La question de l’avortement suspendue aux Etats-Unis d’Amérique

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La cour suprême des États-Unis d’Amérique a invalidé l’arrêt Roe vs Wade enlevant l’ensemble du caractère constitutionnel au travers de sa forme dérivée. La jurisprudence est attaquée depuis près de cinquante ans par les ultraconservateurs. Dans ce sens, l’avortement n’est plus garanti au travers de l’interprétation de la constitution. Cela permet de souligner que les ambitions réactionnaires dominent une Amérique où le Trumpisme, c’est-à-dire le fondamentalisme religieux soumis à des organisations terroristes comme les Proud Boys.

Le terrorisme réside dans le fait de pratiquer une politique par la terreur. Nous sommes pleinement dedans. Les partisans ayant échoué à un Coup d’Etat afin de faire basculer les États-Unis d’Amérique dans une dictature y voient une forme de victoire. Ils utilisent les pions qu’ils avaient positionnés les uns après les autres. Ainsi, la Cour Suprême devenue conservatrice applique le programme de Donald Trump en retoquant loi après loi, mais aussi en annulant des jurisprudences afin de laisser le champ libre à une théocratie sous la coupe de la “Sainte-Bible”.

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Il convient de souligner que “l’Amérique blanche” qu’il faut comprendre par l’Amérique “intégriste”, “obscurantiste” et “liberticide” semble gagner une victoire décisive pour son projet sociétal. Cela permet d’une certaine manière que les “libertariens” et les “illibéraux” semblent s’être allié pour combattre l’ensemble des libertés individuelles et droits fondamentaux à de nombreuses femmes. Dans ces conditions précises, il apparaît clairement que le retour d’une fracture d’une Amérique s’étant réfugié dans la “confédération” en dit long. Cette dernière liée à la guerre civile américaine n’a toujours pas été intégrée afin de faire une Amérique un véritable melting pot. Faute de pouvoir brasser les cultures, les conservateurs d’aujourd’hui, dont l’origine remonte au KKK et à l’esclavagisme dans les Etats du Sud. La vision promut l’idée d’une Amérique foncièrement ségrégationniste remonte dans son fondement. L’idéalisation suggère un “retour vers le passé”. Le temps passe, mais les “ultraconservateurs”, c’est-à-dire des arriérés, souhaitent revenir clairement à un mode de vie “Amish” tout en gardant l’apport technologique.

Dans ces conditions, les différents réseaux clandestins vont être réenclenchés afin de sauver des femmes ne souhaitant pas une grossesse. En effet, l’abrogation totale des Etats-membres de l’Union n’empêchera pas ces derniers de se faire. Dès lors, il s’agit d’une véritable hypocrisie de la part des Conservateurs du Great Old Party. Il s’agit d’une démonstration d’une certaine puissance, mais les avortements continueront. Ainsi, les personnes qui avorteront pour des raisons diverses risqueront tout de même la réclusion criminelle à perpétuité. Par le passé en France, les “tricoteuses” étaient condamnées à la “peine capitale” (au travers de la guillotine) comme Marie-Louise Giraud et Désiré Pioge.

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La liberté de “procréer” et d’être maître de son corps, c’est le slogan originel féministe : “Mon corps, mon choix”. Le choix de la procréation appartient à la femme. Elle est maître de son destin, mais aussi de la gestion de ses organes. Pourtant, au travers d’une lecture abstraite où les interprétations sont rendus caduques, la question de l’individualisme et du respect de la vie personnelle permet à ces personnes de remettre en cause un pilier de la vie démocratique. En changeant la jurisprudence afin de promouvoir une interdiction, cela laisse songeur. Le “mouvement pro-life” risque de tuer des milliers de femmes au moment où une femme décède toutes les sept minutes d’un avortement clandestin. Ainsi, le “mouvement pro-life” ne défend pas la vie, mais il s’agit d’une organisation sectaire ouvrant la volonté de tuer des femmes au nom d’idées obscurantistes. En défendant sciemment le “crime organisé” au travers des évangélistes, les juges conservateurs ont fait passer l’intérêt des fondamentalistes au-dessus de l’intérêt des États-Unis d’Amérique. En se positionnant dans une lecture partisane et militante de la Constitution, les juges conservateurs ont failli à leur tâche. À partir de là, ce n’est plus des juges, mais bien des politiciens avec un calendrier de “contre-décision” comme le “mariage homosexuel” ou la “contraception”.

