constitution qui faisait barrage aux différentes lois peut basculer d’un jour à l’autre toujours dans la “Cinquième République”, mais dans une version totalement dépourvue de “l’esprit républicain”.

La France, ce n’est pas que “le pain, le vin et le Boursin“. On entend trop souvent la question de l’identité culturelle se traduire par la notion culinaire. Mais il y a aussi l’aspect d’une Histoire qui se confronte au “roman national”. Cela hérisse les poils aux traditionalistes de voir que la construction de leur vision historique s’avère être une “historiographie de la classe dominante”. Les jours peu glorieux sont mis sous le tapis et la réalité réside dans une vision totalement dévoyée. Pourtant, la République continue d’être réclamé par des personnes étant dans un “ésotérisme de la République”. La vision spirituelle s’inscrit dans le corpus de ceux qui ont brandi la IIIème République au moment de la défaite de Sedan et du massacre des communards. D’ailleurs, la “Commune de Paris” leur fait froid dans le dos, mais pas pour construire des Basiliques afin de rétablir l’ordre moral et de bannir l’esprit laïc. Dans les faits, les courants progressistes sont vus comme étant une émanation de “l’islamo-quelque-chose“. Il faut se rappeler que la raison était bien ancrée dans notre pays, bien avant que la grande mosquée de la ville de Paris soit élevée vers le ciel. On constate qu’il se creuse une lente scission au sein de la population sur la vision de la République. Je peux dire d’une certaine manière que les “islamo-baratineurs” n’ont que l’argument d’une organisation sociétale fondée sur la religion et l’appartenance à une religion comme ancrage de détermination de l’individu. De ce fait, il apparaît très étonnant que dans les circonstances que l’on connaît actuellement où les milliardaires financent l’extrême-droite, notamment à travers le focus médiatique ; les “républicains” dits de “droite” ne soient plus en mesure de réévaluer d’une quelconque manière leur façon de renouveler la “République”. Au contraire, ils sont la guillotine qui veut décapiter la République.

La menace pèse, ce n’est ni l’islamo-gauchisme, ni l’indigénisme et encore moins le décolonialisme, mais une “droite identitaire” à plusieurs têtes qui rêvent d’imposer son modèle de gouvernance par la peur et la terreur. Le concept d’une “France éternelle” qui se résume être un fiasco sur le plan des idées. Derrière les attaques contre “l’islamo-gauchisme” se trouvent en réalité une pensée totalement assumée qui fait figure avec celle des identitaires. Ainsi, n’est-ce pas Jacques Myard (maire LR, allié de Libres !) est allé voir Bachar Al-Assad … Un allié de taille pour le parti de Marine Le Pen, mais aussi celui de Pécresse … Au-delà d’être un boucher, il a préféré libérer les djihadistes et les islamistes que de soutenir une transformation vers une libéralisation de la société. Ainsi, Pécresse et Bardella sont les idiots utiles du djihadisme par association. Et cela n’a pas l’air de les déranger plus que cela. De telle sorte, ils peuvent vomir contre les progressistes, les musulmans (y compris les progressistes) et la République, ce sont toujours des idiots utiles de ce qu’ils dénoncent. 

Il semble rationnel de constater que le patrimoine culturel revendiqué permet de traduire l’ensemble de la dynamique de ces forces. Dans ce moment où l’extrême-droite tente de muscler son discours vers un bannissement de l’idéologie progressiste comme nous l’avons vu afin d’y installer un régime autoritaire clérical. Combien de personnalités de centre-droit, de droite radicale et d’extrême-droite sont prêts à renverser l’Historiographie de la République ? Combien de ces personnes sont prêts à venter les bienfaits du Bonapartisme et du Pétainisme ? Oui, il y a une alerte importante. Notre république est en danger par les islamo-baratineurs ! Oui, il faut en découdre avec les islamo-baratineurs par tous les moyens qui veulent en finir avec le pluralisme et souhaitent imposer une dictature militaire dans le sang. Oui, l’antifascisme est la seule solution face à ces courants venant des égouts de l’extrême-droite.

