Les matons se rebellent sur fond de populisme et de lepénisation des esprits

(actualisé le ) par Pierre Le Bec

Les gardiens de prison bloquent les différents établissements pénitenciers depuis ces derniers jours suite à des agressions de détenus à leur encontre. Des opérations « prison-morte » se succèdent pour tenter de mettre en dynamique une grève et un mouvement de contestation globale et national.

Les prisons françaises représentent la politique pénale d’un pays où le tout-sécuritaire l’emporte sur fond de discours laxiste vis-à-vis de la délinquance quotidienne.

Une politique pénale de Classe mêlant sensationnalisme et mystification de la délinquance

Les lois sur la sécurité intérieure, le terrorisme ou la défense se succèdent les unes après les autres, sans que les résultats sur la baisse de la délinquance interviennent. L’augmentation et la création de délits devient un sport national pour les législateurs quelle que soit leur appartenance politique, afin de satisfaire « la vengeance » contre ceux qui se situeraient à la marge d’une société.

L’hypersécuritarisme traduit surtout le sentiment psychologique d’insécurité d’une classe sociale vis-à-vis d’une autre.

Les travailleurs, les prolétaires ou les classes victimes de discrimination sont considérés par la classe dominante comme des classes dangereuses. En effet, ces derniers remettent en cause la logique actuelle des privilèges, dont ils bénéficient, mais aussi

La punition et la réinsertion ont laissé place à l’option d’un ressentiment très particulier. Au moment où les juges appliquent des lois toujours plus néolibérales, toujours plus néoconservatrices, la réalité met en évidence : la quasi-totalité des détenus appartiennent aux classes populaires alors que les juges viennent d’une classe dominante.

La population carcérale ne cesse de croître depuis les années 2000.