Un regard croisé sur la cause animale

« lait = viol » ?

E7
lundi 4 mai 2020 par Pierre Le Bec

Chaque année en France, il y a près de 80 000 viols. Il s’agit d’un drame pour les victimes de ces violences sexuelles. Elle débouche sur très peu de condamnation. Pourtant, il s’agit de la phase émergée de l’iceberg. Le gouvernement n’est pas vraiment à la hauteur par rapport à l’enjeu de société que cela correspond. Derrière chaque viol se trouve une personne et un individu. Si le mouvement féministe met en avant ces derniers pour avoir gain de cause avec chaque affaire et de libérer la parole des femmes victimes de viols et d’incestes. Il en demeure pas loin que le combat sera particulièrement long. La lutte vise aussi à changer les mœurs. Le patriarcat demeure omniprésent dans les rangs des carnistes.

Il serait réducteur de considérer que l’être humain serait la seule espèce à être considérée comme ayant des membres d’une communauté. Les animaux non-humains sont également des individus. On peut donc, comparer l’animal non-humain et en particulier la femelle à la femme.

On nous fera la critique que nous faisons un anthropomorphisme. Or, il y a manifestement une part de « crétinerie » dans cette approche. Le fait de comparer la femme à la femelle ne signifie pas qu’un singe sera un être humain. Dès lors, il semble intéressant d’affirmer que la « culture du viol » vient entre autre de ce que nous faisons subir aux femelles. Sous tous les gouvernements et en particulier sous les gouvernements conservateurs,

Le « femellisme » ou « femino-animalisme » qui constitue un des courants au sein de l’animalisme tend à faire converger la lutte féministe avec la lutte féministe à travers des œuvres comme la politique sexuelle de la viande de Carol J. Adams. Or, il semble qu’il faille aller encore plus loin dans la comparaison et ne plus seulement parler de « viande », mais aussi des produits laitiers. Dès lors, il incombe à décrire profondément le processus de la production de l’industrie laitière.

À un moment donné la question d’un rapport sans consentement peut-il faire le parallèle avec les inséminations artificielles que subissent les animaux non-humains ? Après tout, il s’agit d’une pénétration sexuelle sans le consentement de l’animal non-humain. En effet dans le cadre de la production laitière de la femelle qu’elle soit une vache, une brebis ou une chèvre, il y a mécaniquement une fécondation. Or, pour qu’il y ait eu fécondation, les zoo-techniciens insémine l’individue dans ses périodes de chaleur de façon artificielle sans lui demander si cette dernière est consentante ou non. Dès lors, nous pouvons conclure qu’il y a manifestement un viol de la part du zoo-technicien et des complices de l’ensemble de la chaîne de production de l’industrie laitière.