Dans la nuit obscure, le soleil finit toujours par se lever

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Dans la nuit obscure et fraîche de ce début d’été, l’espoir d’une partie de la population s’en va dans les idées libertariennes de la droite radicalisées et anti-laïque et hayékienne d’une extrême-droite banalisée. Vous croyez un instant que le parti “Libre !” de Pécresse défend la liberté ? Elle ne défend que la liberté d’exploitation et la défense des moyens de protection. Il s’agit d’un parti libertarien au sens assez typique : promouvoir les libertés économiques pour être soluble comme nous l’ont montré les différents courants ultralibéraux chez nos voisins outre-Atlantique. En effet, Pécresse peut se prétendre républicaine dans un premier temps. Pourtant dans un second temps, il existe manifestement une convergence avec l’idéal de Trump tout comme celui d’un libéralisme hors de contrôle supplanté d’un régime illibéral. Autant dire que derrière Pécresse se cache les pires réactions, mais elle est également soutenue par les néosocialistes (c’est-à-dire des néofascistes) comme Manuel Valls ou encore Jean-Paul Huchon.

Par contre, il n’y a guère de mots de la part de ces “progressistes d’opérettes” qui n’hésitent plus à passer d’une manière ou d’une autre par condamner la liste complotiste comme “France Démocratie Directe”. Sous cette dernière, se trouvait le “magma” de Réinfo-Covid. Autant dire qu’un positionnement tout droit vers la science et la rigueur scientifique autant dans l’analyse des sciences dures que de celle des sciences sociales commence clairement par mettre un frein. Le problème réside dans le fait que les “progressistes d’opérettes” n’hésitent plus un seul instant à s’ancrer dans ce que l’on pourrait appeler comme d’une vision qui se perd dans l’obscurantiste.

Il faut dire que Pécresse a fait une campagne au vitriol à défaut de mettre en avant une de ses propositions … Cela laisse songeur : elle n’a aucun programme hormis la délégation de service public afin de supprimer l’ensemble du réseau de transports publics dans sa région. La personne qui défend le diesel et la pollution comme Trump se targue d’un bon bilan. Or, son bilan est réalisé sur le sang des morts du Coronavirus. Ce que peut faire Pécresse en période de crise s’inscrit dans cette logique que son “capitalisme” est totalement noyée dans le sang et n’a pas pour preuve de faire dans la charité chrétienne. Au contraire, nous sommes clairement dans la pensée que le marché peut tout réaliser. Le poison de la droite libertarienne et obscurantiste qui se veut être un barrage contre le Rassemblement National n’est dans les faits qu’un allié. Bardella et Pécresse sont les deux faces d’une même pièce à savoir : une même idéologie et une même doctrine. De ce fait, ceux qui voteront Pécresse ou Bardella sont les mêmes qui voteront pour les coupes budgétaires. Puis il faut rappeler que les deux partis sont l’ami de Bachar Al-Assad et de Vladimir Poutine tout comme des dictateurs.

Quant à Bardella qui accusait Pécresse d’islamo-droitiste a sur sa tête de liste en PACA, un partisan du mouvement islamiste pan-turc et proche de Daesh. Oui, voter pour Thierry Mariani, c’est soutenir Daesh et les loups gris. C’est également promouvoir le négationnisme arménien et la guerre entre les peuples en promouvant des régimes comme l’Azerbaïdjan. Finalement, Thierry Mariani est une liste “islamo-droitiste” au sein de la région PACA. Autrement dit le débat pour les présidentielles au sein du Rassemblement National s’annonce houleux. Les partisans de l’OAS sont devenus les partisans des frères musulmans et de ses organisations terroristes. Ce n’est pas pour rien que je parle depuis des années : le Front National devenu Rassemblement National est un mouvement “daesho-lepéniste”. Ils pourront me faire des procès en suspens. Mais dans les faits, tout indique qu’il y a une convergence.

Dans ces conditions, tout semble miser sur le fait que les libéraux peu importe leur cheptel se battent pour une société clairement plus dure, mais aussi plus privatisé afin de réaliser des fuites budgétaires de structure et faire privatiser, puis libéraliser les différents services publics avant de les mettre en concurrence les uns avec les autres. Dans ces conditions, il apparaît qu’au détour d’un virage que l’on ne saurait pas désirer tend à se mettre en place afin de créer un vol de charognards au-dessus de nos vies. Notre autonomie et notre indépendance en sont bien les résultantes. Pour cacher les politiques d’austérité réalisés en période de crise sanitaire, les thématiques de l’islam politique et de la sécurité sont mises en place alors qu’ils ne veulent que lâcher l’essaim de corbeaux sur les plus démunis afin de réaliser une région de combat contre les faibles et faible contre les forts.