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Cela paraît foncièrement inquiétant pour l’image que donne l’Oncle Sam vis-à-vis du reste du monde. Dans un monde multipolaire, l’influence reste de mise sur de nombreux pays. Les conservateurs considérant le devoir de s’attaquer aux droits des femmes s’évertue d’une décision historique. Ce qu’il faut bien comprendre réside dans le fait qu’il s’agit d’une décision “masculine” sur des questions “féminines”. Dès lors, l’idée d’aller dans le sens que voudrait Dieu au travers d’une lecture austère, réactionnaire et sur-interprétative. Ainsi, il ne s’agit pas d’aller dans le sens d’une question éthique, mais d’une affaire de religion. Or, la religion s’avère un pilier pour l’Amérique Blanche. Les évangélistes y tiennent des discours d’une dangerosité importante. Les missionnaires des différents courants portent également des affirmations afin de déstabiliser les différents pays. Légion là-bas, ils commencent à pulluler en France où le “réveil protestant” fait son coming-out. Je connais très bien ces différentes emprises puisque j’ai été dans une église évangéliste. Via mon expérience, j’affirme que le danger religieux provient de ces courants fondamentalistes essayant de mêler la religion et la politique. Pire, ces associations cultuelles prient afin d’avoir un gouvernement le plus compatible avec leurs idées religieuses, c’est-à-dire des idées policées. Je ne parlerai pas du fait qu’elles amassent un véritable pactole afin de poursuivre leurs différents développements pour vivre en communauté.

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Les conservateurs y voient la réaction du phénomène “woke”. Or, en instrumentalisant afin d’augmenter les différentes lois racistes, cela permet de sous-tendre que les “anti-woke” ou plutôt les personnes atteintes de “wokephobie” (il faut comprendre la notion de rejet de la revendication des droits des minorités) de mettre sur le dos de façon “éhontée” sur les personnes et les femmes militant pour l’accroissement du droit des femmes à être maître de leur propre corps. Cette attaque laisse transposer une soumission des minorités et le racisme au travers duquel la société prolifère. La Cour Suprême des États-Unis d’Amérique reste à l’image du Rassemblement National de Marine Le Pen ou de Reconquête d’Eric Zemmour. La dernière décision allait dans le sens de la NRA au travers de la constitutionnalité du droit au port d’arme sur soi par tout temps. N’est-ce pas une vision de créer la terreur ? La Cour Suprême avec le GOP est devenue dans les faits une organisation promouvant les tueries de masse et le “terrorisme de l’intérieur” ou “terrorisme nationaliste”, c’est-à-dire un “terrorisme raciste”.

Cela ne peut que déboucher sur une accélération d’une déconstruction des liens qui font la “nation américaine”. Les amplifications de décisions considérées comme acquises devront (et c’est mon idée) être contournées au travers de la Constitution afin d’inscrire le “droit à l’interruption volontaire de grossesse” dans le marbre. En effet, il en va du progrès au sein d’une société foncièrement malade. Or, la réaction tout azimut dans l’ensemble des pays occidentaux témoigne d’une grande régression pour les femmes. Lorsque la droite conservatrice (Existe-t-il une autre droite ?) prend le pouvoir, ce sont les femmes qui trinquent. Une vigilance accrue devient nécessaire. Rien n’est gagné. Or, la position d’inscrire là-bas un amendement ou ici une réforme constitutionnelle nécessite de trouver un véritable “féminisme” et non du “féminisme washing”.

