La Grande Bretagne face au relèvement des taux obligataires

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L’économie britannique semble progressivement être à bout de souffle. Entre une dette massive et une inflation totalement débridée, le Royaume-Uni risque de faire à un autre problème : le relèvement des taux obligataire sur les titres de la dette britannique.




La pensée protestante a largement influencé l’économie, notamment les différentes cures d’austérité lancée suite à la crise économique de 2007-2008. Les déficits semblent suivre une courbe en «U». Le taux des titres de dette est passé de 0.6% vers la moitié de l’année 2016 à près de 1,5% en avril 2018. Ce niveau est similaire à la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016. L’inquiétude du marché financier sur la solvabilité de la dette s’est traduite par une multiplication de près de 2,5.

Le cas classique poussant à d’avantage au libre-échange semble être tombé sur un problème plus important. Le relèvement des taux suite au paiement de la facture du Brexit pousse désormais la dette britannique dans un «effet boule de neige». Les investisseurs quittent le pays et je crois que cela déstabilisera profondément l’économie britannique à bout de souffle et ralenti progressivement.



En effet, la hausse impactera durablement le service de la dette tout comme la charge de la dette. Il n’est pas impossible que lors des prochaines élections législatives de 2022 que le taux sur les marchés financiers soit situé entre 3 et 4%. Or, ne soyons pas naïf, le Brexit risque de créer sur le long terme une crise de la dette souveraine avec comme conséquence d’un défaut de paiement. Les cures d’austérité sont devenues inefficaces puisque dans le temps, elles risquent d’aboutir à banqueroute. Face à ces risques tout comme celle de voir balayer la majorité conservatrice en 2022. Il semble que les jours sombres pèsent sur les Îles Britanniques.

De plus, le cas de l’indépendance de l’Écosse et la réunification de l’Irlande risque de chambouler le paysage politique de l’Europe.

Enfin, la croissance commence à baisser progressivement. Pour l’Office of Budget Responsibility (OBR), le ralentissement de la croissance sera durable avec une baisse ou stagnation des salaires en raison d’une inflation très importante. Le chômage reste stabilisé à un niveau de «plein-emploi», mais chaque vacillement de la bourse risque de déstabiliser l’univers économique.