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Manifestation à Paris : les clichés pro-palestiniens

dimanche 17 décembre 2017

Drapeau du Hezbollah avec comme fond la campagne "BDS"

La prise de position de Donald Trump déclenche la furie des opposants à Israël. Ce petit pays déchaîne les passions les plus absurdes. La question de Jérusalem peut soulever de nombreuses controverses sérieuses, n’en doutons pas. Une déclaration ne résout pas plus les éléments qu’actuellement Jérusalem-Ouest n’est pas considérée comme la capitale officielle par la quasi-totalité des états. Dans les faits, une grande partie de l’administration israélienne se situe à Jérusalem comme les différents pouvoirs de l’État Hébreux.

Quand l’UJFP parle de « l’empire des États-Unis d’Amérique », de nombreuses questions se soulèvent. En effet, les États-Unis d’Amérique sont jusqu’à présent une « République » ou un « Empire ». Il n’est pas question non plus de la thématique économique liée à « l’impérialisme ». En soit, l’approche se traduit par une nature très ambiguë débouchant logiquement sur un antisémitisme substantiel.

Jérusalem reste une ville plurimillénaire où les conflits l’ont façonné, l’ont transformé et fait de ce qu’elle est. Une ville au centre du monde, au centre des religions, mais aussi au centre des polémiques les plus stériles. Au moment où le mouvement pro-palestinien marchait entre la place du Châtelet et l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, des manifestations très importantes contre la Corruption se tiennent en Israël pour demander le départ de Netanyahou. Un silence important du cœur de l’actualité israélienne, pour laisser place à des organisations comme : le Parti des Indigènes de la République, L’Union des organisations islamiques de France (UOIF), le mouvement Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), le Nouveau Parti Anticapitaliste, etc.

Pourtant, les pro-palestiniens cultivent dans leur mouvement un ensemble de clichés nauséabonds ne favorisant en aucun cas la paix et encore moins une solution à deux états. D’ailleurs, le veulent-ils vraiment ? À en voir les réactions primaires, tout comme les différents arguments, la question d’une construction de la paix laisse place à une lutte chimérique nauséabonde face à « l’entité sioniste » ou « l’occupant sioniste », quand le terme « sioniste » n’est pas remplacé par « Juif » ou « Juive ». D’ailleurs, peut-on appeler cela une lutte ? À aucun moment, la question d’un progrès pour la population palestinienne comme israélienne y est évoquée. Il s’agit d’un combat identitaire où les aspirations sociales sont clairement mises de côté. La « lutte des classes » en Palestine ne semble pas exister au regard de nombreux manifestants. La thématique d’Israël sert de cache au développement de l’antisémitisme le plus virulent.

Comment peut-on laisser dans une manifestation des slogans antisémites, des références négationnistes (des pancartes : « Soral a raison »)des protagonistes islamistes (l’UOIF), des drapeaux en référence à des organisations djihadistes (le Hezbollah) et même un appel au boycott nauséabond dans une capitale, sans que les pouvoirs politiques réagissent ? Les tentatives conservatrices ne permettent pas de faire baisser le problème.

À un moment donné, il convient de prendre de la hauteur sur ce conflit. Les méthodes utilisées depuis plusieurs dizaines d’années ne fonctionnent si ce n’est confessionnaliser et ethniciser un conflit de nature politique. Cette vision ne permet pas donner des réponses, mais surtout renforce les discriminations, les agressions racistes.

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