Le juge Clarence Thomas avance progressivement afin de faire un grand saut dans le passé de près de cinquante ans. Cela démontre objectivement la situation dans laquelle il se trouve. Englué dans les années 1950 – 1970 comme modèle de société, cela transcrit une vision d’être englué dans le passé. Les conservateurs sabrent le champagne y voyant une victoire et certains la consécration d’une lutte de toute une vie. Ironiquement, les “pro-life” sont les mêmes à défendre la peine de mort, c’est-à-dire le “droit de tuer” au travers d’une institution. Les Républicains ne sont plus à une dissonance prête. Autrement dit, il s’agit du droit à protéger ce qui n’existe pas et le droit de tuer ce qui existe. Les évangélistes aux États-Unis d’Amérique sont les islamistes en Orient et Moyen-Orient.

L’extrême-droite religieuse s’attaque toujours aux droits des femmes dès qu’elle possède l’opportunité de le faire. En effet, la lecture littérale de bout de papier permet de sous-tendre des interprétations tendancieuses. La Nation Américaine s’est construite sur le modèle du White Anglo Saxon Protestant. L’idée des Pilgrims au travers d’une approche rigoriste du Christianisme en dit long. D’ores et déjà une lutte pour “les droits civils” va se mettre en place au travers d’une bataille sans pitié contre l’intégrisme religieux.

Cela démontre particulièrement que rien n’est acquis. Il s’agit dans les faits d’un “combat quotidien”. Nul ne peut se reposer sur les lauriers. Le combat sera long.

Une société ingouvernable

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Emmanuel Macron a perdu sa majorité absolue (dit “solide”) à l’Assemblée nationale dans le cadre des élections législatives. Les électeurs ont propulsé la NUPES avec 139 sièges, mais aussi le Rassemblement National avec plus de 80 sièges. Le bloc bourgeois en ressort consolidé.

Le mouvement présidentiel pourra sans nul doute gouverner avec les conservateurs ultra-libéraux et l’extrême-droite puisqu’ils partagent ensemble la même rengaine envers les travailleurs et les pauvres. Dans un contexte de crise économique, sanitaire et écologique, les différents partis issus des urnes reviennent dans une dynamique où l’autoritarisme ne sera que le visage d’un pouvoir en perdition. Les “grandes démocraties” s’établissent sous la forme de grandes coalitions. Les réformes structurelles tant voulues la majorité afin de financer l’assistanat des entreprises et les cadeaux des plus aisés, je noterai qu’il y a une forme hypothétique du climat au travers d’un Greenwashing. Cela permet de sous-tendre que la “réforme des retraites” ne permettra pas de financer les retraites, mais qu’il s’agit d’un véritable “rapt en bande en organisé”.

Les éléments de langage débouchent clairement sur une “société ingouvernable”. Les éditorialistes de droite voient commela France comme un pays irréformable. Or, le problème ne réside point dans le fait de poster des réformes substantielles vers l’amélioration de la qualité de vie, mais bien dans une dimension où elles ne profitent finalement toujours aux mêmes personnes, aux mêmes groupes d’intérêts, c’est-à-dire, ce sont des réformes corporatistes. Une des raisons sous-entend que le néolibéralisme reste une forme de néo-corporatisme. Voilà le danger qui guète les travailleurs au moment où les pressions de la “fameuse” Commission européenne de Bruxelles se font sentir. Gouverner, c’est faire des choix, je l’entends parfaitement. Or, l’idée de gouverner avec l’intérêt supérieur de la nation démontre clairement une forme de patriotisme, de chauvinisme, et même des éléments du nationalisme.

La société bloquée débouche nécessairement sur une société “violente” où les libéraux de toute obédience vont accélérer la destruction systématique du “mode de vie” français. L’exception française donne du tort à remordre pour les prochaines années à un pouvoir en perdition. Au moment où la “droite présidentielle” a agité le “drapeau des extrêmes” sous forme d’inculture politique, elle a favorisé l’extrême-droite qui ironiquement appelait à un “front Républicain” contre le “péril communiste”. Nonobstant cet appel saugrenu, le fait que je parlais d’abandonner le “Front Républicain” pour un “Front Progressiste” en dit long. À partir de cet élément, il convient d’admettre que les différentes forces en présence auraient pu balayer l’extrême-droite. Or, le fait que la date quasi-symbolique de la “marche sur Rome” soit utilisée pour les néo-fascistes de former un groupe à l’Assemblée Nationale permet de démontrer par tout temps que le néolibéralisme 1 est un “fascisme”. Dès lors, la marche sur l’Élysée au travers de xénophobes, d’antisémites (et négationnistes), de racistes anti-musulman, de masculinistes permet de créer un véritable malaise.

