Un regard croisé sur la cause animale

E13 - Le déconfinement et santé mentale : on fait quoi ?

samedi 9 mai 2020 par Pierre Le Bec
Bienvenue, vous êtes sur l’émission : Tu La Sens La Liberté ? C’est le treizième épisode de notre émission antispéciste et animaliste. Elle sera diffusée sur la radio Parole d’Animaux et sur la plateforme Deezer.

Allez hop éditorial :

Il viendra à un moment donné où nous sortirons inlassablement du confinement. On peut dire qu’il ne faut plus appeler « Professeur Pangolin », mais bien « Maître Pangolin ». En effet, le spécisme à travers l’alimentation de la chaire carnée a provoqué jusqu’à présent et en fonction de nos connaissances la mutation d’un virus que l’on a nommé SARS-CoV-2.

On pourrait passer des heures à parler de sciences. Mais l’heure n’est pas tellement à la rigolade au vu des décès. Nous prévenions que nous allions vers la catastrophe depuis des années avec l’alimentation carnée et que les différentes normes sanitaires ne servent à rien puisque l’origine de cette maladie vient du rapport que nous entretenons avec les animaux non-humains.

Si nous les antispécistes ou animalistes ressente dans leurs chaires quotidiennement les différents abattages dans leurs chaires et chaque plat carné à base de viande ne permet pas de dire que nous allons vers un monde meilleur. Peut-être qu’avec la crise économique que nous allons faire face, les abattoirs fermeront les uns après les autres comme aux États-Unis d’Amérique.

L’heure viendra où nous serons déconfinés. Reprendrons-nous la vie d’avant ? That is the question. On peut se demander si nous ne voulons finalement pas « la fin de leur monde ». Mais quel monde parlons-nous ? Le monde spéciste ou le monde capitaliste ? Ou bien les deux ?

On le sait, la viande ne cartonne plus, c’est devenu un peu Has Been.

On peut dire que la crise telle que nous la vivons dans notre chaire est clairsemée des idées noires. Nous avons vécu l’enfermement pendant des jours et des jours. Nous avons été comme un détenu pendant six semaines avec plus de liberté que celui-ci ou un animal non-humain. Nous avons pu ressentir dans notre esprit ce que peut sentir un animal non-humain.

Mais pendant le confinement, nombreuses ont été les personnes à lire, à écrire et à regarder des films, des vidéos, des reportages. Bref, nous nous sommes enrichis de différentes manières. Nous avons enrichi notre capacité intellectuelle. Pour les antispécistes, nous avons pu lire et nous documenter.

Ce qui me préoccupe, c’est la santé mentale des antispécistes et des animalistes ? Cet épisode sera consacré entièrement à cet enjeu de santé publique.