Un regard croisé sur la cause animale

Les animaux non-humains sont individus

E1
vendredi 16 octobre 2020 par Pierre Le Bec

Étymologiquement, le terme individu provient du latin individuus composé du préfixe renvoyant à la négation in et du verbe dividere signifiant diviser. Ainsi, un individu souligne qui « ne peut-être diviser » ou encore « ce qui est indivisible ».

On pourra donner la définition de « tout être concret, donné dans l’expérience, possédant une unité de caractères et formant un tout reconnaissable ».

Reprenons notre définition, les animaux non-humains se caractérisent par des êtres matérialisés sous la forme d’un chat, d’une vache, d’une souris, etc. Leur « expérience » et leur appréhension de la nature selon une « épreuve » tout à fait propre à leur existence sur la même planète que la nôtre de telle sorte que les référentiels sont les mêmes. Dans le même temps, chaque animal non-humain possède des « caractères » qui lui sont propres. Ces éléments sont tout à fait reconnaissables dans « la sentience ». Dès lors, on peut en déduire que les animaux non-humains sont des individus au même titre que leurs frères et sœurs : les êtres humains.

L’individu est dès lors l’entité qui ne peut-être divisé comme nous l’avons souligné. Dans un monde hyper-individualisé où la notion de l’individu semble prioritaire, le rôle de l’être humain convient à s’assurer de la « libération animale ». Libérer les animaux non-humains s’inscrit typiquement dans l’attachement propre des principes fondamentaux liés aux individus. Les individus non-humains possèdent des droits fondamentaux (à savoir les droits naturels imprescriptibles et les libertés individuelles). L’oppression d’un individu sur un autre individu s’inscrit sur un certain crime non pas contre l’animalité — même si les horreurs contribuent et continuent à chaque seconde —, mais contre l’individu même. Dès lors, l’individu post-moderne et hyper-moderne doit prendre conscience que sans la prise en compte des intérêts de l’individu non-humain, l’individu que le « néo- » et « l’ultra-libéralisme » projette n’appartient qu’à la poussière.

Dans toutes les populations, les êtres vivants avec des cellules nerveuses sont considérés comme des « êtres sentients ». Dans une logique anthropocentriste ou humanocentriste, l’individu est distinguer en deux communautés : les êtres humains et les animaux non-humains. Ce distinguo ne se fonde pas vraiment sur les « sciences sociales », mais surtout sur une vision artificielle. Les partisans de cette séparation entre individus sentientistes s’inscrivent dans un refus de reconnaître la démarche scientifique qui est apportée depuis des années. La question de l’inéquitarisme (qu’il faut comprendre par opposition à l’équitarisme) ou inégalité de traitement qui est réservé aux individus non-humains tend manifestement à broyer toutes les notions qui font l’individu s’inscrivant dans une logique d’oppression et presque totalitaire.

La théorie du totalitarisme anthropocentré s’inscrit dans le fait que des individus sont dépossédés de leurs droits naturels et libertés naturelles sous prétextes qu’ils n’appartiennent pas à la bonne espèce. Ainsi, nous ne pouvons point nous glorifier d’appartenir à l’être humain sans que nous ne pouvons remettre en cause l’extension de la notion de l’individu aux animaux non-humains. L’Histoire s’écrit au présent pour avoir des répercussions sur le futur.


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