Nous n’oublierons pas également que le président de la République au travers de Gérald Darmanin a essayé de dissoudre La GALE au nom de la “loi contre le séparatisme”. Le présumé violeur (trois accusations en cours) a caressé dans le sens du poil la demande de la droite extrême et de l’extrême-droite. Il en a été de même avec Nantes Révoltée. Cela permet de voir que la “droite présidentielle” d’un ministre passé par l’Action Française reste sur les éléments de langages précis : les extrêmes se rejoignent. Or, de façon précise, cela permet de sous-tendre qu’à l’heure d’aujourd’hui, la Macronie et l’extrême-droite ont un programme assez similaire. Étonnant non ?

La Macronie s’était fait l’enjeu de faire baisser l’extrême-droite dans les urnes. À défaut d’avoir mené une politique progressiste au travers d’un socialisme-libéral et exacerbé les peurs d’un électorat conservateur, ils ont au contraire donné l’échelle et fait comme un marche pied à l’extrême-droite afin qu’ils puissent entrer dans le Parlement. Ils portent désormais une lourde responsabilité. Le temps du progrès apparaît loin, nous voici dans le temps de la réaction. Dès lors, le fait de dissiper la théorie fumeuse très appréciée par les Macronistes de combattre les “extrêmes” en dit long. Faute d’une culture et de bagages adéquats, nous entrons progressivement vers une époque dangereuse. L’extrême-gauche, ce n’est ni Mitterrand, ni Mélenchon, mais bien Lutte Ouvrière & co. Ne pas le connaître ou ne pas l’identifier témoignent d’une vision clairsemée où l’absence de maîtrise des sciences politiques et un détachement de la réalité en dit long.

Or, le mouvement présidentiel ayant agité le “spectre rouge” et “l’extrême-gauche” entend clairement s’allier avec l’extrême-droite comme le souligne Eric Dupont-Morretti. Nous sommes dans la démonstration absolue du fameux slogan de la bourgeoisie affirmant “plutôt Hitler que le Front populaire”. Cela permet de voir qu’à force de tirer la “fenêtre d’Overtone” vers l’extrême-droite, la Macronie est devenue Lepéno-compatible.

Les extrêmes n’ont pas le même projet et ne se rejoignent pas

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Au cours de ce second tour, j’entends sur un groupe WhatsApp, et même dans des communiqués de presse une idée de lutter contre les extrêmes. La question majeure réside dans le fait qu’une notion pour connaître en quoi ressemble clairement l’idée de combattre “l’extrême”. Cela sous-entend sciemment que “les extrêmes se rejoignent” sous couvert naturellement de totalitarisme.

Cette dynamique n’a rien de naturel lorsque l’on connaît l’Histoire des extrêmes qui sont implicitement soutenus dans cette rhétorique. Elle provient des idées de Hannah Arendt au travers de ses travaux sur les origines du système totalitaire et plus précisément le système totalitaire, dont le troisième livre dresse une comparaison entre le Stalinisme et le Nazisme. Les deux mouvements ne sont pas à défendre loin de là.

