Une société ingouvernable

Temps de lecture : 3 minutes

Emmanuel Macron a perdu sa majorité absolue (dit “solide”) à l’Assemblée nationale dans le cadre des élections législatives. Les électeurs ont propulsé la NUPES avec 139 sièges, mais aussi le Rassemblement National avec plus de 80 sièges. Le bloc bourgeois en ressort consolidé.

Le mouvement présidentiel pourra sans nul doute gouverner avec les conservateurs ultra-libéraux et l’extrême-droite puisqu’ils partagent ensemble la même rengaine envers les travailleurs et les pauvres. Dans un contexte de crise économique, sanitaire et écologique, les différents partis issus des urnes reviennent dans une dynamique où l’autoritarisme ne sera que le visage d’un pouvoir en perdition. Les “grandes démocraties” s’établissent sous la forme de grandes coalitions. Les réformes structurelles tant voulues la majorité afin de financer l’assistanat des entreprises et les cadeaux des plus aisés, je noterai qu’il y a une forme hypothétique du climat au travers d’un Greenwashing. Cela permet de sous-tendre que la “réforme des retraites” ne permettra pas de financer les retraites, mais qu’il s’agit d’un véritable “rapt en bande en organisé”.

Les éléments de langage débouchent clairement sur une “société ingouvernable”. Les éditorialistes de droite voient commela France comme un pays irréformable. Or, le problème ne réside point dans le fait de poster des réformes substantielles vers l’amélioration de la qualité de vie, mais bien dans une dimension où elles ne profitent finalement toujours aux mêmes personnes, aux mêmes groupes d’intérêts, c’est-à-dire, ce sont des réformes corporatistes. Une des raisons sous-entend que le néolibéralisme reste une forme de néo-corporatisme. Voilà le danger qui guète les travailleurs au moment où les pressions de la “fameuse” Commission européenne de Bruxelles se font sentir. Gouverner, c’est faire des choix, je l’entends parfaitement. Or, l’idée de gouverner avec l’intérêt supérieur de la nation démontre clairement une forme de patriotisme, de chauvinisme, et même des éléments du nationalisme.

La société bloquée débouche nécessairement sur une société “violente” où les libéraux de toute obédience vont accélérer la destruction systématique du “mode de vie” français. L’exception française donne du tort à remordre pour les prochaines années à un pouvoir en perdition. Au moment où la “droite présidentielle” a agité le “drapeau des extrêmes” sous forme d’inculture politique, elle a favorisé l’extrême-droite qui ironiquement appelait à un “front Républicain” contre le “péril communiste”. Nonobstant cet appel saugrenu, le fait que je parlais d’abandonner le “Front Républicain” pour un “Front Progressiste” en dit long. À partir de cet élément, il convient d’admettre que les différentes forces en présence auraient pu balayer l’extrême-droite. Or, le fait que la date quasi-symbolique de la “marche sur Rome” soit utilisée pour les néo-fascistes de former un groupe à l’Assemblée Nationale permet de démontrer par tout temps que le néolibéralisme 1 est un “fascisme”. Dès lors, la marche sur l’Élysée au travers de xénophobes, d’antisémites (et négationnistes), de racistes anti-musulman, de masculinistes permet de créer un véritable malaise.

Nous n’oublierons pas également que le président de la République au travers de Gérald Darmanin a essayé de dissoudre La GALE au nom de la “loi contre le séparatisme”. Le présumé violeur (trois accusations en cours) a caressé dans le sens du poil la demande de la droite extrême et de l’extrême-droite. Il en a été de même avec Nantes Révoltée. Cela permet de voir que la “droite présidentielle” d’un ministre passé par l’Action Française reste sur les éléments de langages précis : les extrêmes se rejoignent. Or, de façon précise, cela permet de sous-tendre qu’à l’heure d’aujourd’hui, la Macronie et l’extrême-droite ont un programme assez similaire. Étonnant non ?