Un matin, nous nous lèverons et cela ne sera plus qu’un cauchemar. La vision qui tend à se montrer comme clairement dangereuse nous rappelle que les régimes tyranniques finissent toujours par tomber. Ainsi, je sais que la droite extrême et l’extrême-droite partage en eux-mêmes les projets les plus ambitieux du capitalisme débridé ultralibéral. Il se crée une alternative dans la construction de notre modèle et de la défense de nos valeurs progressistes. L’œil se met un seul instant sur des dossiers houleux afin que nous perdions notre temps comme sur le sujet de l’islam et de la sécurité alors que la principale discussion devrait être la “macroéconomie”. Il convient pour les forces progressistes de s’accrocher à une autre ambition, mais aussi à construire le monde de demain. Les alternatives existent déjà au niveau local afin que nous enclenchions une véritable révolution capable de remettre le drapeau rouge au sein d’une “République sociale” et “solidaire”. Il faut dire également que nous sommes dans une période charnière au lendemain de la crise sanitaire (et faisons en sorte qu’il ne puisse exister une quatrième vague). En attendant, j’aimerais être un optimisme, mais la région va basculer d’un moment à un autre sous un rideau de fumée à l’épaisseur de cette campagne nauséabonde.

L’autoroute dictatoriale de Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin en tant que ministère de l’Intérieur défend bec et ongles la “police nationale”. Dans les propos d’Audrey Pulvar qui jugeait la manifestation des corporations policières de “glaçante”. En effet, la populace en képi réclamait la fin de la constitution, la fin de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux. Autrement dit, il est allé soutenir une manifestation prônant clairement la dictature. Dans un pays ayant le mal démocratique où les actions brutales de la police et de la gendarmerie nationale sont décriées. On a même vu le retour sous la présidence d’Emmanuel Macron de la restauration des Voltigeurs sous le nom de BRAV. Ces derniers avaient assassiné Malik Oussékine en le passant à tabac. Il s’inscrit dans la lignée de Charles Pasqua. Une vraie brute à l’image des “antirépublicains” qu’il prétend défendre, mais c’est la République qu’il mollarde tous les jours.

Défendre la République, c’est défendre la séparation des pouvoirs comme le suggère l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : “Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution”. Cela permet de glacer encore plus le sang. La dernière fois que la séparation des pouvoirs a été abrogée, c’était l’Etat Français sous Pétain. C’est aussi que la République fut abolie pour un pouvoir despotique aux mains de l’extrême-droite collaborant les nazis. Audrey Pulvar a eu raison de monter au créneau tant bien que nous ne sommes pas sur la même liste politique et que nous ne défendons pas le programme. Toutefois, la position républicaine tend à soutenir les personnes qui sont attaquées par l’extrême-droite et à faire bloc contre cette dernière.

Le “premier flic de France” a par ailleurs annoncé déposer plainte au nom du “ministère de l’intérieur“. Cette instrumentalisation de la “justice” se base sur une vision très claire qu’il a vis-à-vis des “forces armées de l’Etat”. Raciste, homophobe et antisémite, son rapprochement avec les “factieux” d’extrême-droite s’inscrit dans le fait de battre la campagne électorale. Ces méthodes faisant parler de sa “majorité” et non du programme qu’il défend tend à sacraliser à l’action de la Justice comme un moyen pour faire “taire” ses opposants, mais aussi de mettre le focus médiatique sur sa personne. Il faut dire que près 88% de personnes selon un sondage estiment que la sécurité sera importante pour les élections de 2022. Ainsi, Darmanin se présente comme une figure autoritaire marchant dans les pas de Marine Le Pen. N’est-ce pas ce dernier qui avait jugé le programme lepéniste comme trop mou vis-à-vis de “l’islam politique” ?

