Un regard croisé sur la cause animale

La loi sur « le bien-être animal » est renvoyée à plus tard

vendredi 9 octobre 2020.

Les débats parlementaires se sont arrêtés dans une certaine cacophonie. Une fois de plus, l’Assemblée Nationale s’est ridiculisée devant une cause primordiale notamment dans le cadre du réchauffement climatique.

La réserve parlementaire a permis de clarifier un débat et de mettre en avant les positions de chacun. On connaît les députés qui ont fait de l’obstruction législatif pour empêcher un vote nécessaire puisqu’il s’agit d’une demande de la société selon les différents sondages en vigueur.

La logique welfariste s’inscrivait dans une logique louable. Il s’agissait : de transformer l’élevage intensif d’ici 2040 vers un élevage en plein-air, la fin de la chasse à courre ou encore la fin de l’élevage de visons pour la fourrure. Ce n’est pas tellement la demande d’un groupe parlementaire, mais une demande de la société souhaitant en finir avec ces pratiques d’un autre âge et d’une autre époque. La modernité se traduit par l’évolution des mœurs et des normes sociétales.

Force est de constater que les conservatismes dans ce haut-lieu de la démocratie n’ont eu aucun effet sur le droit des animaux. Pour cause, si une loi minimaliste en terme n’arrive pas à se réaliser, c’est qu’il y a tout un souci avec le légalisme welfariste.

Cette crise de la démocratie va se poursuivre lentement. De plus en plus de personnes ne croient plus en la démocratie représentative tel qu’elle est pratiquée dans notre pays, cela devrait interroger les législateurs sur le fossé qui se creuse lentement entre l’électeur et les différents élus. Pendant ce temps-là, l’instrumentalisation de l’agribashing a de beaux jours devant lui et les éleveurs peuvent dormir tranquillement. L’Assemblée Nationale veille sur eux prônant le non-changement.