La Macronie s’était fait l’enjeu de faire baisser l’extrême-droite dans les urnes. À défaut d’avoir mené une politique progressiste au travers d’un socialisme-libéral et exacerbé les peurs d’un électorat conservateur, ils ont au contraire donné l’échelle et fait comme un marche pied à l’extrême-droite afin qu’ils puissent entrer dans le Parlement. Ils portent désormais une lourde responsabilité. Le temps du progrès apparaît loin, nous voici dans le temps de la réaction. Dès lors, le fait de dissiper la théorie fumeuse très appréciée par les Macronistes de combattre les “extrêmes” en dit long. Faute d’une culture et de bagages adéquats, nous entrons progressivement vers une époque dangereuse. L’extrême-gauche, ce n’est ni Mitterrand, ni Mélenchon, mais bien Lutte Ouvrière & co. Ne pas le connaître ou ne pas l’identifier témoignent d’une vision clairsemée où l’absence de maîtrise des sciences politiques et un détachement de la réalité en dit long.

Or, le mouvement présidentiel ayant agité le “spectre rouge” et “l’extrême-gauche” entend clairement s’allier avec l’extrême-droite comme le souligne Eric Dupont-Morretti. Nous sommes dans la démonstration absolue du fameux slogan de la bourgeoisie affirmant “plutôt Hitler que le Front populaire”. Cela permet de voir qu’à force de tirer la “fenêtre d’Overtone” vers l’extrême-droite, la Macronie est devenue Lepéno-compatible.

Les extrêmes n’ont pas le même projet et ne se rejoignent pas

Temps de lecture : 5 minutes

Au cours de ce second tour, j’entends sur un groupe WhatsApp, et même dans des communiqués de presse une idée de lutter contre les extrêmes. La question majeure réside dans le fait qu’une notion pour connaître en quoi ressemble clairement l’idée de combattre “l’extrême”. Cela sous-entend sciemment que “les extrêmes se rejoignent” sous couvert naturellement de totalitarisme.

Cette dynamique n’a rien de naturel lorsque l’on connaît l’Histoire des extrêmes qui sont implicitement soutenus dans cette rhétorique. Elle provient des idées de Hannah Arendt au travers de ses travaux sur les origines du système totalitaire et plus précisément le système totalitaire, dont le troisième livre dresse une comparaison entre le Stalinisme et le Nazisme. Les deux mouvements ne sont pas à défendre loin de là.

Pourtant, l’élève d’Heidegger jette une idée que l’extrême-gauche est autant dangereuse que celle d’extrême-droite. Ainsi, il convient de lutter contre les “extrêmes “, c’est-à-dire de se positionner dans une vision où naturellement la position convient d’être dans une logique pragmatique. Dans un pays où l’extrême-gauche fait 0,8 % (LO et NPA), c’est-à-dire moins de 1 %, cette rhétorique a du plomb dans l’aile. Pourquoi utilise-t-on le terme “extrême” pour ces deux courants ? Il y a manifestement une vision tendant à démontrer que l’aspect de la dialectique tend à considérer que la théorie de la “révolution permanente” de Léon Trotski s’avère de prendre le pouvoir au travers des “luttes sociales”. Par ce principe, il ne croit absolument pas dans la question de l’outil démocratique pour réaliser une “révolution socialiste”. Ainsi, la bataille se joue dans la rue et les urnes ne sont là que pour mettre en avant les idées d’un “communisme révolutionnaire”. Je me demande d’ailleurs s’ils savent ce que cela implique, c’est-à-dire la mise en place d’une “dictature démocratique”. C’est un oxymore, avouons-le. Encore faut-il lire la lecture trotskiste pour le comprendre, mais les conservateurs et les militants de salon préféreront l’usage sémantique montrant leur incompétence, mais aussi leur ridicule.

La stratégie républicaine de la “gauche”, dont il faut utiliser le terme “radical” s’inscrit dans une dynamique de prendre le pouvoir par les urnes afin d’y appliquer un discours plus réformiste que le programme de gouvernement commun entre le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français durant les élections de 1981. On sait très bien que le progrès que François Mitterrand a apporté à la France, notamment l’abolition de la peine de mort, là où les conservateurs étaient dans une logique de décapitation des criminels comme d’ailleurs le Front National. Dans ce sens, il convient de saluer le fait que Robert Badinter a été à l’oeuvre d’une vision futuriste.

