Elon Musk souhaite détruire Twitter

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Tout le monde connaît Elon Musk, le multimilliardaire le plus riche du monde. Ses idées s’enracinent très fréquemment dans une position conservatrice, réactionnaire et obscurantiste (notamment sur les questions sanitaires en soutenant les eugénistes des “convois de la liberté”). Nombreuses questions sont à soulever de la personne la plus riche du monde.

Comment peut-on développer la science d’une part au travers de Space X et promouvoir une défense des “libertés économiques” au-dessus du “droit aux soins” et à “la vie” ? Ce paradoxe s’inscrit dans le fait que les “libertés économiques” génèrent de la richesse, le “droit d’être en bonne santé” coûte de l’argent.

Elon Musk s’inscrit dans une étape où il est un ultracapitaliste. Si la dimension de lui affecter l’étiquette de “libertarien” ne me pose aucun souci, certains ne sont pas d’accord. En effet, il semble nécessaire de sous-entendre que la “dimension libertarienne” soulève de nombreuses questions et reste très vaste. Dans ce sens, il convient parfaitement d’assumer qu’il s’inscrit dans la frange ignare. Le mouvement néoconservateur s’enracine sciemment dans une destruction des “liberté individuelles” afin de créer une société néofasciste. Nous le voyons bien que les personnes comme Elon Musk appellent à faire du tri dans les bibliothèques et à brûler des livres pour créer des autodafés, mais aussi à combattre les “droits civiques”. La “vague ‘Républicaine'” risque d’avoir une répercussion sur l’ensemble du globe puisqu’elle n’est pas bleue, mais porte en elle la “peste brune”. De ce sens, le virage que promettent les élections à mi-mandat risque d’être un cataclysme pour les “libertés démocratiques” et la “paix civile”.

En effet, il convient de voir que son seul motif dans sa vie réside dans le fait de posséder toujours plus d’entreprises afin de les sortir des bourses et d’en faire la pluie et le beau temps.

Dans ce sens, il apparaît que les désirs fous s’inscrivent à sortir le “petit oiseau bleu” de la bourse afin d’en faire un réseau à son image, c’est-à-dire une variante de “Truth” de Donald Trump. Les lignes sont définies. Il ne cesse de provoquer les twittos. Un réseau sous la chape de plomb du plus riche des personnes engendrerait fatalement une dégradation de la manière, dont fonctionne ce réseau. De telle sorte que la dimension provienne d’une guerre entre les actionnaires (sachant que Twitter ne dégage des profits que depuis 2019) alors que les autres réseaux sociaux y font des bénéfices depuis un certain temps.

Elon Musk en ayant entre 10 et 15 % des actions s’inscrit dans une vision où il est l’actionnaire majoritaire. Ainsi, il essaye de faire la pluie et le beau temps sur ce réseau social afin de créer des fluctuations dans les cours des bourses. Il s’est ensuite engagé à emprunter auprès des différentes banques pour racheter Twitter dans son intégrité.

La volonté de créer un “twitter payant” et un “twitter gratuit” s’inscrit diamétralement dans une vision mercantile afin de créer une sécession vis-à-vis des utilisateurs. De cette manière, il convient d’admettre que la bataille contre Elon Musk réside également dans le fait de ne pas avoir un “gourou sectaire” avide de pouvoir et proche de Donald Trump. Dans ce sens, la question de la liberté d’expression si chère à Elon Musk permettrait aux différents partisans de son idéologie de diffuser un contenu mortifère et de nombreux appels à la haine. En effet, la frange conservatrice s’inscrit dans une volonté de reprendre les “lieux” de contre-pouvoir afin de distiller son programme obscurantiste. En effet, la personne la plus riche du monde semble définir une feuille de route afin de diffuser une pensée profondément obscurantiste, réactionnaire et aux antipodes de notre temps.

