De la prison pour les antispécistes, du sursis pour les spécistes

Dernièrement, un individu a été condamné à cinq mois de sursis pour avoir lancé son chien dans un canal. Pendant ce temps-là, les sanctions pleuvent contre les militants animalistes et antispécisme. La dichotomie entre les deux se montre par un État carniste. Il est plus facile de tuer un chien, une vache ou encore un mouton que de défendre ces dernières.

La dystopie carniste renvoie progressivement à une situation où le droit est pris comme deux poids, deux mesures. Si l’expression a par le passé été confrontée à de nombreuses utilisations bancales pour défendre des « causes perdues » ou dangereuses ; on constate qu’il y a une machine judiciaire qui se met en place progressivement pour tenter de « tuer dans l’œuf » de nombreuses associations défendant le droit des animaux et la cause animale. Au moment où les peines de prisons ferme ou avec sursis tombent les unes après les autres ajouté à de nombreuses amendes, frais de procédures, et dédommagement, la « matrice carniste » tente de faire censurer de nombreux collectifs.

La répression de l’État légal vis-à-vis de l’État de droit donne des outils à ceux qui possèdent l’argent. La machinerie judiciaire sait s’emballer quand il le faut. Pour l’État, il s’agit avant tout de défendre des corporations puissantes. Le corporatisme de Vichy a laissé place au néocorporatisme, la filière agro-alimentaire se bat bec et ongle contre les critiques. On peut comprendre qu’il y a une peur importante.