Gérald Darmanin, le sait très bien que la “manipulation des foules” s’inscrit dans son ADN politique. Dès lors, on peut voir que sa ligne “Sarkozyste” s’inscrit dans la “tolérance zéro” sauf lorsqu’il s’agit de soutenir son ami et ancien président de la République. Toutefois, Gérald Darmanin a fait campagne sur la manifestation pour tous et a réitéré de nombreux de propos homophobes tout comme la théorie du genre de l’antisémite Farida Belghoud. Il a d’ailleurs signé un livre antisémite dans la lignée de son adhésion à l’Action Française dans sa jeunesse. Pire, le ministre est accusé de viol avec abus de faiblesse sur des femmes en demande d’aides : l’une concernant le logement, l’autre concernant l’aide juridictionnelle. Dans ces conditions, sa présence en tant que ministre de l’Intérieur se résumait avant ses différentes déclarations et prises de positions comme un entrisme de “l’extrême-droite” dans une majorité qui se prononce de “centre-droit”. Ainsi, sous les 50 nuances de sécurité qu’il défend, cela ne concerne pas l’antisémitisme, l’homophobie, les violences contre les femmes, la lutte contre la corruption, etc.

Face à cette dérive politique d’une majorité en roue libre sur les plates-bandes de l’extrême-droite. Volt propose une véritable alternative face à la réaction omniprésente au sein de la majorité et des courants situés à sa droite.

Trafic de drogue, un business juteux contre les libertés individuelles

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La drogue, je pourrais en parler pendant des heures au vu de mon passé. Toutefois, je ne suis pas là pour mettre en avant mon expérience qui relèverait d’un témoignage anecdotique. Mais je peux tout de même m’en servir pour apercevoir que les dépendants ne sommes que la chair à canon en ce qu’il concerne les politiques publiques visant la maladie de la dépendance reconnue par l’OMS.

Dans ces conditions, le virage sécuritaire orchestré par l’extrême-droite au pouvoir tend à creuser un véritable fossé entre le fait de sortir des individus de la “consommation active” et celui de réaliser une “politique du chiffre”. Sarkozyste assumé et proche de Marine Le Pen, le “premier flic de France” le sait très bien qu’il a une carte à jouer s’il veut que son “employeur” à savoir officiellement Jean Castex et officieusement Emmanuel Macron. En effet, il fait tout pour que le président de la République soit réélu à travers les votes du Rassemblement National. Les passerelles entre les différentes droites sont très étroites. 

Ainsi, le trafic de drogue est devenu une vision très exacerbée pour la campagne présidentielle de 2022. Il semble nécessaire pour les différents partis politiques de jouer la carte “sécuritaire”. En effet, la question du “sentiment d’insécurité” se reflète dans les chiffres comme une fiction. Plus les lois durcissent l’autoritarisme, plus le “sentiment d’insécurité” augmente. Autrement dit, il s’agit d’une association psychique dans une réalité s’enracinant dans l’émotionnel. La volonté est de réduire la délinquance, mais les politiciens préfèrent jouer la “carte de la peur”. En effrayant le lumpenprolétariat, il joue très clairement sur un tableau en pointant des jours meilleurs, mais dans les faits ce qu’ils mettent en avant n’est qu’une partie entre autres de jours particulièrement obscurs emportant la République. En effet, lorsque Darmanin préfère la position du “boucher-charcutier” de Tourcoing que les statistiques de l’INSEE, on peut clairement se demander que la vision qu’il s’en dégage ne soit qu’un ramassis de populo-démagogisme. En rien, cette vision clairement obscurantiste s’alliant avec la beaufitude démontre très clairement sa volonté en matière d’appel au rationalisme et au matérialisme. De ce fait, nous sommes dans une ère où le “roman national” sera toujours préférable aux analyses scientifiques et fondées.

Ainsi, les malades sont persécutés par le pouvoir en place faute d’une véritable politique en matière d’endiguement de la toxicomanie. La criminalisation du malade se réalise d’une façon totalement éhontée par les pouvoirs qui se succèdent les uns après les autres. Autrement dit la politique de prévention et d’endiguement du phénomène qui touche de plus en plus de citoyens tend à se concrétiser par une vision morbide et délétère. De telle manière, il convient de souligner que le fait de créer des amendes pour les consommateurs de cannabis par exemple s’inscrit dans une vision visant d’une part à renflouer les caisses de l’Etat, mais surtout surfant sur la “peur”. Or, la maladie de la dépendance touche sans prévenir et tout le monde peut y être victime. Les cures sont tellement faibles et les services d’addictologie en manque de moyens que je me demande si finalement, il ne serait pas souhaitable pour le pouvoir que les dépendants restent dans le jeu fantasmé actuel par l’opinion néoconservatrice et néofasciste : les malades financeraient le terrorisme. Ainsi, les rationalistes (dont le gouvernement n’en fait pas parti) suggèrent très clairement qu’une véritable politique de lutte contre le “cartel des drogues” passe entre autres par une véritable politique active afin d’arracher les dépendants de la “consommation active” par tous les moyens nécessaires quitte à mettre des milliards sur la table.

