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Gérard Depardieu carresse la joue de l’islamiste Recep Tayyip Erdoğan

samedi 29 septembre 2018

Le soutien des régimes autoritaires et liberticides

Gérard Depardieu n’est pas un comédien comme un autre. Affolé par la taxe à 75% de François Hollande, il avait pris la fuite vers la Belgique puis s’était entretenu avec Vladimir Poutine pour obtenir un passeport russe.

Gérard Depardieu se considère comme un « citoyen du monde » faisant fi des nations et des identités. Alors qu’il a deux passeports : Français et Russe. Dans le même temps, Abdelaziz Bouteflika, le chef d’État algérien, lui aurait également proposé la nationalité. Son coup de gueule contre François Hollande pourrait se traduire par un refus à tout ce qui se rapporte à l’universalisme. En effet, les différents régimes auxquels il quémande les nationalités ne sont pas particulièrement connus pour leur amour de la démocratie et du respect des droits et libertés individuelles.

En autre, ces régimes sont une pente douce menant vers des dictatures sanguinaires. Alors ce « citoyen du monde » n’est pas un citoyen comme les autres, si sa carrière cinématographique impressionne, ses idées politiques se résument à un amour inconditionnel pour des régimes défaillant. Il n’est pas vraiment un « citoyen du monde », mais « un citoyen des dictatures ». Il s’est rendu dernièrement en Corée du Nord avec Yann Moix.

La turquie : un régime sur la voie de la dictature

Après la tentative de Putsch de 2016, Erdoğan a pris la voie d’un régime autoritaire en purgeant toute opposition à son régime. La Turquie actuelle n’a rien à voir avec une démocratie digne ce nom. Il s’agit d’un régime où les minorités sont exposées au lynchage au nom de « la Justice et du Développement ». Avec le soutien des Kémalistes, Erdoğan a un nouveau mandat pour cinq ans avec des pouvoirs renforcés. Le régime présidentialiste au pouvoir quasiment illimité laisse Erdoğan le maître absolu de la Turquie. Les contre-pouvoirs sont éliminés les uns après les autres.

Alors qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de Gérard Depardieu lorsqu’il dit que

je me rendrai en Turquie au mois d’octobre et je rencontrerai M. Erdoğan à cette occasion

La mégalomanie de l’acteur laisse finalement place à un acteur sur la voie de la déliquescence. À force de se sentir au-dessus des règles, Gérard Depardieu oublie tout ce qu’il fait l’universalisme. Peut-être qu’il prendra aussi un passeport vénézuélien, puisqu’entre Erdoğan et Gérard Depardieu, il existe Dmitri Medvedev, bras droit de Poutine.

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