Un regard croisé sur la cause animale

Théorie de la Justice (V)

lundi 14 décembre 2020 par Pierre Le Bec


La question de l’égalité dans le contrat social intervient au moment précis où l’on dispute la liberté comme un dualisme entre ces deux valeurs. Le contrat social est dès lors tiraillé entre ces deux courants. Pourtant, les animaux aspirent à ces deux valeurs. Dans un système universel, les intérêts des uns et des autres sont pris en compte afin de garantir l’intérêt général. Les principes libéraux garantissent des droits incompressibles. Parmi eux, se trouve celui du droit à la vie.

Le dualisme entre la liberté et l’égalité au niveau des droits fondamentaux génèrent tout de suite une contradiction entre les deux. Lorsque l’un met en avant les libertés individuelles et économiques en avant, il s’agit du libéralisme alors que pour ceux qui défendent une logique de l’égalité comme cheval de bataille dans tous les domaines de notre vie alors il s’agit de l’égalitarisme. Dans les deux cas, la question du “isme” renvoie nécessairement à un angle qui se caractérise par “l’extrémisme”. Ainsi, il semble plus que nécessaire de mettre en avant la Liberté comme l’Égalité sur un même piédestal. De ce fait, il s’agit de trouver une certaine osmose entre ces deux valeurs afin de construire le monde de demain.

Ensuite, l’égalité s’insère dans le contrat social dans un moment clef où la question des libertés individuelles est remis en cause par les conservateurs et certains libéraux économiques. En effet, la question de l’égalité apparaît d’une certaine manière comme un garde-fou dans la notion même du contrat social. Toutefois, comme nous l’avons vu la Justice essaye de faire respecter en France : le pacte républicain. La question de la République devient un élément majeur dans la construction d’un nouveau way of life. Dans le Républicanisme ambiant, se trouve une porte de sortie à chaque nouvelle crise. Les valeurs de l’animalisme permettent d’élever la République à sa juste valeur et de la faire entrer une nouvelle fois dans un siècle de lumière et de progrès. En effet, le siècle dans lequel nous nous situons est inévitablement celui des animaux.

Ensuite, l’égalité s’insère dans le contrat social dans un moment clef où la question des libertés individuelles est remis en cause par les conservateurs et certains libéraux économiques. En effet, la question de l’égalité apparaît d’une certaine manière comme un garde-fou dans la notion même du contrat social. Toutefois, comme nous l’avons vu la Justice essaye de faire respecter en France : le pacte républicain. La question de la République devient un élément majeur dans la construction d’un nouveau way of life. Dans le Républicanisme ambiant, se trouve une porte de sortie à chaque nouvelle crise. Les valeurs de l’animalisme permettent d’élever la République à sa juste valeur et de la faire entrer une nouvelle fois dans un siècle de lumière et de progrès. En effet, le siècle dans lequel nous nous situons est inévitablement celui des animaux.

Enfin, le lien entre la Liberté et l’égalité dans le contrat social se traduit par une symétrie des deux valeurs. Dans les démocraties libérales, le corpus constitutionnel prend en compte ces deux philosophies. Dès lors, il convient de placer une autre philosophie permettant de faire la jonction entre d’une part la Liberté et d’autre part l’Égalité. Dès lors, la question de l’équité devient un élément fondamental pour réguler notre mode de vie. Le pont qui sépare les deux philosophies semble être construit pour ne faire plus qu’une philosophie.

Ce mode de vie incombe à un changement de paradigme profondément radical pour qu’il soit soutenable dans le temps. En effet, la question culturelle se situe dans un univers en crise. La nouvelle culture populaire permet de traduire les aspirations d’une société en pleine mutation. De l’ancienne culture naît un nouveau contrat social profondément enraciné dans la fin de la discrimination Homme/Animal. Une autre époque démarre sur les ruines de ce qu’il peut rester. Le way of life tel qu’il est présenté apparaît comme révolutionnaire dans le sens où il s’agit d’une rupture avec l’ancienne époque. En effet, en faisant table rase d’une société tournée autour de l’exploitation, nous allons vers une société orientée autour des droits et des Libertés fondamentales. Cela permet de libérer en termes philosophiques l’ensemble des êtres sentients. La question du sage construit un nouvel univers permettant de cosigner le nouveau contrat social en lien avec le présent, mais aussi avec le futur. Dès lors, l’ère qui s’achève s’inscrit typiquement dans le chaos et le sang. La vision apocalyptique qui se dessine dans le way of life laisse apercevoir une crise totale, dont nous pouvons voir les effets jusque dans les mœurs. 

L’exclusion de la parole des animaux porte une logique insidieuse dans notre way of life. Elle participe à la volonté d’un contrat où le vice reste omniprésent. Les animaux sont des êtres sentients et non des aliments. En partant de ce principe, le contrat social originel n’est plus valable en raison des vices qu’il s’y cache. Le mode de vie végan permet justement de tordre le cauchemar carniste actuel. Ainsi, la Justice est rendue au niveau des animaux pour les différents crimes faits par l’être humain à travers la réforme du contrat social tel qu’il est présenté.

 Une problématique se pose notamment dans le fait de rendre Justice pour tous les individus inscrits dans le contrat social. En effet, le vegan way of life permet souffler les braises ardentes d’un incendie faisant rage chez les carnistes. Le “Monde Libre” permet justement de mettre en avant la “Liberté de choisir”. Or, dans le cadre de l’industrialisation du spécisme, les animaux n’ont pas vraiment le choix si ce n’est de terminer dans un abattoir. La “Liberté de choisir” en ce qu’il concerne l’optique des carnistes pour justifier leurs choix se résume à outrepasser les droits fondamentaux notamment du “droit à la vie”. Dès lors, on trouve une certaine injustice dans cette approche puisque la Liberté des uns sacrifie la Liberté des autres. Or, dans la philosophie libérale, la Liberté s’arrête là où elle commence à empiéter sur celles des autres. Le vegan way of life tend par son approche tend à redonner la Justice avec ses lettres d’or.

 Le contrat social s’ancre dans un certain universalisme en Occident, mais il est manifestement humanocentré. Ainsi, le vegan way of life prend une nouvelle dynamique en refusant l’achat ou la consommation de produits d’origine animal un nouvel élan. Les marqueurs de l’ancienne société deviennent entièrement caducs au regard de l’évolution de la Société. L’universalisme que nous défendons permet de prendre en considération l’intérêt et les besoins des individus non-humains. De ce fait, le contrat social moderne reprendrait une nouvelle jeunesse en se fondant sur la Zoopolis. 

Enfin, le vegan way of life s’imbrique en tout point dans la Théorie de la Justice pour les Animaux. Cette dernière permet une refonte du contrat social actuel. L’éthique en matière du droit des animaux génère de nouvelles normes sociétales. L’opération permet de diffuser un nouveau chemin afin de rentrer dans l’hypermodernité. Le passage d’un paradigme à un autre se traduit par une révolution de fond. En effet, la translation d’un modèle de société où règne la mort et l’injustice vers un modèle où règne le matérialisme, la cohérence et l’animalisme. De ce fait, le focus qu’il s’y dégage laisse entr’apercevoir.