Un regard croisé sur la cause animale

Dieu est-il spéciste ?

vendredi 11 septembre 2020 par Pierre Le Bec

En préambule de cet article, je tiens à souligner que je ne crois pas en Dieu, mais s’il existe, nous devons parler de cet homme que l’on représente souvent avec une longue barbe. Il est vieillissant depuis la création d’un univers et d’une terre plate est à l’origine de nombreux mythes transmis sous forme d’écrits par des apôtres, des prophètes ou des messies. Les différentes écritures attestent le fait d’un Dieu qui demande à ses sujets de commettre l’irréparable notamment sur la question du droit des animaux.

Les religions abrahamiques se sont essentiellement imposées sur l’ensemble du globe. D’ailleurs, peut-on parler d’un ou de plusieurs Dieux et Déesses ? Le débat reste ouvert. Dans le monde moderne, le polythéisme a laissé principalement place au monothéisme. Cependant, il reste quelques mouvements marginaux se réclamant du paganisme (on reviendra sur un article traitant du paganisme plus tard).

Dans l’Histoire de l’Humanité, jamais une créature surnaturelle (dans le sens qu’elle possède des facultés hors de la nature) n’aura causé autant de morts et plongé le Monde dans le chaos. Existe-t-il un bon Dieu ? Je pense que l’on peut dire qu’il s’agit d’une invention de l’être humain. Le nombre de croyants dans certaines religions ne cessent d’augmenter au travers du prosélytisme agressif. La tradition et le retour à un certain âge d’or sont le leitmotiv pour créer des souffrances interminables à ceux qui ne peuvent pas s’exprimer. Sous des prétextes fallacieux, l’animal est considéré comme une créature divine pour de nombreux croyants, mais elle est mise à mort suivant un rituel bien précis. On peut se demander le paradoxe d’un Dieu demandant à ses fidèles de mettre à mort les créatures qu’il a lui-même créé. Il s’agit avant tout d’une certaine hypocrisie de la part des fidèles.

Dans les faits, le recours à certaines valeurs morales considérées comme ne faisant pas partie du système dénotent pour eux une forme de résistance comme contre le modèle ambiant.

Les sacrifices d’animaux peuvent paraître has been. Lorsqu’il n’y a pas d’affrontement entre partisans religieux, il y a des sacrifices d’animaux au nom d’un même Dieu. Ainsi, ils se font la guerre « la journée », mais communient ensemble dans leur coin avec des rituels très proches. Ils executent des personnes spécisées pour en tirer de la viande ou lorsque la personne spécisée n’est plus apte à produire une quantité de sous-produit tel les oeufs, le lait ou autre. Cela reste insidieux puisque l’être humain entretient depuis le néolithique voir le mésolithique différentes techniques visant la domestication et l’élevage.

N’est-ce pas un Dieu sadique et masochiste à la fois ? On peut dire qu’il une certaine forme machiavélique. Dieu, selon les différents écrits religieux et ses interprétations par les différents sages, demande de sacrifier ses propres progénitures pour que les croyants démontrent jusqu’où, ils sont possibles d’aller. Dans les principales religion abrahamiques, le sacrifice d’Abraham met en avant une certaine idiolaterie de la part des fidèles. Le fait que Dieu peut punir et soumettre de façon concise alors les croyants devraient commencer à interroger la pratique des différents rituels. Il y a une peur manifeste dans le fait de croire. Quelle créature fantasmée peut-elle être autant cynique ?

Certains de mes camarades n’hésitent pas à mettre en avant que le spécisme est considéré comme un « ordre moral » qui s’ancre profondément dans un aspect religieux. La vision « sentienciste » permet de sortir du spécisme par le haut, mais aussi de mettre à mal les différents dogme religieux ayant un impact sur les animaux non humains.

L’imagination des prophètes s’est tourné à travers une mythologie abrahamique. Que cela soit dans la Torah, la Bible ou dans le Coran, certains faits apparaissent comme littéralement invraisemblable. On peut en déduire qu’il s’agit de métaphores plus que de faits à proprement parlé. Cela n’empêche pas certains adeptes du littéralisme, c’est-à-dire les fanatiques de prendre au premier degré ce qu’il se dit. L’orthodoxie abrahamique impose de façon sous-jacente un spécisme en arrière-plan. Il faut également remettre les choses dans leur contexte.

C’est peut-être pour cela qu’il y a une part importante d’athées parmi les militants de la cause animale. En ce qu’il concerne les agnostiques, nous n’en savons rien, mais on peut dire que l’agnosticisme reste une pensée très pauvre en surface comme en profondeur. Les athées ont compris que le rôle de Dieu dans la cause animale passe très mal. Pourtant, j’ai écrit des articles démontrant l’antagonisme notamment dans le judéo-christianisme.

L’orthodoxie mène également de façon parallèle au nationalisme et à la barbarie. Ce que les orthodoxes religieux sont capables de faire sur les animaux, ils sont capables de le faire sur les êtres humains. C’est bien cela le drame de fond. Dieu, spéciste comme il est, a placé certes le libre-arbitre des personnes comme symbole du pêché originel, mais à quel prix ? Dieu savait très bien que dans le « fruit défendu » et « la chute » de ce monde, il causerait un tort grandissime pour l’ensemble de l’Humanité.

On peut dès lors se demander si Dieu (s’il existe) n’est-il pas spéciste. En effet, comment un être aussi bon peut-être aussi monstrueux dans les croyances de ses adeptes ? Le spécisme par son caractère universel s’est introduit comme étant la source de nombreux rites. Les courants ont transformé les sacrifices humains par les sacrifices animaliers. Dans tous les cas, les religions sont source de spécisme et de souffrance immuable infligé aux animaux non-humains. Dieu n’est pas si bon qu’on le prétend. Jamais la création d’un individu imaginaire et fantasmagorique n’a causé autant de tort aux autres animaux. Dieu n’est pas si bon qu’on le prétend. Jamais la création d’un individu n’aura causé autant de tort aux autres animaux.