Pourtant, l’élève d’Heidegger jette une idée que l’extrême-gauche est autant dangereuse que celle d’extrême-droite. Ainsi, il convient de lutter contre les “extrêmes “, c’est-à-dire de se positionner dans une vision où naturellement la position convient d’être dans une logique pragmatique. Dans un pays où l’extrême-gauche fait 0,8 % (LO et NPA), c’est-à-dire moins de 1 %, cette rhétorique a du plomb dans l’aile. Pourquoi utilise-t-on le terme “extrême” pour ces deux courants ? Il y a manifestement une vision tendant à démontrer que l’aspect de la dialectique tend à considérer que la théorie de la “révolution permanente” de Léon Trotski s’avère de prendre le pouvoir au travers des “luttes sociales”. Par ce principe, il ne croit absolument pas dans la question de l’outil démocratique pour réaliser une “révolution socialiste”. Ainsi, la bataille se joue dans la rue et les urnes ne sont là que pour mettre en avant les idées d’un “communisme révolutionnaire”. Je me demande d’ailleurs s’ils savent ce que cela implique, c’est-à-dire la mise en place d’une “dictature démocratique”. C’est un oxymore, avouons-le. Encore faut-il lire la lecture trotskiste pour le comprendre, mais les conservateurs et les militants de salon préféreront l’usage sémantique montrant leur incompétence, mais aussi leur ridicule.

La stratégie républicaine de la “gauche”, dont il faut utiliser le terme “radical” s’inscrit dans une dynamique de prendre le pouvoir par les urnes afin d’y appliquer un discours plus réformiste que le programme de gouvernement commun entre le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français durant les élections de 1981. On sait très bien que le progrès que François Mitterrand a apporté à la France, notamment l’abolition de la peine de mort, là où les conservateurs étaient dans une logique de décapitation des criminels comme d’ailleurs le Front National. Dans ce sens, il convient de saluer le fait que Robert Badinter a été à l’oeuvre d’une vision futuriste.

Les lignes brouillées par des individus ultraconservateurs provenant de l’extrême-droite ont un impact sans précédent. Nous le voyons, les mêmes tendent à caractériser (et avec culot) que Jean-Luc Mélenchon serait d’extrême-gauche. Oui, les sociaux-démocrates sont vus par les conservateurs comme des “gauchistes” en somme. Ils n’ont plus l’habitude de voir que la “vraie” gauche (et avec toutes les réserves que j’ai à mettre dessus) est de retour. À partir de ce principe, il convient d’utiliser le terme “radical” pour souligner en quoi elle réside. Dès lors, nous voyons bien que la “droitisation” se traduit par un appauvrissement du niveau des débats.

Toutefois, la notion d’endiguer les extrêmes provient la plupart du temps des différents conservateurs. Or, la mise en perspective d’Hannah Arendt ne s’inscrit pas dans une rhétorique abstraite, elle est le produit de la Révolution conservatrice allemande. Dans ce sens, il convient de souligner que si les écrits tendent à rationaliser les propos de Friedrich Hayek dans son livre les discours de la servitude. L’idée phare réside dans une ambition qu’il n’y aurait plus qu’une alternative face au totalitarisme. Cela n’empêchera pas de perdurer en ce qu’il concerne le soutien à des dictatures comme au Chili avec Augusto Pinochet ou dans d’autres pays d’Amérique du Sud. L’idée tend surtout à soutenir une vision ultralibérale où les libertés individuelles sont mises de côté afin de laisser le marché dans son absolu gérer les différents problèmes économiques. Friedrich Hayek était dans ce sens, un économiste entre minarchisme et libertarianisme. Il faut tout de même le dire les ultraconservateurs, dont les liens actuels avec l’extrême-droite sont les mieux placés pour mettre en place cette dynamique, essaye de transformer l’ensemble des rapports afin d’aller vers un système pur en termes d’équilibre des marchés.

Donald Trump savait très bien ce qu’il faisait en terme de réformes économiques et de libéralisation des marchés. Ce dangereux multimilliardaire aux différents réflexes néofascistes était dans une dynamique où la “révolution libérale” débouche sur une vision absurde, c’est-à-dire sur la question d’une dictature forcenée. D’ailleurs, la limace orange telle qu’il faut l’appeler a débordé d’imagination dans l’aspiration des différentes “fake-news”. Ne revenons pas sur son quinquennat où par sa volonté eugéniste, il a tué 500 000 personnes. On se souvient très bien que ce dernier dans une vision mégalomane et hostile à la démocratie a organisé une tentative de coup d’état dans l’assaut du Capitole. Le vrai visage de l’extrême-droite reste présent. La démocratie apparaît comme un “moyen” de prendre le pouvoir afin de le séquestrer. Voilà, le vrai visage de l’extrême-droite. On pourra parler également de Vladimir Poutine, dont sa vision s’inscrit dans l’impérialisme (comme nous le voyons dans les massacres en Ukraine) et dans le totalitarisme en accord avec les oligarques russes.