Nonobstant cette vision, la “drogue est devenu l’opium du peuple”. Dans ces conditions présentes, le gramme de cocaïne sera plus ou moins équivalent à celui du gramme de cannabis dans les vingt ans qui vont venir avec des centaines de milliers de malades supplémentaires sur des produits clairement plus addictogènes. Ainsi, le “premier flic de France” le sait très bien qu’il élabore un programme au service d’une idéologie la mortifère possible. Le gouvernement a besoin d’utiliser les malades comme des délinquants afin de réduire les libertés individuelles. Cette vision se traduit également par une vision tendant à long terme de marcher sur les plates-bandes d’un certain totalitarisme. Le néofascisme porte en lui le programme le plus liberticide que le monde ait connu. Ainsi, pour Darmanin et sa clique, il ne s’agit pas de sauver des personnes de l’enfer de la drogue, mais de s’en servir comme des alibis pour durcir les règles sécuritaires. Autrement dit, les malades servent en tout lieu à sa politique dévastatrice et criminel.

Vous vous demandez comment enrayer le “cartel des drogues” au travers d’une politique alternative. Je le conçois que cette question mérite à elle seule un article sur lequel je reviendrai en détail. En effet, la question d’une véritable politique visant à “réguler” entre autres le marché de la drogue légale (au travers des médicaments) et illégale (au travers des substances non-médicamenteuses). Cela permettrait de créer de recettes au niveau de l’Etat afin de les orienter en matière de soins vis-à-vis des dépendants. Mais cela suggère de changer de paradigme et de s’ancrer dans un véritable virage progressiste.

Pourtant, il convient pour eux de céder au chant des sirènes et de “tout répressif”. Or, nous le savons très bien où mène cette politique : vers une dictature policière. Aux Philippines, tout comme au Brésil sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, les néoconservateurs (comme Darmanin et sa clique) ont fait le choix d’une politique sanglante. Cela ne fait en rien reculer le “crime organisé”, mais cela crée des milliers de morts. Une politique sanglante s’installe dans ces pays où le “droit à la vie” est tout simplement éradiquer au nom des valeurs néofascistes. Que réclame les syndicats, dont Darmanin a ouvertement soutenu les différentes revendications ? La fin de l’Etat de droit avec l’instauration d’une dictature sanglante. De facto, nous sommes face à une “milice nationale” qui n’a en aucun intérêt à s’intéresser aux différentes valeurs du progrès que nous mettons en place. Au contraire, le fait de faire reculer la toxicomanie signifierait un recul très drastique de l’importance des “mercenaires du capital”. Autrement dit, pour faire baisser les effectifs de la police et gendarmerie nationale ce qu’il se traduit par une baisse évidente des bavures et des assassinats, une politique mettant fin à la prohibition devient nécessaire.

En ce qu’il concerne le rôle de l’Etat de sauver les dépendants d’un trafic qui n’est autre que des entreprises du côté de l’ombre du capitalisme. Le même capitalisme défendu par les tenants du pouvoir fait froid dans le dos puisqu’il agite une concurrence sans limite et sans règle entre les différentes entreprises et multinationales illégales. Les thèses d’Hayek, de Friedman and co sont mises en application, une façon de faire rougir le pouvoir qui y voit une concurrence déloyale face à la politique néolibérale qu’ils souhaitent mettre en place.

Le “violeur présumé” Gérald Darmanin pense uniquement au durcissement des différentes lois concernant la prohibition de la drogue au détriment des toxicomanes et des dépendants. Il faut dire qu’il est allé manifester contre les lois de la république, contre la constitution et contre l’Etat de droit.

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