Dans le même temps, nous assistons à un départ des personnes inquiets d’un réseau social vers le fediverse. D’ores et déjà, les alternatives augmentent considérablement. Ainsi, je pense que le futur ne sera pas dans un réseau social à la gloire d’un multimilliardaire, mais bien dans une vision où les réseaux seront fédérés les uns entre les autres. C’est là que tout se joue. À partir de ce moment, il convient de faire la promotion de Mastodon. J’y suis depuis 2017, il manque juste les “spaces” (ou espaces), mais c’est identique, mieux et incroyablement plus riche en contenu que twitter. Cependant, les réseaux créeront-ils un véritable changement ou les utilisateurs préféreront n’être que du data pour rentabiliser une entreprise.

La question fondamentale réside dans le fait que les personnes vont-elles se construire sur un nouvel idéal : libre et non-lucratif ou baisseront-elles les bras pour devenir des esclaves à données ?

Lutter contre l’extrême-droite pour ne jamais oublier

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Nul ne pourra dire qu’il n’était pas au courant de la manière, dont se jouent les élections présidentielles. Je vis la lutte contre l’extrême-droite depuis plus d’une dizaine d’années, c’est-à-dire à partir du moment où j’ai commencé milité. Certes, il m’est arrivé de faire des bourdes comme chacun. Toutefois, j’assume pleinement ma position de militant progressiste, c’est-à-dire de combattre quotidiennement non pas une vitrine, mais l’intégralité des différentes idées.

Dès lors, il convient d’admettre que cette bataille sur le terrain des idées se réalise au travers d’une déconstruction minutieuse. De ce fait, le bulletin de vote dans l’urne se traduit clairement ne permet à aucun moment de se mobiliser. Il s’agit d’une valse sur le « politiquement correct ». Les libéraux reprenant une grande partie du programme identitaire, sécuritaire et social savent très bien qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore. La réalité se traduit dans les faits par une « lepénisation » progressive de la macronie. En partant de ces éléments, les polémiques identitaires tous les trois mois s’enracinent à grappiller quelques voix à l’extrême-droite, mais cela caduque le fait de poser la stature d’Emmanuel Macron comme le sauveur.

Je le vois bien autour de moi, la crainte s’installe de façon progressive. Les personnes ont peur, ils savent très bien que le fait d’avoir l’extrême-droite au pouvoir déclenchera une réelle « guerre civile ». La démocratie de la Cinquième République n’a pas été pensée pour être un rempart contre l’extrême-droite, mais uniquement d’asseoir un « roi » ou une « reine » tous les cinq ans. Qu’on se console, ce n’est à aucun moment le président qui fait la politique, mais bien le Parlement, dont le mode de scrutin laisse songeur puisque la représentation nationale est mise à mal au travers des circonscriptions. Mais, le parti du président sortant y est retissant. Chacun assumera s’il est vraiment « démocrate » ou pas.

En banalisant sans cesse ses idées politiques, les politiciens néo-socialistes, néo-laïcs et néo-conservateurs ont réussi à « républicaniser » la perspective fasciste. Il convient de retrouver la réalité de l’ascension de Benito Mussolini, celui-ci se disait également « républicain » avant de prendre le trône pour y installer une dictature que certains historiens qualifient de « totalitaire ». L’usage d’une dialectique inscrite dans le corpus réactionnaire ne peut qu’ouvrir les vannes de l’extrême-droite. Dès lors, je crois sincèrement qu’il va falloir qu’Emmanuel Macron change de braquet, change de méthode.

Dans le même temps, je crois effectivement que son refus de débattre avec les autres candidats s’enracinent progressivement dans une « mégalomanie » de fond. Il est animé par une vocation tel le chanoine de Latran. Il porte un projet de société que sa base ne connaît pas. On peut dire que tous les doutes sont permis. De plus, il convient de souligner que le Maccarthysme ambiant se traduit sincèrement comme je peux le voir chez Volt par une droitisation de la société : Jean-Luc Mélenchon est l’extrême-gauche, mais Mitterrand (en 1981) avec un programme plus à gauche, c’est la « gauche de gouvernement ». Comprendra qui voudra. Il va falloir admettre que sans la « France Insoumise », Emmanuel Macron ne sera pas réélu. D’ores et déjà, il convient de faire comprendre aux macronistes que leur sectarisme risque de conduire l’ensemble de la France dans les mains de l’extrême-droite.

