Quel monde pour demain ?

, par  Un Regard Croisé sur l’animalisme , popularité : 0%
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Le monde de demain ressemblera-t-il à celui que nous connaissions ? Cette question demeure dans ma tête. Il y a deux solutions envisageables : un monde bien pire qu’avant ou un monde meilleur. L’utopie ou la dystopie sont les meilleurs remèdes en période de crise, une fait rêver et l’autre favorise les cauchemars et les sueurs froides. Pourtant le monde se divise en deux si nous sommes effectivement dans une logique binaire. L’utopie pour les uns, la dystopie pour les autres qui peut se révéler être une utopie pour l’autre. Le tout est de savoir où on se place.

Nous avions vu la crise et les prochaines crises. Les animalistes et les communistes/anarchistes savaient très bien ce qu’il se mijotait. La crise intervient à un moment précis de notre existence. Le confinement était prévisible. Cette prison invisible nous rappelle très bien Foucault dans Surveiller et Punir. Nous sommes confrontés à la vie pleine que peut nous renvoyer la joie de ce monde. Dans l’individualisme. Il paraît que l’Homo Sapiens est un Homo Egoïstus, c’est-à-dire qu’il est égoïste avec le temps et ne pense qu’à ses besoins primaires en perpétuelle compétition avec ceux des autres. Erreur hasardeuse du calendrier, la crise que nous vivons dans notre confinement nous rappelle que l’Homo Sapiens peut être aussi un Homo Communis. Ironie ou non, « partager » et « communisme » ont la même racine en latin.

Dans la course pour la victoire contre le SARS-CoV-2, de nombreuses théories du complot voient le jour sur la Toile. Il paraît que dans un système libéral, Homo Sapiens est responsabilisé. Or, nous voyons bien que les mots-clefs : Coronavirus, vaccins, 5G fleurissent sur la toile. Certains vont jusqu’à détruire les différentes antennes relais 5G. On peut effectivement mettre des réserves sur la question de l’utilité de la 5G par rapport à nos besoins et des possibilités extraordinaires de la 4G. Ce complotisme agace profondément les sceptiques et les rationalistes. On peut dire d’une certaine manière que le doute sous forme de conspirationnisme risque d’être de plus en plus présent dans le monde de demain.

Le temps s’écoule et se prolonge dans l’infini. Le temps est comme supendu et nous attendons inlassablement que les aiguilles tournent cran après cran. Dans ce tintamarre interminable, nous sommes seuls et confinés face à nous mêmes. L’individu s’ennuie lorsqu’il n’est pas avec ses semblables. Le monde de demain risque de provoquer une accélération du temps. Les secondes infernales se retrouveront dès lors dans une voiture de course à la recherche du temps perdu. Ce n’est pas Indiana Jones qui recherche l’arche d’Alliance avec le temps perdu, mais bien l’individu standard. Nous sommes dans l’individualisme à son stade suprême. Dans la « bataille du temps », nous sommes mis « KO », par « maître Pangolin ». Nous avons perdu une partie de notre vie, confinés à attendre. Nous sommes en repos et nous ne sommes plus productifs pour la société. Le temps perdu ne l’est pas vraiment puisqu’il permet de produire autre chose que des biens de consommations ou des services. C’est le moment de s’enrichir pour nous mêmes et d’augmenter nos connaissances.

Et si dans ce destin funèbre, notre vie changeait radicalement. De toute façon avec la crise sanitaire, économique et financière, il y aura un rebond vers l’avant. Pour le moment, on peut dire que nous allons vers un monde encore pire. L’apocalypse serait-elle en train de pointer le bout de son nez ? Le néolibéralisme risque de laisser place à l’ultra-libéralisme et au libertarianisme comme porte de sortie. Mais nous pouvons voir aussi un spécisme débridé. Dernièrement, j’ai appris que mes camarades de 269 Life France avait été assignés en justice pour des actes qu’ils n’ont pas commis. La machine spéciste cherche à tout prix à récupérer des sous, mais aussi à faire couler les associations animalistes et antispécistes.Le nerf de la guerre ne connaît aucune trêve et les tribunaux continuent à fonctionner quand il y a de l’argent. Il faut dire que les lobbys carnistes sont confrontés à une baisse tendancielle de la consommation de viande et cela leur déplait fortement.

La « révolution végétale » est le remède à la crise que nous traversons autant sur le plan animaliste que sur le plan du post-capitalisme. Nous allons vers une économie pour le moment qui ne veut pas sortir du tout carbone et de l’exploitation de milliards d’individus. Le sursaut de conscience peut venir au moment où nous nous y attendons le moins.

Et si finalement la vie que nous voulions en tant que marxistes animalistes n’était autre qu’une vie simple faite des petits bonheurs de la vie quotidienne avec des prisons qui seraient fermées, un nouveau Code pénal, un nouveau Code rural, etc. Or pour le moment, nous allons vers l’apocalypse puisque le monde dans lequel nous vivons se retrouve déjà dans la phase de collapsologie. Nous sommes submergés par une dette colossale qui sert à sauver les entreprises à travers une nationalisation partielle de l’ensemble de notre économie. La dette ne sert pas la « transition végétale », mais bien son contraire. Nous créons de la dette gratuitement pour sauver un château de cartes qui s’effondre doucement. Et si, le destin n’était autre qu’une vaste dystopie ?

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