Les lignes brouillées par des individus ultraconservateurs provenant de l’extrême-droite ont un impact sans précédent. Nous le voyons, les mêmes tendent à caractériser (et avec culot) que Jean-Luc Mélenchon serait d’extrême-gauche. Oui, les sociaux-démocrates sont vus par les conservateurs comme des “gauchistes” en somme. Ils n’ont plus l’habitude de voir que la “vraie” gauche (et avec toutes les réserves que j’ai à mettre dessus) est de retour. À partir de ce principe, il convient d’utiliser le terme “radical” pour souligner en quoi elle réside. Dès lors, nous voyons bien que la “droitisation” se traduit par un appauvrissement du niveau des débats.

Toutefois, la notion d’endiguer les extrêmes provient la plupart du temps des différents conservateurs. Or, la mise en perspective d’Hannah Arendt ne s’inscrit pas dans une rhétorique abstraite, elle est le produit de la Révolution conservatrice allemande. Dans ce sens, il convient de souligner que si les écrits tendent à rationaliser les propos de Friedrich Hayek dans son livre les discours de la servitude. L’idée phare réside dans une ambition qu’il n’y aurait plus qu’une alternative face au totalitarisme. Cela n’empêchera pas de perdurer en ce qu’il concerne le soutien à des dictatures comme au Chili avec Augusto Pinochet ou dans d’autres pays d’Amérique du Sud. L’idée tend surtout à soutenir une vision ultralibérale où les libertés individuelles sont mises de côté afin de laisser le marché dans son absolu gérer les différents problèmes économiques. Friedrich Hayek était dans ce sens, un économiste entre minarchisme et libertarianisme. Il faut tout de même le dire les ultraconservateurs, dont les liens actuels avec l’extrême-droite sont les mieux placés pour mettre en place cette dynamique, essaye de transformer l’ensemble des rapports afin d’aller vers un système pur en termes d’équilibre des marchés.

Donald Trump savait très bien ce qu’il faisait en terme de réformes économiques et de libéralisation des marchés. Ce dangereux multimilliardaire aux différents réflexes néofascistes était dans une dynamique où la “révolution libérale” débouche sur une vision absurde, c’est-à-dire sur la question d’une dictature forcenée. D’ailleurs, la limace orange telle qu’il faut l’appeler a débordé d’imagination dans l’aspiration des différentes “fake-news”. Ne revenons pas sur son quinquennat où par sa volonté eugéniste, il a tué 500 000 personnes. On se souvient très bien que ce dernier dans une vision mégalomane et hostile à la démocratie a organisé une tentative de coup d’état dans l’assaut du Capitole. Le vrai visage de l’extrême-droite reste présent. La démocratie apparaît comme un “moyen” de prendre le pouvoir afin de le séquestrer. Voilà, le vrai visage de l’extrême-droite. On pourra parler également de Vladimir Poutine, dont sa vision s’inscrit dans l’impérialisme (comme nous le voyons dans les massacres en Ukraine) et dans le totalitarisme en accord avec les oligarques russes.

Ainsi, les différents soutiens en France comme Hossam (dit Jean) “Messiha” de Donald Trump en ce qu’il concerne la politique et l’élection de Joe Biden soutenait des éléments de langage en soulignant que la “démocratie libérale” n’était autre que le communisme. De cette manière, le franco-égyptien considère la “démocratie” comme une position “communiste”. Cela montre bien que le partisan du Raïs préfère la dictature à un système démocratique avec ses défauts.

De plus, loin de comparer la France à l’Allemagne tout comme l’Union Soviétique, la question des extrêmes sous l’idée que le communisme est équivalent au nazisme cache la réalité des progrès sociaux liés à l’extrême-gauche. L’extrême-droite n’apporte aucun progrès, aucune perspective et s’enracine dans un discours contre la modernité. En partant de ce principe, la “révolution conservatrice” entend justement trouver une seule voix pour articuler qu’il n’y aurait qu’une seule alternative face aux extrêmes : le libéralisme conservatisme. Cela permet de continuer à ne souligner que la “Sécurité Sociale” en tant que vision impulsée par l’extrême-gauche et son système de fonctionnement. La réduction du temps de travail, le code du travail, l’interdiction du travail des enfants, etc.

Les personnes ayant ce type de réflexes s’inscrivent dans des relents passéistes, rétrogrades et savent très bien que les dynamiques les orienteraient vers une rupture de la France afin qu’elle revienne au 20e voir au 19e.

