Un regard croisé sur la cause animale

Le SARS-CoV-2 et la révolution végétale

dimanche 19 avril 2020 par Pierre Le Bec

La question de la « révolution végétale » importe énormément dans le processus de changement profond de notre société. Il y a une ancre qui se retrouve plongée au fond de la mer. Elle tend à immobiliser les navires chargés de « bétail ». La « mondialisation malheureuse » que nous subissons depuis des années va à l’accroissement des émissions des GES provoquant un réchauffement planétaire d’une ampleur jusque-là inégalée.

Le temps continue de s’écouler et la vie ne seront plus jamais comme avant. Le « professeur Pangolin » nous a avertie de certaines données que les animalistes sont au courant depuis des lustres : les nouvelles maladies, les pandémies sont liées de près comme de loin à l’exploitation animale. Le « carnisme » dans un pays comme la Chine avec des consommations d’animaux exotiques peut provoquer l’effet papillon en Europe et dans l’ensemble du Monde. Le temps s’arrête et les files d’attente continuent de devenir plus longue aux plus grandes dames des habitants de la planète qui subissent le confinement depuis plus d’un mois. Les conseils scientifiques sont réquisitionnés par de nombreux Etats pour faire face à la pandémie. Mais la solution est pourtant simple pour prévenir les futurs « pandé-meat » : l’abolition universelle de la viande everywhere, everytime.

Le grand mouvement abolitionniste universel doit prendre en considération que nous vivons un moment Historique et qu’il ne se représentera pas deux fois. Il ne s’agit pas de faire du débat sans cesse, mais d’ouvrir une nouvelle porte sur le Monde afin de sortir de cette crise par le haut. La problématique réside dans le fait que nous sommes « minoritaires ». Tout mouvement qui se met en place au sein de la population conçoit qu’il part d’une certaine « minorité » alors que tout aille dans le sens de la « majorité ». La « révolution végétale » doit aider ces mouvements avec l’aide du « Professeur Pangolin ».

Le « Professeur Pangolin » nous rappelle également que nous vivons dans une mondialisation qui prend les Etats au dépourvu dans leurs stocks stratégiques d’équipements de première nécessité comme les masques ou encore le fait de relocaliser les usines de fabrication des masques. Rien ne sera plus jamais comme avant, c’est un coup de frein envoyé au « Vieux Monde ». Le processus de fabrication de certains éléments ouvrira nécessairement sur un raisonnement de fond dans le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, ces questions nécessaires ne doivent pas laisser le « Vieux Monde » tel qu’il apparaît devant nous. Les conservateurs et les libéraux seront renvoyé·e·s à « Gouillette ». Pourtant, un modèle conservateur et libéral peut cacher un autre modèle, c’est-à-dire le « spécisme ».

Évidemment, nous ne pouvons émettre les idées fumeuses qui circulent sur les réseaux sociaux et dans certains médias que le SARS-CoV-2 a été créé en laboratoire à travers une mauvaise manipulation. Dans ces cas-là, si cette hypothèse est démontrée par « a + b » avec des enquêtes d’investigation de grandes ampleurs. C’est extrêmement important puisqu’il en va de la crédibilité de ceux qui l’émettent. La méthode scientifique se repose sur des sources scientifiques et ne peut-être comprise uniquement par ceux qui font de la science : une activité professionnelle ou un hobby en lien avec des associations scientifiques. Mais le mythe du « Professeur Pangolin » aura la vie dure bien après les différentes investigations. En partant de ce principe, on peut dire qu’il y a manifestement une « nouvelle société » à bâtir sur de nouveaux fondements avec un nouveau contrat.

Évidemment, les « anti-vaxs » sont de sortie. Il y aura certainement une campagne de vaccinations massives lorsque le vaccin contre le SARS-CoV-2 aura été trouvé. Ceux qui émettent l’idée qu’il y aura une campagne malthusienne visant à stériliser la population afin de la limiter en l’empêchant de croître davantage se situe dans le champ du complotisme. Nous pouvons nourrir plusieurs milliards d’individus supplémentaires sans augmenter la production. Autrement dit ce « romantisme révolutionnaire » se caractérise une fois de plus par l’obscurantisme. Les ultra-conservateurs et les « rouge-bruns » comme Ariane Walter sont de sortie.

Le contrat social définit par Rousseau aura la vie dure. Pourtant, nous devons envisager un contrat qui intègre pleinement les « animaux non-humains » à la vie de la société. Cette Zoopolis n’est plus une utopie, elle demande une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons. La sentience nous permet une approche rationnelle sans aucune mesure. L’abolition de l’élevage ne devient pas un mythe, mais quelque chose de profondément rationnel. On ne peut émettre une société dans laquelle nous vivons avec nos « alter egos » et continuer de les exploiter dans des conditions les plus sordides. Il viendra un monde où l’utopie dans laquelle nous sommes sera mise en évidence par la Science qu’elle soit dure ou pas. Le « Professeur Pangolin » peut retrousser ses manches puisqu’une révolution a éclaté dans tous les endroits de la planète. Son sacrifice ne sera pas illusoire. Au contraire, on peut remercier ce « Professeur » que l’on pourrait comme considérer comme émérite.


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