Un regard croisé sur la cause animale

La Genèse et les animaux

lundi 27 janvier 2020 par Pierre Le Bec

D.ieu créa d’abord les animaux puis les êtres humains à son image. Normalement, il s’agissait des êtres de D.ieu « Dieu créa l’homme à son image : Il le créa à l’image de Dieu, Homme et femme il les créa. » (Gn 1 : 27).

Lors du sixième jour de la création, D.ieu « Sur toute la surface de la terre, je vous donne les plantes produisant des graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins ou noyaux. Leurs graines ou leurs fruits vous serviront de nourriture. De même, je donne l’herbe verte comme nourriture à tous les animaux terrestres, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui vont et viennent au ras du sol, bref à tout ce qui vit. » (Gn 1 : 29,30).

Toutefois, dans le cadre de la chute entre Adam et Eve, notamment en mangeant le fruit de l’arbre sacré, on peut concevoir qu’il y a manifestement l’esprit vicieux du mal qui a dès lors pénétré dans l’âme des êtres humains. Le fait que les êtres humains passe du stade « parfait » au stade « imparfait » s’inscrit dans une certaine décadence de l’espèce humaine. Noé était l’un des fils d’Adam.

Face à l’impureté que le mal avait fait, il y avait notamment des traits de caractères qui ressortait de l’espèce humaine. Le vice se traduit comme pénétrant progressivement l’espèce humaine. Ainsi,« L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre ; et que chaque jour son cœur ne concevait que des pensées mauvaises. » (Gn 6 : 5). Une des raison résidait dans la violence (Gn 6 : 11) au sein de l’espèce humaine qui existe encore aujourd’hui parmi les croyants de différentes religions, dont les juifs et les chrétiens qui partagent en eux la base de l’ancien testament.

En conséquence, « L’Éternel regretta d’avoir fait l’homme sur la terre, et son cœur fut affligé. » (Gn 6 : 6). Cela montre que D.ieu avait une âme profondément humaine. Cela montre que D.ieu peut se tromper et qu’il a un caractère parfaitement humain. Or pour réparer son erreur il eut l’idée de détruire ce qu’il avait fait : « Il se dit : ‘Il faut que je balaye de la terre l’humanité que j’ai créée, et même les animaux, grands ou petits, et les oiseaux. Je regrette vraiment de les avoir faits.’ ». Or, il s’agit d’anéantir sa propre création sur la surface de la Terre à travers un long déluge (Gn 6 : 12). Et ainsi « Le déluge dura quarante jours sur la terre. Quand le niveau de l’eau monta, l’arche fut soulevée au-dessus du sol et se mit à flotter » (Gn 7 : 17). L’eau atteignit les différentes montagne et son niveau se stabilisa pendant près de 150 jours (Gn 7 : 24).

Le déluge est par ailleurs largement documenté dans d’autres civilisations. Il est présent dans la civilisation grecque, romaine, babylonienne, etc. Ce récit mystique a d’ailleurs fait l’étude de différents université notamment sur la question de la géologie. Il se pourrait qu’ils s’agisse d’un lointain souvenir de l’être humain et que cela a été transformé dans un récit mythologique.

Lorsque les eaux baissèrent, l’arche se trouvait sur le massif d’Ararat. Il s’agit du plus grand sacrifice de D.ieu sur Terre. De Facto D.ieu annonce que « Désormais je renonce à maudire le sol à cause des êtres humains ». Il s’agit aux être humains de se sortir de la violence et de vivre avec cette violence. Enfin, D.ieu déclara que « Tout ce qui remue et qui vit vous servira de nourriture ; comme je vous avais donné l’herbe verte, je vous donne maintenant tout cela. » (Gn 8 : 3).

Le végétarisme était l’idéal, mais l’Éternel a fait là une concession à la faiblesse de l’homme car il y a eu dégradation des valeurs morales de l’humanité (Munk 1978). Or, il existe un courant au sein du judaïsme qui se veut remettre à l’ordre du jour la tradition existant avant le déluge et sa question alimentaire. D’ailleurs dans Ésaïe (1 : 11), il est écrit qu’« Qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? Dit l’Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers Et de la graisse des veaux ; Je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs ». Le temps est venu à faire abstraction des différents sacrifices d’animaux. Le temps est venu au végétarisme voir au végétalisme, il s’agit d’une réclamation de D.ieu.


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