La Commune de Paris en 1871 se résume à la “liberté de la presse”, la “laïcité” ou encore “la liberté d’association” qu’il faudra attendre respectivement sous la Troisième République en 1888, 1905 et 1901. Autant dire que si l’extrême-gauche est un danger comme le disent souvent les conservateurs, ces derniers ont du mal avec les libertés au nom de la tradition. Mais les conservateurs et réactionnaires disent que la “Commune de Paris” était antidémocratique, ni plus, ni moins. D’ailleurs, Adolphe Thiers a préféré la “semaine sanglante” au nom de ses valeurs et dut broyer les “libertés collectives”.

Chacun pensera à partir de ces éléments ce qu’il voudra, mais dire qu’en France que l’extrême-droite et l’extrême-gauche, c’est la même chose revient à un manque de culture et danger pour l’avenir de la République. Cela revient à banaliser le discours de l’extrême-droite et à vouloir d’une certaine manière en finir avec les “libertés collectives”. Au moment où l’extrême-droite se situe au plus haut niveau que jamais, il convient de remettre à sa place les termes exacts pour mieux comprendre et tant pis si ça ne plaît pas aux militants de salon et habitués d’être derrière des écrans.

Les élections régionales dans la tourmente anticommunisme

Temps de lecture : 5 minutes

La droite se sent pousser des ailes dans les territoires où elle a la présidence des régions. Il y a comme un parfum d’anticommunisme dans le ciel gris français. On se demande les circonstances qui pousseront une telle déferlante sur le mouvement progressiste. D’ores et déjà, l’Île-de-France qui s’incarne dans une des mégalopoles importantes au sein de l’Europe attire tous les regards. En effet, le basculement d’une droite obscurantiste ayant fricoté avec les partisans de l’UOIF durant l’opposition à la “Loi Taubira” sur “le mariage pour tous” incarne cette dichotomie et son incapacité à avoir une base idéologique solide. Autrement dit, c’est clairement la bérézina chez les partisans de l’ordre bourgeois. À défaut de débattre sur des bases de programme, ils cherchent sans cesse la polémique stérile identitaire et raciste. Ainsi, la division permet entre autres d’avancer des pions, mais aussi de faire le lit du Rassemblement National.

Affiche anticommuniste à l’époque du Front populaire, 1936

La bourgeoisie enclenche une certaine tactique bien connue. Devra-t-on se laisser intimider par ces personnes en “col blanc” qu’il soit des partisans de Valérie Pécresse, d’Emmanuel Macron, de Xavier Bertrand ou de Marine Le Pen, tous ont un point en commun. Ils soutiennent dans les faits un vaste camp orienté vers des politiques scélérates visant à durcir la répression, supprimer toutes les libertés individuelles et collectives afin d’enclencher le processus vers un totalitarisme néolibéral. La différence entre le libéralisme et le néolibéralisme, l’un soutient la démocratie, l’autre ne se sert que de la démocratie comme un outil de domination. Ainsi, la “révolution” d’Emmanuel Macron accompagne dans les faits une vaste réaction. Ainsi, nous sommes en face d’un véritable “front bourgeois” rassemblant tous les différents courants de cette dernière.

Et pourtant, ce front bourgeois rappelle très bien des éléments fondamentaux comme le souligne Rosa Luxemburg. Nous n’avons rien à nous dire en ce qu’il concerne les antagonismes de classe :

 Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l’objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l’existence. C’est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n’ont plus rien à se dire, ils n’ont plus maintenant qu’à s’empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre1.

Lorsque le “bloc bourgeois” tente de rallier des positions visant à soutenir les “prols” dans certaines revendications démocratiques, il existe une forte désillusion. En effet, soutenir la démocratie libérale telle qu’elle est construite au travers d’un système représentatif ne peut que conduire dans les faits à une situation où le monopole du droit est détenu par la bourgeoisie. Ainsi, ceux qui accumulent le capital de façon exponentielle (en lien avec l’héritage) seraient dès lors des alliés de circonstance des prols ! Je ne pense pas du tout à cette exclamation. Je vois d’ailleurs davantage une vision pessimiste de reprendre le pouvoir au travers d’un système parlementaire standard. Nous n’avons rien à attendre de la main qui nous exploite, et encore moins à lui demander des droits. Au contraire, nous avons un monde à arracher. Je reprends toujours Rosa Luxemburg :

