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L’ajustement boursier a démarré : le Krach commence

vendredi 9 février 2018, par Pierre Le Bec

Les indices boursiers dégringolent les uns après les autres. La hausse des taux de FED risque de provoquer une hausse des taux d’intérêt et de la dette publique et privée américaine.

L’avertissement des économistes reste muet

On ne pourra pas dire que les néo-keynésiens comme les néo-marxistes n’avaient pas avertis de la crise économique qui se profile. Les néoclassiques s’enfoncent vers une crise d’une ampleur inégalée.

Dans le même temps, une étude de la banque Natixis affirme que « la dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx » [1] en affirmant que « les entreprises réagissent à cette évolution en réduisant les salaires (en déformant le partage des revenus en faveur des profits) » [2] et que « cette stratégie a une limite, atteinte quand les bas salaires deviennent trop faibles (égaux au salaire de subsistance) et les « capitalistes » se lancent alors dans des activités spéculatives qui font apparaître des crises financières » [3]. Les néolibéraux ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été avertis de l’ajustement systémique et structurel qui se produit au niveau boursier.

L’ajustement des indices boursiers mettent en avant un possible Krach Financier

Les indices boursiers s’effondre de 8 à 9 % sur une période de deux semaines comme le démontre le tableau ci-dessous :

La chute des indices boursiers
Indice Boursier 26 janvier 2018 9 février 2018 Variation
CAC40 5 521,59 5 079,21 -8,14%
Dow Jones 26 616,6 24 190,9 -9,11%
NASDAQ Composite 7 505,77225 6 874,49143 -8,41%
DAX 13 340,17 12 107,48 -9,24%

Merrill Lynch de la Bank of America affirme qu’aucun « cycle de hausse ne se fait sans douleur ». Le relèvement des taux convient à l’objectif progressif de stabiliser une inflation aux alentours des 2%. Entre le chômage en-dessous des 4% et l’inflation progressive, la FED se retrouve se retrouve confronter dans un dilemme important.

Plus l’inflation sera élevée, plus le chômage sera faible. Laisser l’inflation progresser dans des limites relativement soutenables permet de soutenir la création de richesse.

Or, la politique monétariste actuelle se stabilise sur un niveau de 2% actuel, alors que dans l’idéal pour arriver à un niveau de plein-emploi la limite devrait se situer aux alentours de 5% soit plus du double.

L’effondrement boursier en répercussion de la hausse des taux de la FED

L’avenir nous dira si nous continuons d’assister à un effondrement massif des différents indices boursiers, mais le réajustement des indices boursiers balaie l’idée que la spéculation des différents produits financiers n’impacte pas l’économie productive. Pour « soutenir le rendement du capital, les « capitalistes » utilisent alors les activités spéculatives à travers les rachats d’actions par les entreprises qui font monter les cours boursiers » [4] et « la spéculation immobilière » [5].

Dans le même temps, nous assistons à un effondrement des bulles spéculatives liées aux crypto-monnaies. La volatilité de ces devises virtuelles a poussé à un effondrement de leurs valeurs.

P.-S.

Le document de recherche de « Natixis Recherche Global Market » à propos de la validité de l’analyse de Karl Marx se situe dans les document joints de l’article situé ci-dessous.

Notes

[1Natixis, « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx », URL : https://research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/viewdocument?id=UATNpY1i8d0C5VM9g5Py3w==

[2Idem

[3Idem

[4Idem

[5Idem

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