Les mesures « anti-sociales » afin de construire la « France du 21e siècle » basées sur le programme entre autres de l’extrême-droite laisse deux formes de lutte : 1/ la bataille des élections ; 2/ la bataille des idées. Dans cette dernière perspective, il convient de s’assurer de différents éléments : jamais l’extrême-droite n’avait été aussi puissante. L’approche d’Antonio Gramsci au travers de la dimension culturelle laisse présager que l’extrême-droite s’est même offert le luxe d’avoir deux partis politiques : l’un centré autour de la nation, l’autre autour de l’ethnie.

Dans cette dimension, il me faut réitérer que je suis « communiste ». Je ne lâcherai pas mes idées. Il convient de dire que les faits semblent têtus. Or, le « communisme en France » soutient nécessairement un réel progrès, là où le progrès n’avance pas. Enfin, il aurait fallu dissoudre le Front National à la racine. Les politiciens continuent progressivement de l’utiliser comme un épouvantail. À la fin, celui qui joue avec le feu finit par se brûler. Instrumentaliser l’extrême-droite, c’est légitimer l’extrême-droite.

Quelques notes sur le journalisme

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J’écris déjà depuis une dizaine d’années sur différentes plateformes, différents médias, différents formats afin d’informer. Dans ce sens, j’ai déjà réalisé différentes enquêtes, mais il semble que cela ne suffise pas pour un camarade qui m’expliquait de façon irrationnelle qu’il fallait une carte de presse : le sésame absolu.

La neutralité journalistique au service de la censure

Cela s’enracine également par le fait qu’il faille faire une “école de journalisme”. Dans les propos qu’ils dénoncent, il affirmait d’une façon objective que l’écriture doit être aseptisée au travers d’une forme de “neutralité journalistique”. Pourtant, l’usage des mots reste une bataille dialectique et clairement sémantique.

Dans ce sens, je ne vais rentrer dans une grande démonstration afin de sous-entendre que deux expressions signifiant la même chose, mais leurs sens en termes d’usage ne signifie pas la même chose, ni même la même connotation. L’usage d’une langue reste foncièrement politique. Dès la neutralité aboutis d’une façon conséquente d’inscrire un “droit de réserve”. En somme, les éléments de langage ouvrent le chemin vers un journalisme ancré dans le “politiquement correct”. Or, rien de tout cela n’est exigé par le “droit de la presse”. Il s’agit d’une volonté de l’extrême-droite afin de faire taire les journalistes. Étonnant non ?

On entend très souvent dire que les “journalistes” n’ont pas à être des “militants politiques”. Cette remarque me permet de souligner qu’un journal, un magazine ou même une revue se doit d’être “neutre” comme je viens de l’expliquer ci-dessus. Ce n’est pas connaître la presse, notamment la “presse d’opinion”. En effet, cette dernière a une ligne éditoriale comme chaque organe de presse, mais le fait qu’elle soit au travers d’une vision où la “presse d’opinion” est par essence militante, cela permet de voir que de grands journaux (comme l’Huma ou Le Figaro) s’inscrivent dans cette dynamique. Les journalistes de ces deux canards, ne seraient-ils que des faux “journalistes” ? Un peu de sérieux tout de même.

Lorsque je suis passé quelques mois dans le webzine Kedistan (webzine d’Opinion), cela m’a permis de me former dans le cadre d’une rédaction au travers d’un travail collectif se situant à dix mille lieux de la neutralité.

Ainsi, il semble nécessaire que durant les “différentes guerres en Syrie” ou la mise en place d’une “démocrature” en Turquie ou même encore dans le cadre des articles rédigés sur les Kurdes d’Iran, la neutralité n’aurait jamais permis la rédaction de ces articles. De ce fait, il s’agit d’une volonté de censurer les articles d’opinion. On connaît très bien l’affiliation de ce courant de pensée. Dans le cadre des trois articles cités ci-dessus, il convient de souligner que ne pas prendre une opinion, c’est choisir l’oppression de la majorité. Ainsi, dans le cadre de ces articles, le choix de dénoncer Bachar Al-Assad, Erdoğan ou même les mollahs d’Iran devenait cohérent en lien avec l’actualité. Ne pas le dénoncer, c’est se murer dans une forme de silence et d’être complice de ces dictatures. Chacun son choix, chacun sa position, mais il faudra assumer à un moment donné.