Ainsi, les différents soutiens en France comme Hossam (dit Jean) “Messiha” de Donald Trump en ce qu’il concerne la politique et l’élection de Joe Biden soutenait des éléments de langage en soulignant que la “démocratie libérale” n’était autre que le communisme. De cette manière, le franco-égyptien considère la “démocratie” comme une position “communiste”. Cela montre bien que le partisan du Raïs préfère la dictature à un système démocratique avec ses défauts.

De plus, loin de comparer la France à l’Allemagne tout comme l’Union Soviétique, la question des extrêmes sous l’idée que le communisme est équivalent au nazisme cache la réalité des progrès sociaux liés à l’extrême-gauche. L’extrême-droite n’apporte aucun progrès, aucune perspective et s’enracine dans un discours contre la modernité. En partant de ce principe, la “révolution conservatrice” entend justement trouver une seule voix pour articuler qu’il n’y aurait qu’une seule alternative face aux extrêmes : le libéralisme conservatisme. Cela permet de continuer à ne souligner que la “Sécurité Sociale” en tant que vision impulsée par l’extrême-gauche et son système de fonctionnement. La réduction du temps de travail, le code du travail, l’interdiction du travail des enfants, etc.

Les personnes ayant ce type de réflexes s’inscrivent dans des relents passéistes, rétrogrades et savent très bien que les dynamiques les orienteraient vers une rupture de la France afin qu’elle revienne au 20e voir au 19e.

La Commune de Paris en 1871 se résume à la “liberté de la presse”, la “laïcité” ou encore “la liberté d’association” qu’il faudra attendre respectivement sous la Troisième République en 1888, 1905 et 1901. Autant dire que si l’extrême-gauche est un danger comme le disent souvent les conservateurs, ces derniers ont du mal avec les libertés au nom de la tradition. Mais les conservateurs et réactionnaires disent que la “Commune de Paris” était antidémocratique, ni plus, ni moins. D’ailleurs, Adolphe Thiers a préféré la “semaine sanglante” au nom de ses valeurs et dut broyer les “libertés collectives”.

Chacun pensera à partir de ces éléments ce qu’il voudra, mais dire qu’en France que l’extrême-droite et l’extrême-gauche, c’est la même chose revient à un manque de culture et danger pour l’avenir de la République. Cela revient à banaliser le discours de l’extrême-droite et à vouloir d’une certaine manière en finir avec les “libertés collectives”. Au moment où l’extrême-droite se situe au plus haut niveau que jamais, il convient de remettre à sa place les termes exacts pour mieux comprendre et tant pis si ça ne plaît pas aux militants de salon et habitués d’être derrière des écrans.

Lutter contre l’extrême-droite pour ne jamais oublier

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Nul ne pourra dire qu’il n’était pas au courant de la manière, dont se jouent les élections présidentielles. Je vis la lutte contre l’extrême-droite depuis plus d’une dizaine d’années, c’est-à-dire à partir du moment où j’ai commencé milité. Certes, il m’est arrivé de faire des bourdes comme chacun. Toutefois, j’assume pleinement ma position de militant progressiste, c’est-à-dire de combattre quotidiennement non pas une vitrine, mais l’intégralité des différentes idées.

Dès lors, il convient d’admettre que cette bataille sur le terrain des idées se réalise au travers d’une déconstruction minutieuse. De ce fait, le bulletin de vote dans l’urne se traduit clairement ne permet à aucun moment de se mobiliser. Il s’agit d’une valse sur le « politiquement correct ». Les libéraux reprenant une grande partie du programme identitaire, sécuritaire et social savent très bien qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore. La réalité se traduit dans les faits par une « lepénisation » progressive de la macronie. En partant de ces éléments, les polémiques identitaires tous les trois mois s’enracinent à grappiller quelques voix à l’extrême-droite, mais cela caduque le fait de poser la stature d’Emmanuel Macron comme le sauveur.

