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L’effondrement de la Livre Sterling à l’épreuve du Brexit

Episode 4

vendredi 16 mars 2018, par Caroline Fouchard

Le vote du Brexit a provoqué un changement important dans les différents taux de change de la Livres vis-à-vis des autres monnaies. On peut dire que la Livres a perdu de sa valeur dans les quatre monnaies de référence : l’Euro, le Dollar, le Yen et Yuan.

La monnaie britannique apparaît au regard de sa fluctuation sur les différents marchés comme étant en tension. Sa baisse au niveau des quatre monnaies majeures en terme d’échange commerciaux et financiers comme un handicap important. La solidité de la Livres est solidement remise en cause par ceux qui l’utilisent comme un moyen de spéculation ou de stabilisation pour acquérir à juste des profits.

La baisse de la Livres notamment pour les expatriés britannique dans l’Union Européenne se fait ressentir de manière durable. En effet, pour ceux qui touchait une retraite de 1000 livres, la conversation en Euro s’établissait à 1329 euros. Aujourd’hui, cette dernière s’établit à 1126,7 euros, soit une perte de 15,2% de leurs retraites.

La monnaie britannique en comparaisons avec les autres monnaies
Les variables201620172018
Livres en Euros 1,329 1,1662 1,1267
Livres en Dollars 1,4247 1,2579 1,4192
Livres en Yens 170,24 143,7 153,4
Livres en Yuans 9,5340 8,5049 8,8050

Nous assistons à une baisse de la Livres liée au « Brexit ». Cette dernière entraîne un mécanisme de hausse des prix des produits liés l’importation. Il s’agit d’une « inflation par l’offre ». L’offre diminue, la demande augmente ou stagne. Donc, les prix augmentent et en conséquence l’indice des prix à la consommation également. Si « l’inflation par la demande » reste le mécanisme le plus connu dans la hausse des prix, on le retrouve toutefois dans les deux Chocs Pétroliers de 1973 et 1979. La hausse du cours du pétrole avait provoquer une hausse du coût de production et des prix.

Sans une politique monétaire particulièrement innovante pour retrouver une inflation atteignant des niveaux d’avant le « Brexit », il est fort probable que les conditions de vie des Britanniques et en particulier les classes populaires et moyennes en sortent largement perdante de cette « mondialisation à la carte ». De plus, le relèvement progressif des taux de la FED ne va pas satisfaire les intérêts britannique, donc la Bank of England (BoE).

Avec 3 % d’inflation en décembre 2018, le taux d’émission de la BoE a été logiquement relevé à 0,5% contre 0,25% depuis août 2016. Mais, sur le long terme, compte tenu des prévisions de l’inflation et la croissance, la remontée vers les 2 à 5 % semble poursuivre la logique des « monétaristes ».

La guerre des monnaies aura bien lieu pour trouver un accord sur la stabilité entre les différents taux d’émission, les taux d’emprunt, mais aussi sur les différentes barrières douanières. En effet, si le Brexit concerne principalement les Britanniques. On constate qu’au travers des monnaies, la solution concernera autant bien les pays de l’Union Européenne, la Chine, les États-Unis d’Amérique ou encore le Japon.

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