Le journalisme gonzo

La réalité reste difficile à entendre pour certains que le journalisme puisse paraître subjectif. En écrivant à la première personne, il semble objectif de voir que chez certaines personnes, cela dérange énormément. Or, le “journalisme gonzo” reste particulièrement cru et s’écrit à la première personne au travers d’un ensemble de faits, dont l’auteur se fait l’opinion. De telle sorte qu’l convient de souligner que l’on peut être d’une part journaliste et assumer pleinement son rôle subjectif. Ainsi, l’élément de l’attaque qu’il convient de sous-entendre comme “écrire comme on parle” ne tient pas vraiment la route. Il va falloir pleinement revoir la copie. Or, je crois que c’est vraiment peine perdue. La tactique revient une fois de plus à une forme de méconnaissance du sujet. Rien de rationnel là-dedans.

Quand les blogueurs se reconvertissent en journalistes

De nombreux blogueurs ou de militants se reconvertissent progressivement dans le monde digital et celui de la presse. Or, il semble nécessaire de soutenir qu’à partir d’un moment la frontière entre un blogueur et un journaliste devient très faible. L’un a la liberté réelle de trouver des éléments de langage, l’autre n’a pas de liberté puisqu’il est tenu par la loi de 1881 sur la liberté (et plus largement du droit) de la presse. Cela permet d’acquérir clairement plus de souplesse sur le format d’écriture.

Le mépris de classe tient d’une façon qui n’est pas anodine. Le pigiste reste un contractuel payé à savoir la production d’un article, d’une photographie et bien d’autres. Il s’agit d’un statut précaire. De telle sorte que de nombreuses sont les personnes à avoir un métier alimentaire la journée et sur le “temps de loisir” tout comme de “repos” de faire leur vrai métier à savoir celui de journaliste. Nul ne pourra ignorer ces informations.

Son dernier argument : tout le monde peut devenir journaliste. C’est également le cas. Toutefois, il apparaît de façon objective que sa vision par un mépris vis-à-vis de ceux qui sont nombreux réalisant des piges à droite comme à gauche en ayant un second métier pour mettre du beurre dans les épinards.

Accueillir les réfugiés pour combattre les talibans

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Le parti de l’ordre et l’extrême-droite ont trouvé un nouveau chef de bataille : la lutte contre ceux qui combattent les discriminations et accueille les réfugiés, notamment Afghans. En effet, sous l’expression de combattre les “woke“, ils sont partis concrètement dans une logique dangereuse en caressant les talibans, les islamistes et les djihadistes. La question qui se résume réside : comment peut-on critiquer les valeurs de solidarité et de fraternité afin de réaliser une vision très lâche, nauséabonde et taliban-lepéniste ? En utilisant cette expression, j’inclus évidemment la “bande à Pécresse” qui se situe au fin fond de l’extrême-droite tout en se réclamant soft dans les apparences alors que sur la doctrine, ils sont dans la radicalité. D’ailleurs, son parti politique “Libre !” se positionne afin de mettre les libertés économiques au-dessus des droits fondamentaux. Nous sommes typiquement dans le cadre de la pensée de Friedrich Hayek. Ce dernier pensait que les “libertés économiques” n’avaient pas de prix incluant de facto les pires régimes pour les sauvegarder. Les “talibans” du néolibéralisme, voilà ce que représente l’Hydre néofasciste : Le Pen et Pécresse (tout comme Bertrand).

