Un regard croisé sur la cause animale

Le « carnisme » causera l’effondrement de l’Union Européenne

jeudi 9 avril 2020 par Pierre Le Bec

L’Eurogroupe doit se réunir sur la question de la dette des pays de la Zone Euro. La question demeure très présente dans les différentes conversations que j’ai pu avoir ces derniers temps avec mes camarades. L’ensemble des pays de la Zone Euro est massivement touché par l’épidémie du COVID-19. Nous sommes dans une phase de décroissance à tous les étages. Les décroissants peuvent se réjouir, nous sommes dans la société qu’ils attendaient depuis des lustres. À ce titre, la France va enregistrer un recul du PIB de 6% ce trimestre. Les différents efforts réalisés lors des différentes réformes structurelles tombent à l’eau. C’était bien la peine. Il aura fallu d’un petit virus pour faire vaciller l’ensemble de l’économie européenne.

L’endettement public risque d’augmenter à des niveaux jusque-là inégalés. Pour la France, nous nous sommes toujours pas remis de la crise de 2007 - 2008 sur la question du chômage. Dans le cadre actuel, il faut s’attendre à une montée en flèche de ce dernier. En effet, il y a un lien inexorable entre le nombre de chômeurs et le taux de croissance. En période de décroissance, on peut se demander si finalement, l’endettement public pour relancer l’économie coûte que coûte ne provoquera pas en fin de compte une nouvelle crise de la dette souveraine, mais au niveau d’un Etat comme c’était le cas pour la Grèce, mais au niveau d’un continent. Dans le cadre actuel, il semble plus que logique que si la croissance ne revient pas de façon importante alors le Tsunami de la dette souveraine risque de balayer l’ensemble de la Zone Euro.

Il s’agit d’une récession historique. En ce moment, les tensions peuvent augmenter notamment entre les différentes communautés et les différents pays. En effet, ce que l’on ne dit pas aux Français, c’est qu’un accord sur la mutualisation des dettes souveraines s’inscrit dans le cadre d’une véritable utopie. Or, dans le cadre de la problématique de la crise de la dette souveraine de la Grèce, il y avait déjà un refus de mutualiser les différentes dettes. Cette mutualisation de la dette s’inscrirait davantage dans un grand moment fédéraliste de l’Histoire de la Zone Euro. Utopique, peut-être, mais il est tout à fait réalisable.

Nonobstant ces faits, il semble important d’affirmer que le SARS-CoV-2 responsable de l’épidémie du COVID-19 risque d’avoir la peau de l’Union Européenne.En effet, si nous ne sommes pas dans une crise financière(quoi que les bourses se soient bien crachées), nous sommes dans une crise qui touche l’économie réelle.Or, il y a un risque momentané que le SARS-CoV-2 peut se transformer comme la grippe saisonnière. La crise sanitaire cache en réalité une crise économique qui pointait son nez depuis des mois.Elle n’est qu’un "cache-misère".Il est vrai que la misère risque de se développer de façon crescendo si les Etats ne vont pas aux sources de l’épidémie afin de trouver un vaccin ou un remède efficace et non des suppositions comme le fait le professeur Raoult.

Dès lors, on peut se demander si finalement, il n’y a pas une forme logique qui peut causer l’effondrement de l’Union Européenne à travers la consommation de "chaire animale". Il semble cohérent de dire comme je le répète régulièrement que le véganisme comme le keynésianisme reste la roue de secours du capitalisme. Dans ce moment, on peut se demander s’il est soutenable d’injecter des centaines de milliards d’euros dans l’économie réelle chaque année. Dès lors, l’abolition universelle de la viande sur l’ensemble du globe devient un mot d’ordre de bataille pour tous les antispécistes et les véganes.

La question de la relance par l’offre a manifestement échoué. Au moment où les différentes frontières se ferment les unes après les autres, nous sommes en mesure de nous demander si pour les partisans du capitalisme, il ne faudrait pas changer radicalement le système actuel pour qu’il puisse perdurer. C’est à ce moment qu’intervient le véganisme comme roue de secours du capitalisme. Je crois profondément qu’il y a derrière cette idéologie une véritable barrière pour permettre un changement très profond au sein de la société.

Au final, le "carnisme" risque de provoquer l’effondrement de tout un système qui s’est construit, il est vrai sur l’austérité. Peut-être que la finalité sera une remise en cause du mode de fonctionnement, mais aussi de l’alimentation. L’Europe sociale verra peut-être le jour au moment où la Commission Européenne est très critiquée. Toutefois, il y a un risque de balayage de l’Union Européenne dû à l’affaissement de ses propres bases.


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