Un regard croisé sur la cause animale

Le prologue d’une grande aventure

lundi 27 avril 2020 par Pierre Le Bec

Peut-on aimer l’animal avec lequel on vit et manger de la viande ? Cette question m’a longtemps perturbé pendant que je lisais Un Eternel Treblinka de Charles Patterson pendant que j’étais hospitalisé. Durant mon hospitalisation, j’ai décidé brutalement de changer de régime.

Je suis passé d’un régime orienté vers la viande vers un régime végétarien. Lors de mon dernier repas avec de la viande, j’ai décidé de manger une raclette avec mon père. Ce fût la dernière fois que je mangeais un morceau de « cadavre ». Je le faisais avec dégoût, car j’aimais la viande. Aujourd’hui, je me pose des questions sur les simili-carnés et leurs accroches dans le monde végétarien, végétalien ou même végane. Doit-on absolument rechercher le goût de la viande alors que nous combattons les « charognards ».

La diversification alimentaire m’a permis de prendre compte que l’on pouvait entièrement se passer des produits laitiers, des œufs et autres. Aujourd’hui, je suis un régime végétalien ce qui me paraît être bon pour corps et mon psychique. Je reste persuader que le véganisme et l’antispécisme sont un idéal que l’on tend pour y aller, c’est un objectif de tous les jours. Puisque lorsque nous regardons notre proximité avec ce qui nous entoure, tout est quasiment testé sur les animaux.

Dans mon approche, j’ai choisi de ne pas tomber dans la spiritualité, mais de m’ancrer dans un matérialisme. La sentience est une approche par les sens. Or, lorsque nous regardons de plus près ces derniers, nous constatons qu’il y a effectivement des interactions neuronales entre chaque nerf et chaque sens produits des connexions nerveuses. C’est une approche rationnelle et matérialiste. Dès lors, il convient de souligner que le matérialisme doit-être la mère de toutes les batailles.

J’aurai pu tomber dans le « post-modernisme » après tout les Animal Studies sont un domaine des Sciences Sociales au même titre que les Gender Studies ou les Queer Studies. Heureusement que le matérialisme didactique que j’ai et le matérialisme de façon plus largement m’ont mené à une rupture assez radicale comme je l’explique si bien dans un article. L’approche dialectique et didactique doit se fonder sur la question de la recherche de sources si possible les plus fiables possibles pour permettre de mettre en avant une argumentation solide. Il fallait que je m’enrichisse de cette dernière pour ne pas sombrer dans tout un tas de groupuscules qui pullulent au sein de l’animalisme.

Je me suis intéressé à une problématique qui devait servir de mémoire argumentatif pour un collectif sur la nécessité de faire converger la pensée animaliste radicale universaliste et la lutte des classes. Au bout d’un moment, je suis parti du collectif à cause d’un problème de divergence. Mais, pour que cela reste discret, je ne citerai pas le nom du collectif pour qu’ils continuent le travail et les actions dans lesquels ils sont embauchés à temps pleins même si parfois ils sont très maladroits.

Les premières remarques que j’ai reçus m’ont permis de réorienter le livre en utilisant un lexique propice à la lecture animaliste. En effet, le langage est infiniment politique. Cela permet de donner plus de profondeur au tapuscrit en cours de correction.

Le regard que je porte dans la rédaction du livre en question s’intéresse à la mise en avant entre deux luttes bien distinctes. Pourtant la convergence des luttes est un mot d’ordre que je souhaite mettre en avant. Comme je l’expliquais sur mon blog, le point de départ du livre s’inscrit dans une vision de défendre à la fois le prolétariat et à la fois les animaux non-humains.


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