Un regard croisé sur la cause animale

J’ai fait un rêve pour l’année 2021

lundi 14 décembre 2020 par Pierre Le Bec

Il se dessine une révolution de velours concernant le droit des animaux. En effet, de nombreuses personnes prennent conscience que la condition animale devient de plus en plus infernale. En effet, le productivisme s’est installé comme le nerf de la guerre ces dix dernières années.

À l’approche de l’année 2021, je fais le vœu que la condition animale change de façon radicale. Certains critiqueront que je m’intéresse davantage aux animaux qu’aux êtres humains dans cette période de crise économique et sanitaire. En effet, l’éthique d’une société se mesure à la façon dont les animaux sont traités dans leur globalité. Depuis que j’ai commencé à blogotter il y a huit ans, j’ai écrit près de 1000 articles sur l’actualité et une centaine sur les animaux.

J’ai fait un rêve de voir la fin des abattoirs le plus rapidement tout comme celui des élevages notamment ceux qui fabriquent le foie gras en raison des fêtes de fin d’année. Dans les grandes fermes, les animaux sont maltraités et gavés pour servir de produits de luxe pour les êtres humains. Dans cette ambiance où le folklore règne de bout en bout à l’approche de Noël, des mesures radicales deviennent urgente même si elles s’inscrivent dans une logique welfariste. En effet, la stéatose se traduit par une maladie du foie. Rien n’est naturel et la barbarie tend à se normaliser même si des voix se font entendre de plus en plus afin d’interdire ces pratiques d’une autre époque. Les canards ou les oies sont abaattus dans des usines de la mort sans aucun étourdissement de telle sorte que l’animal se voit se vider de son sang dans les rails de l’abattoir. Puis lorsque ces animaux arrivent au moment du dépeçage et l’éviscération, le foie est retiré et le reste part à la poubelle

J’ai fait un rêve ce soir de voir de l’exploitation de tous ces animaux de bouche s’arrêter de façon nette afin qu’ils puissent retrouver leur habitat naturel. En effet, à l’occasion de l’été et de l’automne, l’élevage des animaux sert les fêtes de fin d’année. À l’occasion du réveillon et la Saint-Sylvestre, les différents ménages s’offrent des repas améliorés avec des morceaux de muscles. La machine à tuer s’accélère afin d’augmenter la cadence dans un bruit infernal réparti entre celui des machines et le hurlement infernal des animaux. Dans cet espace lugubre régis par la suprématie de l’être humain sur des animaux, les animaux sont frappés avec des matraques électriques pour les obliger à avancer dans un couloir sinistre. L’animal n’a qu’une envie : celle de vivre sa vie avec ses camarades de la même espèce.

J’ai fait un rêve où il n’y aurait plus d’assassinat de masse organisé par des entreprises privées comme publiques. En effet, il n’y aurait plus de perforation de crâne de la part des ouvriers dans les abattoirs. Ainsi, il n’y aurait plus de douleurs au moment de l’impact du pistolet perforant. L’animal ne serait plus égorgé par le saigneur. Les saigneurs ne sectionneront plus la veine cave supérieures et la carotide. À partir de ce moment-là, on se demande quel est la différence entre le saigneur et la faucheuse. De ce fait, l’animal ne serait plus accroché sur les rails de l’abattoir encore vivant et parfois reprenant conscience. Le sang encore chaud ne ruissellerait plus le long du sol pendant que l’animal se vide de son sang. Puis au moment où l’animal est totalement vidé de son sang, il ne serait plus dépassé alors que la chaleur du corps se fait encore ressentir. Ensuite, l’animal ne serait plus découpé et prêt à emballer dans des barquettes ou envoyer dans d’autres usines pour qu’ils soient transformés dans d’autres produits comme les produits d’hygiène. Ce taylorisme de la mort n’aurait plus lieu d’être. Une nouvelle société émergerait fondée sur un nouveau contrat social.

Enfin, j’ai fait un dernier rêve cette nuit : je ne verrais plus d’animaux sauvages dans les cirques. En effet, loin de leur habitat naturel, ils sont soumis aux directives des circassiens. Ils ne seraient pas torturés pour faire des spectacles qui n’ont plus rien de naturel. Les animaux seraient placés dans des refuges ou des sanctuaires adaptés aux différents animaux sauvages ou des missions de réintroduction par étape dans les milieux sauvages.