Un regard croisé sur la cause animale

Du marxisme à l’analyse matérialiste de la "cause animale"

jeudi 30 janvier 2020 par Pierre Le Bec

La question du droit des animaux à l’approche des élections municipales s’inscrit parfaitement dans une logique inlassable. Au moment où je termine mon livre, j’ai décidé de créer un espace dédié à la « cause animale ». Il me semble tout à fait cohérent de mettre en avant différents points de vue sur un support dédié à cette cause, mais aussi dans le cadre d’un autre format.

Dans ce cadre, nous sommes confrontés à la question imminente des élections pour élire les conseillers municipaux et les différents maires. Or, si les « luttes humaines » apparaissent comme nécessaire au regard de l’actualité, l’estime du « soi » s’inscrit dans une logique non pas sentimentale, mais profondément matérialiste.

Il convient de souligner que les différentes victoires s’inscrivent dans un « long processus » visant à « végétaliser » le monde. Cette « révolution végétale » s’inscrit dans le fait que la sentience des animaux est de plus en plus prise en compte par les êtres humains et en particulier par la jeunesse. En effet, de plus en plus de jeunes se convertissent au « végétarisme », au « végétalisme » voir au « véganisme ». Cette matérialisation d’une conception abstraite permet de jouer de façon très importante sur la vie des différents citoyens. Il y a un rôle clef fondamental pour la jeunesse à jouer.

Or, la question de la matérialisation va de paire avec le matérialisme didactique. Dans ce cadre, il semble tout à fait cohérent de s’inscrire dans la poursuite de la philosophie « marxiste » ou « marxienne » pour pouvoir poursuivre nos différents travaux. La « révolution végétale » s’inscrit dans un processus parfaitement tenable. Il y a entre le « prolétariat » et les « animaux non-humains » une sorte de similitude. L’exploitation des uns va de paire avec l’exploitation des autres. On peut se demander si au final, il n’y a pas dans les faits une sorte de matérialisation de l’animal non-humain vis-à-vis du prolétaire dans sa lutte. La question du « droit à la vie » s’inscrit de façon très manifeste dans la volonté de transcrire la métamorphisation de différentes luttes dans une seule et même lutte. Or, pour aller plus aller plus loin des personnes conscientes devraient disposer du droit à « disposer de leur propre corps ».

La « lutte des classes » s’inscrit de façon très particulière dans l’idée même que nous allions vers une logique néolibérale. Cette « guerre sociale » ne dit pas vraiment son nom vis-à-vis des classes populaires et des classes moyennes. Sous des prétextes d’égalité, il s’avère que nous allons tout droit dans le mur avec des réformes qui a été taillé sur-mesure en s’inspirant du cas impitoyable qui a été infligé à la Grèce. Or, il s’avère que le néolibéralisme reste dans l’impossibilité de créer une « révolution végétale ». Insupportable, la politique de l’offre se satisfait dans le « vieux monde » et les différentes corporations ambiantes.

La question de la « révolution végétale » s’inscrit dans une façon de construire un avenir vers le progressisme. Dans un monde où le progressisme fuit au dépens d’idéologies conservatrices et réactionnaires. Or, le progrès peut venir dans la manière, dont nous traitons les animaux. Au moment où les différentes corporations agricoles freinent des quatre pieds, elles ne comprennent pas l’enjeu de société et écologique qui s’avère pour le moins fondamental notamment dans le cadre des émissions de GES. La question de l’alimentation tout comme de l’éthique que nous avons vis-à-vis des animaux s’inscrit progressivement dans l’écologisme la plus radicale. Il s’agit de revenir aux sources de l’écologie politique. On ne veut plus faire du Greenwashing de façon interminable.

Lorsque la jeunesse défile dans les rues sous le slogan « fin du monde, fin du mois : même combat », il y a dès lors un rapprochement idéologique à réaliser entre la nécessité de promouvoir une « révolution végétale » dans le cadre « Red is the new Green ». Ce slogan se caractérise de façon absolue de la nécessité d’incorporer justement cette logique de transformation sociétale à travers l’éthique vis-à-vis des « animaux non-humains ».

Cela peut avoir un effet important sur les différentes consciences. La « conscientisation du monde » et en particulier du regard des différents animaux. Le terme de « conscience » au premier abord peut sembler complexe. Pourtant, nous sommes face à des être « sentients » et « conscients ». Il ne s’agit pas de faire « conscientiser le monde » tel que de nombreux personnes l’abordent sous un angle parfait conspirationniste et confusionniste.

La problématique principale dans la « cause animale » réside dans le fait que la conscience des uns ne va pas de paire avec la conscientisation des autres. Cette « cause » typiquement ancrée dans le XXIème siècle s’inscrit dans une logique transpartisane. Pour ma part en ce qu’il me concerne, il s’avère que j’analyse sous le prisme de la « lutte des classes ».


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