Il ne se passe pas une seule fraction de seconde sans que cette horde d’antirépublicain en opposition aux valeurs universelles de la République. Ils déversent leurs propos discriminatoires pour marquer une vision ultraconservatrice. Au pays de Rousseau tout comme de Descartes, ils essayent de mettre le voile sur les Lumières comme les talibans sur les femmes. Ils se servent d’ailleurs des femmes afghanes pour reprendre implicitement le slogan fasciste “France First” s’inspirant du mouvement fasciste “Britain First”. Pendant que cette extrême-droite utilise l’argument obscure de “l’islamo-gauchisme” pour souligner l’alliance entre la gauche et les islamistes (qu’il faut comprendre par les djihadistes de toutes obédiences), ils ne passent pas un seul instant sans qu’ils ne raillent le “modèle républicain”. Dès lors, le “parti de l’ordre” essaye de réclamer clairement une vision fasciste au travers d’un régime hybride sous la coupe de Dieu. N’est-ce pas une ironie si les talibans fonctionnent de la même manière ?

Il me semble nécessaire que ceux qui critiquent les personnes pour l’accueil des réfugiés afghans ont pactisé avec les talibans qui empêchent les Afghans de fuir le pays. Nous le voyons très bien que l’axe néoconservateur s’enracine très clairement dans ces éléments. Pourtant, ils passent leurs temps à critiquer la “gauche”, “l’universalisme” et les différents “voiles”. Leurs positions s’inscrivent dans une dissonance cognitive. Ainsi, au travers de leur endoctrinement dangereux dans le néolaïcisme qui s’avère n’être autre qu’une philosophie antagoniste si propre aux ennemis de laïcité comme les islamistes, les talibans et les terroristes de Daesh. Ces politiciens et militants devront rendre des comptes sur leurs prises positions.

L’opposition au pass sanitaire est protofasciste

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Les gugusses manifestent dans les rues tous les samedis contre le “pass sanitaire” sous différents prétextes plus ou moins farfelus au nom d’une crainte, d’abstraction des faits et des études scientifiques. Cette rigueur qui tourne autour d’une vision très clairement ancrée dans une analyse distinctive. Qu’est-ce qui fait peur dans le pass sanitaire ? Qu’est-ce qui est différent en un carnet vaccinal ou de santé ? Ces questions demeurent tout de même l’alpha et l’oméga dans le début d’un quelconque raisonnement au sujet du “pass sanitaire”.

Ainsi, il semble nécessaire au nom de la “recherche des faits” d’apporter des éléments de réponses s’inscrivant dans la rigueur matérialiste. La réécriture de l’Histoire au travers d’un “angle alternatif” projetant l’ensemble des craintes et des phobies diverses s’initie dans les faits que ces derniers portent en eux les germes d’une vision protofasciste. Le mélange totalement hétéroclite allant de l’ultra-gauche à l’ultra-droite témoigne également d’un confusionnisme ambiant très important au sein de la société. En effet, les manifestations se construisent concrètement sur une désinformation de fond et de mensonges massifs. La propagande antivaccinale (légèrement différente de celle du pass sanitaire) s’inscrit comme la consommation de l’alcool de façon bringe-drinking. Elle est massive et sur une courte durée. Or, la recherche de l’effet de buzz dans ces mouvements ne se réalise en aucun cas au travers d’une réalisation d’une vérité, mais de la propagande. On se rend compte qu’il y a tout de même une vision très claire de réaliser que les fake news sont une réécriture sur un corpus d’un profond malaise psychique (et il ne s’agit pas de psychiatriser les personnes en question).

Le mouvement complotiste existait sérieusement avant l’ère de Donald Trump. La complosphère n’est en rien un fait inédit. Elle existe depuis plus d’un siècle, mais reste “l’avant-garde” dans l’utilisation des technologies numériques. Dès lors, il semble nécessaire de voir qu’au sein de cette extrême-droite se positionne tout un champ politique plus ou moins nauséabond.