Ils prétendaient que son alliance avec les libéraux pendant la longue lutte pour le suffrage universel pouvait montrer comment des coalitions entre la social-démocratie et la démocratie bourgeoise pouvaient parfois se révéler nécessaires et politiquement sans danger. Cette démonstration a d´ores et déjà échoué. Seuls ceux qui n´étaient pas conscients des changements constants d´attitudes des libéraux, et de leurs trahisons répétées envers leurs camarades de combat prolétariens, pouvaient ne pas être extrêmement pessimistes quant à l´appui que la démocratie bourgeoise apporterait à la classe ouvrière2

Qu’importe, nous sommes dans une tempête où la classe médiatique est inféodée à la classe dominante. Ainsi, la quasi-totalité des médias donne une orientation libérale, conservatrice ou pseudo-progressiste. Dans ces conditions, tout semble être réuni pour que nous sentions le vent de la révolte et le début d’une vision de rupture avec les partis de l’ordre. La création de média autonome par les “prols” tend à créer une alternative crédible pour barrer la route de la désinformation quotidienne de la “bourgeoisie centrale”. On rétorquera que la “liberté de la presse” reste fondamentale. Mais le “parti de l’ordre” n’accorde aux différentes “lois” concernant la presse uniquement ce qu’il veut bien mettre en évidence.

Affiche de propagande démontrant le péril rouge, non daté

Le “poison anticommuniste” s’agit dans un contexte social toujours plus dur. En effet, la peur du communisme a toujours été brandie sous la notion du “péril rouge” (voir la photo ci-contre). Dans les faits, le capitalisme broiera l’ensemble des “prols” qui soutiennent cette vision bourgeoise et petite-bourgeoise. Ainsi, nous sommes dans une vision  la montée en puissance de la “gauche radicale” tout comme le retour aux sources d’une certaine gauche. Tandis que l’autre gauche subit la pression du réformisme social-démocrate s’engloutissant dans “l’adaptation du capitalisme” afin de réaliser une politique minimale au rabais. Or, les “prols” ne veulent en aucun cas, une démonstration de l’impuissance vis-à-vis du capitalisme. Au contraire, ils souhaitent une politique durable dans le temps en reprenant les “moyens de production” et de réaliser l’autogestion dans les organisations de travailleurs. Le “réformisme” ne fait plus rêver. Les heures sombres des “Révolutions” tendent à démontrer chaque jour un peu plus que nous sommes dans une démonstration quotidienne qu’il faille mourir pour des idées. Dans les circonstances actuelles, le réformisme tend à s’allier à la bourgeoisie afin de refuser une quelconque démocratie directe ou démocratie prolétarienne. En effet, les “prols” ont un monde à gagner et celui des libertés individuelles comme collectives.

Véhicule pendant la révolte Spartakiste à Berlin en 1919

Le son d’une nouvelle révolte spartakiste devient porteur d’espoir, mais cette fois-ci la révolte des “prols” armés devra soumettre la bourgeoisie. Je pourrais clairement appeler à la “guerre civile”. Toutefois, la “paix civile” que l’on nous tend se traduit inlassablement par une “guerre de classes” où la bourgeoisie possède le monopole du droit. Dès lors, il convient de reprendre l’écriture du droit par les “prols“. Je me doute que dans un Etat Policier, l’organisation d’une telle révolte fasse rêver les petits caporaux. En effet, tout est fait pour mater les “prols” à travers un système judiciaire à la botte de l’Etat Policier, mais aussi une vision toujours plus profonde de ce que peut représenter une démocratie bourgeoise.

Dans ces circonstances, la bourgeoisie sent que le vent de la révolte commence à tourner progressivement vers un mouvement populaire soutenant les classes laborieuses. De facto, la droite qui se prétendait “républicaine” a fait un choix avec son allié de toujours à savoir le patronat sous un slogan bien connu : “Plutôt Hitler que le Front populaire”. Ainsi, nous assistons à un front de la bourgeoisie allant du Parti Socialiste jusqu’au Rassemblement National. Ainsi, lorsque nous avons assisté à la manifestation des séditieux voulant en découdre avec la République la semaine qui s’est écoulée. Le mot d’ordre résidait très clairement dans une vision d’inscrire l’Etat Policier dans la constitution.

0:00
0:00