Antispécisme & Lutte des classes

Entre 2021 et 2024, je me suis lancé dans l’écriture d’un ouvrage en lien avec mes convictions végétarienne (dans l’optique de devenir un jour végétalien, puis végan)

Je crois fermement également dans les luttes progressistes. Pendant un temps, j’ai d’ailleurs mis en place un blog afin d’expliquer le raisonnement intellectuel sur la question. Je pense que la convergence des luttes apparaît nécessaire, notamment d’entrecroiser ces derniers comme l’a pu le faire Carol J. Adams dans le livre la politique sexuelle de la viande. Je pense sciemment que les espaces seront interconnectés dans un futur pour mettre en avant la « cause animale » comme une « cause juste » et non plus une cause de « hippie ». En effet, son histoire apparaît comme foncièrement riche en termes de littérature scientifique et universitaire, tout comme de nombreux ouvrages. Si quelques écrits existent dans l’idée d’un développement entre l’abolition du capitalisme et l’abolition, il en reste pas moins qu’elles sont à l’image d’une approche en ce qu’il concerne le développement argumentaire.

Au départ, cela ne devait qu’être un article de développement de quelques pages ou de quelques paragraphes. Or, l’idée apparaît tellement intense en termes de découverte qu’il aura fallu passer près de deux ans de recherche en bibliothèque universitaire et derrière son bureau à rédiger régulièrement. Cette recherche a permis d’essayer de comprendre les différents rouages de système d’exploitation. Dans un monde qui considère le racisme (dont l’antisémitisme) comme normatif, mais aussi le sexisme et le patronisme, le spécisme considéré comme une cause de second rang ne pouvait déroger à la règle.

Je pense avec beaucoup de recul que le huitième version sera effectivement la bonne. Dans le sens, la question du droit de propriété m’a bien agité pendant la rédaction de ce dernier, mais je pense sciemment que créer les conditions d’un accès assez large permettra à bien des égards de diffuser une idée que l’antispécisme sans lutte des classes, c’est la poursuite d’un capitalisme, mais repeint en vert. Ce n’est pas parce qu’un pays fait une législation en faveur des animaux que la politique éthique de ce pays s’avère particulièrement positive.

Dans un monde qui refuse les sciences sociales, galvanisées par le techno-solutionnisme maccarthysme malthusien, cela permet de voir la crédibilité de leur propos. Ils parlent sans cesse de wokisme pour rendre acceptable, à leurs yeux, les pires exploitations. De cette manière, il en ressort qu’en lien avec Carol J. Adams, ils considèrent la femme comme inférieure de l’homme et forcément les animaux comme des espèces de rang inférieur et surtout les sciences sociales quasiment comme du terrorisme. Comprendre, c’est désobéir à leur sens.

J’ai choisi de me transporter dans un ouvrage qui permet de créer un pont en reliant les personnes. Dans une société minée par l’individualisme méthodologique, c’est peut-être ce qu’il manquait. Les passerelles au-dessus des barbelés permettent de mieux saisir les choses et de relier les individus afin qu’ils fassent corps dans un collectif supprimant l’ultraindividualisme.

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