Je le vois bien autour de moi, la crainte s’installe de façon progressive. Les personnes ont peur, ils savent très bien que le fait d’avoir l’extrême-droite au pouvoir déclenchera une réelle « guerre civile ». La démocratie de la Cinquième République n’a pas été pensée pour être un rempart contre l’extrême-droite, mais uniquement d’asseoir un « roi » ou une « reine » tous les cinq ans. Qu’on se console, ce n’est à aucun moment le président qui fait la politique, mais bien le Parlement, dont le mode de scrutin laisse songeur puisque la représentation nationale est mise à mal au travers des circonscriptions. Mais, le parti du président sortant y est retissant. Chacun assumera s’il est vraiment « démocrate » ou pas.

En banalisant sans cesse ses idées politiques, les politiciens néo-socialistes, néo-laïcs et néo-conservateurs ont réussi à « républicaniser » la perspective fasciste. Il convient de retrouver la réalité de l’ascension de Benito Mussolini, celui-ci se disait également « républicain » avant de prendre le trône pour y installer une dictature que certains historiens qualifient de « totalitaire ». L’usage d’une dialectique inscrite dans le corpus réactionnaire ne peut qu’ouvrir les vannes de l’extrême-droite. Dès lors, je crois sincèrement qu’il va falloir qu’Emmanuel Macron change de braquet, change de méthode.

Dans le même temps, je crois effectivement que son refus de débattre avec les autres candidats s’enracinent progressivement dans une « mégalomanie » de fond. Il est animé par une vocation tel le chanoine de Latran. Il porte un projet de société que sa base ne connaît pas. On peut dire que tous les doutes sont permis. De plus, il convient de souligner que le Maccarthysme ambiant se traduit sincèrement comme je peux le voir chez Volt par une droitisation de la société : Jean-Luc Mélenchon est l’extrême-gauche, mais Mitterrand (en 1981) avec un programme plus à gauche, c’est la « gauche de gouvernement ». Comprendra qui voudra. Il va falloir admettre que sans la « France Insoumise », Emmanuel Macron ne sera pas réélu. D’ores et déjà, il convient de faire comprendre aux macronistes que leur sectarisme risque de conduire l’ensemble de la France dans les mains de l’extrême-droite.

Les mesures « anti-sociales » afin de construire la « France du 21e siècle » basées sur le programme entre autres de l’extrême-droite laisse deux formes de lutte : 1/ la bataille des élections ; 2/ la bataille des idées. Dans cette dernière perspective, il convient de s’assurer de différents éléments : jamais l’extrême-droite n’avait été aussi puissante. L’approche d’Antonio Gramsci au travers de la dimension culturelle laisse présager que l’extrême-droite s’est même offert le luxe d’avoir deux partis politiques : l’un centré autour de la nation, l’autre autour de l’ethnie.

Dans cette dimension, il me faut réitérer que je suis « communiste ». Je ne lâcherai pas mes idées. Il convient de dire que les faits semblent têtus. Or, le « communisme en France » soutient nécessairement un réel progrès, là où le progrès n’avance pas. Enfin, il aurait fallu dissoudre le Front National à la racine. Les politiciens continuent progressivement de l’utiliser comme un épouvantail. À la fin, celui qui joue avec le feu finit par se brûler. Instrumentaliser l’extrême-droite, c’est légitimer l’extrême-droite.

Vers une dissolution de la GALE ?

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La GALE (Groupe Antifasciste Lyon et Environs) a reçu une notification d’une procédure engagée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. L’extrême-droite gouvernementale au travers de la « loi contre le séparatisme » a le plein pouvoir afin d’organiser toutes les dissolutions des différents collectifs qui dérangent le gouvernement et les différents ministres. Dans ce sens, le mouvement antifasciste à la demande surtout de la droite radicale est dans l’œil de la Place Beauvau.

Non à la dissolution de la GALE

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