Les “résistants 2.0” à la “dictature sanitaire” pour paraphraser l’association d’extrême-droite “Réinfo-Covid” utilise la méthodologie et l’ensemble de l’aspect de la sémantique liée à la “réinformation” afin d’asseoir leur emprise au sein de la population. Cette stratégie visant à élaborer une “vérité alternative” par rapport aux différents éléments s’inscrit clairement dans l’ancrage politique de l’extrême-droite 1. Il existe également une corrélation entre l’extrême-droite et le mouvement “vaccino-sceptique” 2. La question de l’eugénisme tant promue par Florian Philippot, Louis Fouché ou encore Martine Wonner apparaît paradoxale puisque ces derniers n’hésitent pas à critiquer le régime nazi en se considérant persécutés … tout en reprenant ouvertement les thèses hygiénistes du Troisième Reich 3.

Il semble nécessaire de voir que le “pass sanitaire” n’est autre qu’un certificat vaccinal issu du carnet de santé4 avec un “QR code” afin de le sécuriser. La question de retrouver une vie antérieure à celle que nous avions avant la pandémie semble plus que nécessaire. Nous en avons assez bavé avec nos camarades. Puis, la lutte contre le capitalisme devient primordial.

Le mouvement libertarien lié à la philosophie “antivax”

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Dans un monde ultra-libéral et libertarien, on peut jouir pleinement du slogan “mon corps, mon choix”. L’usage de l’adverbe permet de créer une différenciation avec l’usage tel qu’il était réalisé dans les luttes féministes dans les années 1960 et 1970. Au départ, il s’agissait entre autres de créer une émancipation réelle vis-à-vis de la domination masculine dans tous les domaines de la vie : habillage, maîtrise des appareils de reproduction, l’interruption volontaire de grossesse, etc. Il s’agit évidemment d’un réel progrès pour la condition des femmes et de facto pour l’ensemble de la société. Depuis cette révolution sexuelle, on voit que deux courants clairement antagonistes ont émergé : le libertarianisme (avec les différents sous-courants) et la position anarcho-communiste. On concédera qu’une partie des présupposés adversaires du système capitaliste et patriarcal n’ont aucune gêne à défendre les thèses libertariennes et à se revendiquer de l’anarchie tout comme du communisme. Les “libertés individuelles” sur “les libertés collectives” rappellent dans les faits que l’anarchisme individualiste de Stirner et du défaitisme révolutionnaire d’une partie de la classe prolétarienne ne sont que les bouts des tentacules d’un long désarmement du capitalisme vis-à-vis du camp du progrès.

Dans toute société, il existe des tabous. La question n’est pas vraiment de savoir si ces derniers sont négatifs comme positifs pour la société. Ainsi, la vision cohérente qui s’en dégage ne peut qu’aboutir au fait suivant que l’être humain ne pourra jamais pleinement jouir de son propre corps au regard des différents principes de l’éthique mise en place au travers d’une législation. Si la législation de nombreux éléments de lois peut être soumise à différentes controverses, la question fondatrice du libertarianisme débouche finalement sur les pires vices du capitalisme au travers de “la vente de tissus et d’organes humains” sous prétexte du choix. Tout ceci n’est guère rationnel au pays de Paul Lafargue. Cela peut paraître assez provoquant d’ailleurs, mais la “vente du corps de l’être humain”, sous quelques prétextes que cela soit, s’inscrit dans les pires dérives de l’espèce humaine. En effet, le “capitalisme sans tabou” admet que le “corps est une marchandise” finalement comme un autre. Ainsi, le “rein” ne serait finalement pas différent de celui d’un réfrigérateur. La question de la valeur prend également d’un ensemble de paramètres : qualité, rareté, etc.

La personne possède toujours la “liberté contractuelle”, mais dans une société où le dépassement de l’Etat est une réalité dans une époque pleinement capitaliste. Toutefois, la question de la “liberté de choix” au niveau d’une certaine éthique s’inscrit de façon pleinement dans le sens où là il n’y a pas d’éthique, pas de règles … Individualiste jusqu’au bout et dans ses retranchements, la question réside à savoir quelles sont les limites de “la liberté contractuelle” ? Comment peut s’exprimer une liberté de choix ? Autrement dit, il semble cohérent que nous ne vivons pas dans ces deux mondes en question.

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